Des chiffres sur la paupérisation dans les Six Comtés

En Irlande du Nord, le nombre de familles qui ne peuvent plus se payer deux repas par jour s’élève à 14.000. C’est ce que révèle une étude récente, qui expose l’étendue de la pauvreté et de la misère sociale que rencontrent ces milliers de foyers pour qui la viande, le poisson, les fruits frais et les légumes sont trop chers pour entrer dans l’alimentation quotidienne.

Des milliers d’entre eux affirment qu’ils se privent de leurs parts pour les laisser à d’autres personnes de leur famille. « Ces résultats montrent un tableau très sombre du quotidien tel qu’il est vécu par le tiers le plus pauvre de la société nord-irlandaise » affirme Mike Tomlinson, professeur de sociologie à l’université Queen’s de Belfast. Les pertes d’emploi, le gel des salaires, la hausse des prix alimentaires ont été identifiés comme responsables de ces difficultés : 115.000 adultes et enfants, soit 6,4% de la population, sont concernés par la malnutrition telle qu’on la définit aujourd’hui. De même, la proportion de ceux qui n’ont pas de quoi chauffer leurs maisons atteint 13% aujourd’hui, contre 3% il y a dix ans. Environ 10% de la population habite dans des maisons qui connaissent des fuites et avaries diverses, qu’ils n’ont pas les moyens de réparer.

Les familles interrogées ont fait part de la lutte constante pour payer les factures et 43% d’entre elles ne pourraient pas payer la nouvelle taxe d’habitation de 500£. Parmi les interrogés, 6% ont avoué qu’ils ne pouvaient offrir un ordinateur et un accès internet à leurs enfants, nécessaires pour le travail scolaire, et un tiers des interrogés ne peut pas économiser régulièrement 20£ par mois. Le professeur Tomlinson affirme que ce déclin du train de vie est un défin d’importance pour l’exécutif de Stormont et avertit les autorités que les nouvelles coupes budgétaires prévues dans les services sociaux sont susceptibles d’aggraver la misère de ceux qui sont déjà en train de lutter pour le pain. « La situation, qui est déjà grave, va empirer avec la chute du niveau des allocations. Le niveau du salaire réel continue sa chute qui dure depuis trois ans et le train de vie en est d’autant affecté » précise-t-il.

Ces résultats ont été obtenus par les chercheurs de l’université de Queen’s, qui ont mené deux enquêtes pendant l’année 2012, visant à actualiser les définitions des biens nécessaires à la vie et du seuil de pauvreté. Ces études, qui concernent l’intégralité du Royaume-Uni, ont été commandées par le Poverty and Social Exclusion (PSE) et financées par le Economic and Social Research Council (ESRC).

Source : ici

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