Classe et idéologie dans l’Etat d’Irlande du Nord

Contribution d’Eddie Molloy au séminaire du groupe Peadar O Donnell Socialist Republican Forum de juin 2013

Il est possible de concevoir l’histoire de l’Etat nord-irlandais comme celle de l’incorporation des classes ouvrières dans un projet fondamentalement bourgeois. Ceci se vérifie dans les deux classes ouvrières, catholiques et protestantes. L’Etat nord-irlandais a connu un grand nombre d’organisations qui se sont consacrées à cette tâche : les Loges Orangistes Loyales (LOLs), la Ulster Unionist Labour Association (UULA) et l’Ancient Order of Hibernians (AOH), ainsi que les églises catholiques et protestantes. Pour comprendre l’Etat nord-irlandais, il faut prendre en considération ces organisations qui ont jeté de profondes racines la société civile. Ce faisant, on peut aussi comprendre l’instabilité foncière du projet unioniste. Ces organisations fonctionnaient sous le régime d’un Etat défini comme un Etat protestant pour un peuple protestant. L’exclusion de la population catholique rendait nécessaire l’inclusion de toutes les sections de la population protestante dans l’appareil d’Etat pour que soit établie et maintenue sa légitimité.

Mais ce qui normalement légitime les démocraties libérales, à savoir que l’Etat semble s’élever au-dessus des différences de partis et se présente comme l’arbitre impartial des intérêts en compétition, n’était pas une option qui pouvait s’offrir au mouvement unioniste, et ce pour deux raisons. D’une part, il y avait la déloyauté réelle ou supposée de la population catholique. D’autre part, l’Irlande du Nord elle-même avait été engendrée à partir de formations hautement militarisées qui allaient fournir la colonne vertébrale coercitive de l’Etat des Six Comtés et maintenir très fermement sous contrôle la population catholique. En retour, cette structure nourrissait un sens très aigü de l’identification communautaire, qui pouvait être utilisé par les dirigeants unionistes pour coopter ou au besoin détruire tout mouvement ouvrier, et par la hiérarchie catholique et ses alliés dans la classe moyenne catholique, historiquement faible, pour se hisser au rang de porte-paroles de la population nationaliste toute entière. Ceci peut se lire par exemple, au fronton du quotidien le plus vendu dans la classe ouvrière catholique du Nord [il s’agit du journal Irish News basé à Belfast, NdT], qui arbore le slogan : Pro Fide et patria (‘pour la foi et la patrie’).

Je vais maintenant donner un bref résumé du processus de formation de cet Etat et de sa base de classe. Puis je dirai comment l’unionisme, en tant qu’idéologie d’Etat, s’est exprimé et a maintenu sa domination, avant d’aborder la question de la nature du mouvement pour les droits civils. Je parlerai brièvement du conflit de 1969 à 1998, en me centrant sur ce qui est peut-être la question la plus importante, à savoir la question de la base de classe de l’Etat du Nord.

Fondation de l’Etat

Le bloc unioniste a été formé en 1911-13, après les expériences des luttes ouvrières traversant les frontières ethno-confessionnelles du début du 20è siècle, et au moment de la crise de la troisième loi de Home Rule [autonomie de l’Irlande]. Ce bloc fut consolidé par la fondation de la Ulster Volunteer Force (UVF). Ceci aboutit à la défaite de l’orangisme « indépendant », qui se caractérisait par les sentiments anti-propriétaires terriens, anti-oligarchiques et démocratiques qui existaient dans la classe ouvrière de la population protestante. Des résidus de ces positions se trouvent encore dans le mouvement ouvrier et syndical du Nord. On peut mesurer cela en constatant que si 450.000 personnes avaient signé le Ulster Covenant [Serment d’Ulster] en 1912, il y eut néanmoins 12.000 protestants qui signèrent un serment alternatif l’année d’après, à Ballymoney. Toutefois, cette fraction indépendante et populaire allait être réprimée dans l’atmosphère de plus en plus chauvine qui régnait pendant la Première Guerre mondiale.

Pour voir comment les élites locales, catholiques et protestantes, s’y prirent pour maintenir leur contrôle sur leurs corelegionnaires, nous prendrons ces deux exemples : Eamon de Valera fut battu à l’élection de 1918 dans la circonscription de Belfast-ouest par Joe Devlin, précisément parce que la classe moyenne catholique, l’AOH et la hiérarchie catholique avaient jeté tout leur poids derrière Devlin, afin de stopper net la contagion révolutionnaire post-1916 qui atteignait le Nord.

D’un autre côté, en 1918, la formation de l’UULA, dont le but avoué était de combattre les deux « maux » jumeaux du socialisme et du républicanisme, était une réaction à la menace portée sur l’ordre social par les forts taux de chômage qui suivirent la Première Guerre mondiale. C’est ainsi que les classes moyennes protestantes propagèrent des rumeurs et des accusations d’infiltration catholiques dans les chantiers navals pendant la guerre, alors que les honnêtes Ulstériens faisaient leur devoir patriotique.

En 1920, l’UULA fut utilisée pour faire la police dans les quartiers protestants et pour protéger les pillards qui attaquaient des boutiques catholiques. L’importance de l’UULA, en tant que soutien idéologique et coercitif de la bourgeoisie unioniste, fut confirmée par la reconnaissance officielle que lui donna Lloyd George, le premier ministre britannique de l’époque, et l’UULA se perpétua dans l’Etat nord-irlandais naissant en devenant la Ulster Special Constabulary, ou B-Specials [corps de police supplétif de l’Etat des 6 comtés]. On pouvait s’attendre à ce qui allait suivre : en 1920, il y eut 8.000 expulsions en l’espace d’une seule semaine. Puis fut édictée en 1922 la fameuse loi Special Powers Act [« loi sur les pouvoirs spéciaux », scélérate et draconnienne].

De ce qui précède, nous pouvons prendre la mesure de la nature militariste de l’Etat d’Irlande du Nord depuis son commencement. Mais ce militarisme était étroitement lié à l’incorporation de la classe ouvrière protestante dans l’appareil d’Etat tel qu’il émergeait, par le truchement de l’UULA et d’autres organisations, qui soutenaient les intérêts économiques et politiques de la bourgeoisie. De même en 1920, on peut affirmer que la classe moyenne catholique contrôlait la classe ouvrière catholique. Après la fondation de cet Etat, cette donnée fut consolidée par le fait que l’Eglise catholique romaine était le seul groupe non-protestant qui était à même de soutirer quelques concessions de Stormont, comme le contrôle de l’éducation par exemple.

Toutefois, il ne faut pas oublier que ces formes de contrôle hégémoniques ont été contestées. En 1919, 40.000 ouvriers de la construction et des chantiers navals se mirent en grève et purent battre des candidats de l’UULA aux élections locales. Il y eu une séquence d’unité catholique et protestante lors des émeutes de chômeurs en 1932 (‘Outdoor Relief Riots‘), qui fut à nouveau réprimée par des attaques ethno-confessionnelles. En 1935, ceux qui allaient au congrès eucharistique dans le Free State (les 26 comtés) furent attaqués, et d’autres pogroms s’ensuivirent.

Les droits civils

Au milieu du 20è siècle, l’Etat orangiste se caractérisait par une discrimination systématique dans l’attribution des logements, par le charcutage des circonscriptions électorales, l’inégalité économique et les pratiques sectaires à l’embauche. Ceci était encouragé par l’Etat et son aile politico-militaire, la Royal Ulster Constabulary et les B-Specials.

Au milieu des années 1960, il y eu un essor démographique catholique, dans la classe moyenne et chez les pauvres. Ceci ne put qu’engendrer une situation explosive dans laquelle cette classe moyenne ne pouvait pas avoir accès à ces ressources et à ces droits tant attendus. En ce qui concerne ceux qui étaient au plus bas de l’échelle sociale, ils étaient amers et affranchis de toute illusion envers cet Etat. La crise eut lieu parce que la nature irréformable de l’Irlande du Nord signifiait que les revendications libérales les plus élémentaires, comme « une personne, une voix » ou l’égalité dans l’accès à l’emploi, prirent un tour révolutionnaire. Accéder à ces demandes aurait sapé « l’orangisme » de l’Etat du Nord et était donc inadmissible.

Dans ce contexte, pour satisfaire les plus réformistes des revendications, il fallait employer des méthodes révolutionnaires. La contradiction dans cette affaire est que ceux qui allaient gagner un bénéfice immédiat de l’octroi de ces réformes allaient être la classe moyenne catholique, qui une fois satisfaite, allait chercher à regagner son pouvoir sur la classe ouvrière. C’est ainsi que l’on peut comprendre le rôle de l’Eglise catholique et d’organisations comme le Social Democratic and Labour Party (SDLP) et leurs appels constants à la modération.

Parallèlement à cette révolutionnarisation des revendications réformistes, l’unionisme lui-même entra en crise. Depuis les années 1940, le Northern Ireland Labour Party (NILP) croissait et contestait l’hégémonie des organismes unionistes anciens, qui n’exigeaient qu’obéissance et déférence. Cette fracture sur la gauche de l’unionisme fut suivie et remplacée par une fracture sur sa droite. Les dénonciations apocalyptiques des partisans de Paisley, contre les concessions faites aux « papistes », en vinrent à dominer les secteurs populaires protestants. Ceci reflétait une méfiance croissante envers les dirigeants unionistes bourgeois traditionnels, une peur que l’acquisition d’avantages pour les catholiques ne mette en péril les conditions de travail des protestants, et une tentative de reprise de contrôle, par l’unionisme, de sa classe ouvrière au moyen d’un discours plus véhément.

L’unionisme était malgré tout en position de faiblesse. La réforme dans l’attribution des logements eut lieu en 1971, mais les fissures et les fractures dans l’unionisme impliquaient qu’il ne pouvait plus rester seul au gouvernail de l’Etat des Six Comtés, comme il l’avait fait pendant les cinquante années précédentes : l’Etat britannique allait entrer en scène.

Le conflit 1969-98

Dans une large mesure, c’est l’Etat britannique lui-même qui prit en mains l’appareil d’Etat et la coercition contre une classe ouvrière qui avait gagné confiance en soi et agressivité. D’une part, la classe moyenne catholique n’avais pas réussi à soumettre efficacement la classe ouvrière à ses objectifs et à ses méthodes, alors qu’émergeaient de plus en plus des revendications autonomes de la classe ouvrière, et d’autre part l’unionisme se fracturait de plus en plus, des tensions se créaient en lui-même et dans son rapport aux intérêts britanniques.

L’émergence d’un mouvement républicain de masses marqua le moment où une politique ouvrière put se libérer de sa subordination à d’autres classes. Le développement de nouvelles valeurs, objectifs et méthodes dans les quartiers populaires alimenta une crise prolongée de l’Etat, pendant des décennies. Ceci posait un problème fondamental : comment faire pour ramener la classe ouvrière dans l’orbite de l’Etat et restaurer la domination de classe?

La réponse à cette question prit tout d’abord un tour coercitif et idéologique. Mais un moyen essentiel fut aussi d’utiliser les subventions et les projets de développement communautaire, afin de créer et de maintenir des liens entre l’Etat et les quartiers populaires. Cette façon de procéder fut tentée et fut dans une certaine mesure couronnée de succès. Elle aboutit à l’interpénétration de l’Etat et de la société civile, au moyen des groupes de quartier et autres structures.

Le résultat du conflit, pour toutes les parties, fut la reconstruction de l’Etat d’Irlande du Nord, mais cette fois-ci avec la participation des catholiques. De la sorte, l’Etat put asseoir à nouveau son pouvoir et reproduire la domination de classe qui avait été menacée par la lutte autonome de la classe ouvrière. Ceci aboutit directement à l’accord du vendredi saint (Good Friday Agreement – GFA) et à ses suites.

Changement dans la base de classe de l’Etat

Un des aspects importants à remarquer au sujet du GFA, c’est qu’il prétend apporter la base d’un Etat neutre et ainsi satisfaire les revendications élémentaires du mouvement des droits civils. Il le fait en tentant d’incorporer dans sa sphère la plus grande proportion possible de la classe ouvrière pour établir autour de lui un large cordon de sécurité et s’assurer le libre fonctionnement de l’exploitation. Ces dernières années, nous avons assisté à un glissement qui écarte du pouvoir les deux partis bourgeois traditionnels, le SDLP et l’Ulster Unionist Party (UUP), au bénéfice de deux autres partis dont la base de soutien et les racines viennent de la classe ouvrière : Sinn Féin [provisoire] et le Democratic Unionist Party [DUP].

Ce changement reflète la nécessité d’exercer un contrôle plus strict sur les classes ouvrières, pour permettre au capitalisme de fonctionner « normalement ». Une fois ces deux partis incorporés dans l’Etat par leur participation au gouvernement de Stormont, ils ont cherché à démobiliser les communautés dont ils sont issus. Il s’agit de ré-instituer la subordination de classe, et de permettre à l’Etat d’entrer à nouveau dans ces communautés, où il ne pénétrait pas auparavant.

Le moyen idéologique par lequel l’Etat est largement parvenu à reprendre le dessus, c’est le discours libéral du multi-culturalisme. Il ne s’agit plus de classes sociales, mais de « communautés » religieuses, censées être homogènes et avoir des intérêts opposés à ceux d’à-côté. Les structures de fonctionnement de l’assemblée de Stormont, qui étaient censées abolir l’ethno-confessionnalisme, n’ont fait que le stabiliser. Lorsqu’une communauté obtient quelque chose, il doit en être de même pour l’autre, et ainsi de suite, sans jamais prendre en compte les conditions réelles et l’oppression matérielle dont ces revendications sont issues.

C’est ainsi que l’ethno-confessionnalisme se consolide encore plus, chose qui facilite la domination de classe. Par conséquent, même si l’Irlande du Nord d’aujourd’hui n’est plus la même que celle de 1922, ou même de 1969, l’ethno-confessionnalisme [‘sectarianism‘] est profondément ancré dans son ADN, et continue de jouer son rôle de ciment de l’oppression des classes ouvrières.

Source : ici

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Un commentaire pour Classe et idéologie dans l’Etat d’Irlande du Nord

  1. Monier Alain dit :

    Bonjour,
    Nous disons souvent La Liberte, la Justice cela profite en realite a ceux qui ont les mains lies au Pouvoir. C’est vrai l’histoire le prouve haut les mains.
    Ils disent l’egalite c’est contraire a la realite, nous en avons des exemples historiques. C’est exact, les exemples sont probants.
    Pour autant ces 2 ou 3 preceptes sont essentiels a la vie en societe.
    Ce qui se se fait en realite reside dans une troisieme position celle de jouer le jeu en prenant le meilleur et en faisant table rase des autres possibles..
    Oui ces pretextes sont essentiels et a cet effet les Republiques ont de telles fondements, meme si l’on peut se rendre compte que les des sont pipes. Pour autant on arrive a un tournant qui necessite des choix ou se cacher la realite devient obsolete Alors.
    Il y aurait donc deux Republiques, la Bourgeoise et la Populaire. Liberation Irlande nous le demontre avec justesse.
    Il faut donc raisonner sur ce que l’etre humain represente face a sa position face au monde, et sur l’estimation de lui meme aujourd’hui ou il ne peut s’appuyer sur une religion. Etre lui meme pour se transporter dans l’existence.
    A moins d’etre guide par Les « revelations » religieuses, on peut estimer qu’il y a deux autres « clans » les « spiritualistes » pour simplifier et les materialistes. Les deux s’echinent a se demontrer que celui d’en face a tord. Le resultat n’est pas tranche.
    Alors il faut qu’ils se demandent par quoi commencer pour amorcer une verite credible qui ferait un semblant d’unite.

    Des le ventre de sa mere l’infans est dependant biologiquement et meme symboliquement par la structure sociale dont sa mere depend et cela de plus en plus dans le temps, le langage venant meme accentuer cet attachement inconcient et conscient de la mere. Le corps y est totalement partie prenante (voix, carresse, succotements). En verite il est deja attache a une conjoncture dont il devra ineluctablement tenir compte. A cet effet il y a les accidents du aux principes ci-dessus, et surtout a la reaction de l’infans face a telle ou telle situation traumatisante, ce qui advient ineluctablement. sans entrer dans les details le petit etre
    est pris dans la necessite et reagit en fonction de sa « realite ». Le moi se profile (je ne fais pas intervenir l’inconscient tout en sachant qu’il est toujours la) et le sujet de l’inconscient advient etant a ce titre le representant legal de notre existence. Le Moi vit sur 2 registres le moi ideal (narcissisme) l’ideal du Moi (parental et doublement social) celui ce qui nous valorisera a nos propres yeux., mais il peut devenir aussi trop exclusif, en nous emportant. On sait de qui, de quoi on depend, comment cela se « machine ». Rejeter ces determinations c’est retomber dans lla foi. Toutes nos actions dependront de ces schemas primaires. Ensuite c’est l’arrangement qui a fait les « civilisations » ce qui est remarquable, bien que la gestion en soi difficile. Nous sommes pris dans les filets d’une soumission, notre existence sera toujours normee, tout en sachant que la souffrance et le plaisir seront nos compagnons d’infortunes. La souffrance et le plaisir determinent une vollee de choix ou d’addictions . Recompenses, sanctions en seront les maitres mots. Dependants, revoltes, tout y passera. Se valoriser le besoin supreme malgre les accidents (masochismes, nevroses, psychoses etc), mais vivre c’est pouvoir se regarder dans une glace Hegel a dit cela autrement. Pour ma part je considere que nos choix subjectifs sont tres limites et en ce sens toute civilisation est un choix mixte, il faut vivre en Societe afin de perdurer tout en sachant que notre dependance a » l’autre » est totale ( trouver un juste milieux entre haine et amour, amour dans le sens ou ce sentiment existe a travers le transfert, mais l’amour n’a pas d’exclusive, il est le fait de la rencontre avec l’autre). La haine est naturelle des l’infans, elle peut etre modelee, toutefois elle est la rencontre de frustrations infantiles avant l’apport de tout langage (bon sein, mauvais sein, bonne mere, mauvaise mere etc) On doit donc admettre que tout ce qui se greffe pour un choix civilisationnel est pure conjoncture. Il faut habiller de sens, nos choix, nos actions. Nous devons beaucoup nous occidentaux, nous devons en fait tout au Judaisme au Christianisme dans le choix de nos actions de nos determinations, du bien et du mal. Un Dieu unique, ne peut avoir que des attributs exceptionnels., Marx en a garde l’essentiel, Le Christianisme a change de paradygme, le premier servit ce n’est pas Dieu c’est le Prochain. Tout est dit. A chacun sa mesure. Le militant revolutionnaire, le bourgeois trempe le pain dans cette sauce chacun et y trouve son gout particulier et interresse. En fait le but n’est pas de croire ou de ne pas croire a ceci a cela, mais cela sert a trouver ou se loge sa dignite. Egoisme, sacrifice, sont des rejettons d’une meme instance. Dans le doute abstient toi ? NON, la vie c’est la marche en avant jusqu’a plus soif de desir, et l’addition de tout ces desirs fait un monde souvent excecrable, mais aussi bienveillant a chacun, cela fait les differences mais pas toujours ragoutantes? Il y a donc un choix a faire, on s’assigne au sien, c’est ineluctable. Donc depuis l’origine c’est ainsi. C’est dans le choix (toujours contingent) qu’existe l’humain, le citoyen, l’homme libere de ses chaines pour d’autres. En fait c’est la decision qui renferme en elle la verite, cette verite qui en fait n’existe que dans ce que Lacan nomme le Reel, l’impossible a atteindre, meme si l’homme a travers le desir veut toujours aller au dela de lui meme, le plein du vide. Le desir en fin de compte ne s’appuie sur aucun registre si ce n’est celui de vouloir sans cesse se mordre la queue. Un petit mot sur la science, elle joue effectivement son role en pouvant pretendre a creer de nouveaux desirs materiels ou subjectifs(consumerisme, ou prolongation de la vie etc.) Marx y fait beaucoup reference et il trouve l’exploitation par le travail et la loi de la plu-value . Meme si l’on peut dire que la necessite du travail peut ne plus garder l’angle d’attaque incontournable qu’il avait, nul ne peut nier le fait scientifique.etabli par Marx .D’autres disent les Peuples n’ont jamais accepte l’assujetissement total, ils n’ont pas attendu Marx et en cela par leurs luttes, ils ont empeche la pauperisation envisage par la theorie Marxiste. Je ne m’arreterai pas a ces constats. Je dirai seulement que la science avec ses avancees vertigineuses est du a Descartes est a la creation du sujet, de la subjectivite . Ce sujet maitre de lui meme, grace a l’accord de Dieu (pour Descartes) a permis ce recentrement raisonnant reflextif permettant d’utiliser la raison a de « bonne fin ». Ce sujet existe, mais il n’est pas le sujet de l’inconscient, il ne controler que le proccesus raisonnant (meme si beaucoup de decouvertes, sont dus a l’imaginaire). Le sujet de l’inconscient lui on ne le maitrise pas, il a ses raisons que la raison n’a pas, il l’outrepasse par le Reel. Einstein et d’autres n’auraient peu etre pas mis en route le processus atomique. Mais E. et les autres sont humains dont pas toujours fiable (voir sa vie intime, et l’etat mental de grands physiciens, mathematiciens, philosophes, Psy. La science n’est pas le Reel. Cordialement Alain Monier

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