Võ Nguyên Giáp – Le marxisme-léninisme et l’armement des masses (1970)

Une des leçons d’expérience la plus fondamentale et la plus brillante de notre Parti dans la poursuite de la guerre du peuple et dans le développement maximum de la puissance combative des masses dans la révolution et la lutte armée révolutionnaire, réside dans l’application créatrice et fructueuse dans les conditions du Viet Nam de la théorie marxiste-léniniste de l’armement du peuple et de l’édification de l’armée populaire.

Marx et Engels posaient le problème de l’armement des masses dans l’insurrection et la lutte révolutionnaire en opposition à la conception de la classe dominante d’alors, qui tenait à l’armée de métier. D’après eux, la classe ouvrière, la paysannerie et le peuple travailleur, qui se sont éveillés à la conscience révolutionnaire et se sont insurgés, devaient nécessairement recourir à la force armée s’ils voulaient conquérir le pouvoir. Mais ils estimaient que le socialisme triompherait simultanément dans plusieurs pays, qu’il lui serait très difficile de réussir dans un seul. Aussi les autres pays qui viendraient à réussir dans la révolution socialiste ne couraient-ils pas beaucoup le risque d’être encerclés par les impérialistes. Et après la prise du pouvoir par les masses insurgées armées, il suffirait, pour préserver les conquêtes de la révolution, d’organiser les forces armées telles que les formations paramilitaires, la milice ou des unités armées plus ou moins groupées dans chaque région, mais l’essentiel serait d’armer les masses. Une armée permanente nombreuse et puissante ne serait nullement nécessaire.

Dans les conditions historiques d’alors sur le plan de la théorie militaire, le problème de l’organisation des ofrces armées posé par le marxisme consistait en l’armement des masses et non encore l’organisation d’une armée. Dans les conditions historiques actuelles, il est clair que cette façon de poser le problème est insuffisante.

La victoire de la Révolution russe d’Octobre fut aussitôt suivie par l’encerclement et les attaques des troupes coalisées de quatorze pays impérialistes contre la jeune république socialiste soviétique. Une nouvelle question se pose : était-il nécessaire d’organiser une armée après l’insurrection des masses armées ? D’importants débats s’étaient déroulés sur cette question au plénum du Comité Central et au Congrès du Parti communiste bolchevick russe. D’aucuns estimaient qu’il suffisait d’armer les masses et s’opposaient à l’édification d’une armée. Lénine était d’avis qu’il fallait à la fois armer les masses et nécessairement organiser une armée permanente, disposer d’une armée régulière.

diaporama_05Il avait avancé ce principe devenu célèbre : sur la base de l’armement des masses, édifier l’Armée Rouge des ouvriers et des paysans. Au IIIè Congrès des Soviets des députés ouvriers, soldats et paysans de Russie (10-18 janvier 1918), Lénine a parlé d’une Armée rouge socialiste préconisée par tous les socialistes, fondée sur l’armement général du peuple ». Dans la Déclaration des droits du peuple travailleur et exploité, en janvier 1918, Lénine écrit : « Pour assurer la plénitude du pouvoir aux masses laborieuses et éliminer toute possibilité de restauration du pouvoir des exploiteurs, il est décrété l’armement des travailleurs, la formation d’une Armée Rouge socialiste des ouvriers et des paysans ». L’Armée Rouge des ouvriers et des paysans vit le jour.

Depuis lors, de nombreuses insurrections et guerres révolutionnaires s’étaient déroulées dans de nombreux pays. Une nouvelle question se pose : quand on dispose déjà d’une armée révoluutionnaire, d’une armée régulière, comment se pose le problème de l’armement des masses ? D’une manière générale, dans maints pays, après la victoire de la révolution, quand on dispose déjà d’une armée régulière et moderne, le problème de l’armement des masses, de l’armement général du peuple n’est pas toujours posé avec l’importance qu’il revêt.

Pourquoi le problème de l’armement des masses doit-il être posé parallèlement à l’édification de l’armée du peuple ? Quand il posait le problème de l’armement des masses, Engels avait bien vu la puissance des masses armées. A cette époque, la classe ouvrière n’avait encore pris le pouvoir nulle part, mais Engels avait déjà prévu qu’en cas de victoire tous les hommes valides de la masse des ouvriers, paysans et du peuple travailleur seraient mobilisés et armés, formant une puissance militaire formidable. Dans un commentaire sur la guerre franco-allemande, Engels a fait cette remarque : au moment de l’investissement de Metz et de Paris par les troupes allemandes, les troupes françaises cherchaient, en engageant toutes leurs forces, à défendre à tout prix les deux forteresses ; quant aux troupes allemandes fortes de quelques dizaines de divisions, elles étaient presqu’entièrement employées à maintenir l’encerclement des deux villes.

Qu’est-ce que les Allemands avaient pu faire avec une armée permanente aussi puissante ? Ils avaient occupé le sixième du territoire français. Et les cinq sixièmes qui restaient ? Engels estimait que si le peuple français était alors animé d’ardeur révolutionnaire comme le peuple espagnol en 1808 (dans sa résistance contre Napoléon), la population sur le territoire restant pourrait prendre les armes, détruire les voies de communication, attaquer les convois de ravitaillement allemands, ce qui aurait dissipé comme un spectre l’investissement de Paris. Toujours selon Engels, la situation prendrait une autre tournure, les Allemands seraient vaincus si en France chacune de ces villes, chacun de ces villages se transformait en forteresse, chaque travailleur des villes, chaque paysan devenait un combattant, car les Allemands ne disposaient plus de forces de réserve. Par la suite, la classe ouvrière et les masses laborieuses parisiennes s’insurgèrent et se battirent avec un héroïsme magnifique pendant la Commune de Paris. Mais celle-ci échoua, faute d’avoir pu entraîner le peuple travailleur dans tout le pays. Ainsi Engels se rendait déjà compte à cette époque de la puissance des masses armées. Il ne tarissait pas d’éloges pour la lutte du peuple espagnol quoique l’armement des masses fût encore très limité quant à son envergure et son niveau.

Les insurrections et guerre révolutionnaires qui suivirent, surtout après la Révolution russe d’Octobre, étaient en général menées avec l’armement des masses.

Au cours de la grande guerre patriotique de l’URSS contre les fascistes allemands, dans ses ordres du jour, Staline s’adressait toujours aux combattants de l’Armée Rouge, de la Marine, aux guérilleros et guérilleras. Les forces armées des masses jouaient un rôle très important dans la zone occupée comme dans d’importantes batailles et leur coordination de combat avec l’armée soviétique était d’une grande efficacité. Maints généraux fascistes allemands ont dû reconnaître dans leurs rapports que la guérilla largement développée dans les régions occupées par leurs troupes avaient bouleversé les principes de la science militaire allemande, leur avaient créé des difficultés et infligé de très lourdes pertes. Nous voyons par là la grande puissance de l’armement des masses et de la guérilla.

En Chine, au cours de la longue guerre révolutionnaire, la guerre du peuple se déclenchait dans les vastes zones rurales et avait obtenu de grands succès. Pendant la résistance anti-japonaise, l’Armée rouge se battait côte à côte avec les détachements de guérilla organisés à l’arrière de l’ennemi. L’immense puissance de la guerre du peuple développée dans la guerre civile contre les troupes réactionnaires de Tchiang Kaï-chek avait anéanti des millions d’ennemis et libéré le continent chinois.

La ligne de notre parti et l’armement des masses

Au Viet Nam, notre Parti a, dès le début, défini cette ligne : armer les masses tout en créant l’armée révolutionnaire. Cette ligne juste et créatrice se matérialisait dès la naissance du Parti. Ses premiers actes traitaient déjà clairement de l’organisation des brigades d’autodéfense, de l’instruction militaire des masses travailleuses et de la préparation des conditions pour progresser vers la constitution des détachements de guérilla, le déclenchement de la guérilla et de l’insurrection armée, vers l’édification de l’Armée Rouge et de l’Etat des Soviets ouvriers et paysans. Ainsi notre Parti avait judicieusement appliqué le marxisme-léninisme dans les conditions de la pratique révolutionnaire de notre pays. Et l’on peut dire que, en comparaison avec n’importe quelle période de notre histoire nationale, notre Parti a réalisé avec le plus de succès la ligne d’armement des masses et l’édification de l’armée du peuple.

Pour la direction concrète et la préparation de l’insurrection armée pendant les années de la Deuxième Guerre mondiale, les résolutions de notre Parti ont montré la nécessité de développer les bases politiques parmi les masses, les unités d’autodéfense, les formations de guérilla à partir desquelles s’organiseront les forces armées groupées, l’armée révolutionnaire. En fait, notre armée populaire naquit et grandit sur la base des larges forces armées de masse, dans la poussée révolutionnaire anti-japonaise. La Révolution d’Août marque un bond en avant dans le développement de cette poussée révolutionnaire, les forces armées de masse prirent alors un essor impétueux, les troupes de libération grandirent à pas de géant, nos forces armées révolutionnaires connurent un développement prodigieux.

Dès le début de notre résistance anti-française, les appels du président Ho Chi Minh aussi bien que les directives du Comité central de notre Parti concernant la résistance et l’édification nationale ont toujours indiqué que chaque village, chaque rue doit être une forteresse, chaque habitant un combattant, chaque cellule du Parti un état-major. Ce qui a donné de grands résultats qui ont contribué à la victoire.

Notre pays est un pays agricole avec de vastes zones rurales et de nombreuses villes. Le gros des forces de la révolution est constitué par la classe ouvrière et la paysannerie ; cette dernière est la force la plus nombreuse, quant à l’autre, elle jour le rôle de dirigeant. Développer les forces révolutionnaires tout d’abord dans les masses de base parmi les paysans travailleurs et aussi parmi les ouvriers, à la campagne et dans les villes, telle est la loi du développement des forces révolutionnaires dans notre pays. Pendant les années de résistance anti-US, cette loi a trouvé sa généralisation dans la théorie dite des trois zones stratégiques : lutte dans la région montagneuse, les plaines et les villes.

giapC’est pourquoi, quand la révolution passe de la lutte politique à la lutte armée, non seulement les masses paysannes doivent être armées, mais aussi les masses révolutionnaires urbaines, en premier lieu les ouvriers. S’agissant de la réalisation de l’armement des masses, notre Parti a décidé qu’il faut non seulement organiser la milice populaire et les détachements de guérilla à la campagne, mais encore les brigades d’autodéfense dans les villes, que non seulement chaque paysan doit devenir un combattant, mais qu’il doit en être de même de chaque ouvrier, de chaque travailleur des villes. Depuis que le Nord de notre pays libéré s’est engagé dans l’édification du socialisme, les villes et les centres industriels se développent, la classe ouvrière grossit chaque jour.

Dans l’armement des masses, non seulement nous nous attachons à faire de chaque village une forteresse, mais nous devons chercher à faire de chaque usine, de chaque rue un rempart. Parmi les forces armées de masse dans le Nord socialiste, les milices populaires et de guérilla deviennent chaque jour plus nombreuses et plus puissantes, les formations d’autodéfense se développent aussi chaque jour et occupent une place de plus en plus importante. Nous nous sommes attachés à consolider et à développer la milice de guérilla qui est la force armée de base de la paysannerie collectiviste. Nous devons le faire davantage pour les forces d’autodéfense qui constituent la force armée de base de la classe ouvrière. Sous-estimer le rôle d’autodéfense est une faute qu’il faut redresser.

La guerre du peuple est une guerre révolutionnaire menée par le peuple et pour le peuple. A notre époque, une véritable guerre du peuple doit être dirigée par la classe ouvrière. Et parler de la guerre du peuple, c’est parler de l’éveil de sa conscience politique, de son organisation en vue de la lutte. Les masses populaires organisées, armées et bien dirigées deviennent une puissance invincible. La pratique de la guerre révolutionnaire dans notre pays a prouvé que la puissance de tout le peuple en armes lui confère une supériorité absolue qui permet de vaincre n’importe quel agresseur, si puissant soit-il.

La puissance de la guerre du peuple provient tout d’abord des forces immenses du peuple pourvu d’une conscience éveillée et d’une solide organisation. Les masses populaires sont la base solide et sûre de toute l’œuvre révolutionnaire. Les forces politiques du peuple constituent précisément la base de toutes les luttes révolutionnaires en général et de toutes les luttes armées en particulier. La lutte politique est la base pour développer et intensifier la lutte armée. Là réside la connexion entre les forces armées révolutionnaires et les forces révolutionnaires du peuple, entre la lutte armée et la lutte révolutionnaire du peuple.

La lutte armée est en substance la forme supérieure de la lutte révolutionnaire, la force armée une forme spéciale de la force politique des masses, une force politique comprenant des ouvriers, paysans, travailleurs conscients, étroitement organisés et combattant l’agresseur les armes à la main.

Dans le cadre des forces armées et de la lutte armée, les forces armées de masse constituent la base solide et sûre pour toutes nos forces armées. Et la guerre de guérilla de masses est la base de toute la lutte armée révolutionnaire. Nous pouvons affirmer que pour qu’il y ait une véritable guerre du peuple, pour développer pleinement son immense puissance, il faut nécessairement arriver à mobiliser tout le peuple en étendue et en profondeur ; il faut organiser les forces armées de masse tout en se dotant d’une armée révolutionnaire ; il faut savoir combiner les forces politiques avec les forces armées, les forces armées de masse avec l’armée révolutionnaire. Ce n’est qu’ainsi qu’on peut réaliser pleinement l’armement général du peuple, qu’il peut y avoir une guerre du peuple large et profonde et invincible. Telle est la vérité universelle du marxisme-léninisme, la vérité dans la guerre révolutionnaire de notre pays aussi bien que dans celle de n’importe quel pays et de n’importe quel peuple résolu à se dresser pour mener une guerre juste.

L’armement des masses dans un petit pays en lutte contre une grande puissance impérialiste

La guerre révolutionnaire au Viet Nam tout en reflétant cette vérité universelle se caractérise en particulier par le fait qu’elle est la guerre juste d’un petit pays dressé contre ses agresseurs féodaux et impérialistes, contre des ennemis infiniment plus forts que lui.

Notre pays n’est pas très étendu, ni très peuplé, notre armée est généralement inférieure à celle de l’ennemi par le nombre et l’armement. Mais il nous faut vaincre des armées plus nombreuses et mieux équipées appartenant à des pays dotés d’un potentiel économique et militaire plus important. C’est là une questiond e première importance qui se pose à notre pensée et notre science militaire, non seulement aujourd’hui mais depuis des millénaires. A chaque invasion étrangère, notre peuple et ses héros sauveurs de la patrie ont eu à résoudre ce problème.

Quelle est la clé principale du problème ? Le pays tout entier doit conjuguer ses forces pour combattre l’agresseur, on doit organiser la résistance nationale. L’armée combat l’agresseur, mais le peuple doit aussi le faire. C’est ainsi qu’autrefois les enfants du peuple entier étaient tous soldats et, en dehors des troupes nationales, il y avait les troupes des marches frontières, les forces paramilitaires, les huong binh et thô binh, c’est-à-dire les troupes communales dans la plaine comme en haute région. De nos jours, tout le peuple combat l’agresseur, il y a l’armée du peuple dont les effectifs ne sont pas aussi importants que ceux de l’ennemi, mas dont la qualité combative est très élevée et il y a les immenses forces armées de masse : il y a l’armée régulière, les troupes régionales, les milices populaires et d’autodéfense.

Dans son appel à la résistance contre les colonialistes français, le président Ho Chi Minh a dit : « Que tous les Vietnamiens, hommes et femmes, jeunes et vieux, sans distinction de religion, de parti, de nationalité, se dressent pour combattre les colonialistes français, pour sauver la patrie ! Que celui qui a un fusil se serve de son fusil, que celui qui a une épée se serve de son épée. Et si l’on n’a pas d’épée, qu’on prenne des pioches et des bâtons ! Que chacun mette toutes ses forces à combattre les colonialistes pour sauver la patrie ! »

Dans son appel à la résistance contre l’agression américaine, il a dit : « Les trente-et-un millions de nos compatriotes dans les deux zones, vieux et jeunes, femmes et hommes, sans distinction, doivent être trente-et-un millions de vaillants combattants qui anéantissent les Yankees pour sauver le pays. »

Comme nous combattons l’agresseur dan les conditions particulières décrites plus haut, notre pensée militaire a un contenu original. En Occident, la pensée militaire tôt développée avait mis l’accent sur le principe de la supériorité numérique des troupes et de l’anéantissement rapide de l’ennemi, comme par exemple à l’époque de Napoléon. En Orient, avant même l’ère chrétienne, Sun Tseu disait déjà dans un ouvrage sur la conduite des armées : « Si vous êtes dix fois plus nombreux que l’adversaire, encerclez-le ; si vous l’êtes cinq fois, attaquez-le ; si vous l’êtes deux fois, vous pouvcez encore le combattre ; si vous êtes à égalité ou moins nombreux, repliez-vous. »

Autre est la pensée militaire vietnamienne. Formulée par Tran Hung Dao et Nguyen Trai, elle veut que nous combattions le grand nombre avec le petit nombre, que nous l’emportions sur le fort avec le faible, que nous venions à bout de la férocité par l’humanité et la justice. De nos jours, continuant cette tradition et l’intégrant au nouveau contenu de la guerre du peuple à notre époque, la science militaire vietnamienne doit résoudre à son avantage le problème de vaincre le grand nombre avec le petit nombre, de battre les armées d’agression des pays impérialistes, y compris de l’impérialisme US, généralement mieux armées et équipées que nos forces.

Pour cela, nous devons mobiliser et armer tout le peuple. Nous devons au surplus posséder une armée très aguerrie, dotée d’un excellent moral, aux côtés des larges masses armées également animées d’un très bon moral. Notre armée et notre population doivent être résolues à combattre et savoir mettre en œuvre de bonnes méthodes de combat. C’est en quoi résident les qualités combatives de nos forces armées révolutionnaires.

Parlant de l’organisation de l’armée et de ses méthodes de combat, de la valeur qaulitative et quantitative de la population et de la technique, Engels avait évoqué l’armée mercenaire de la Prusse féodale et l’armée révolutionnaire de la France bourgeoise. Les soldats prussiens combattaient dans des formations en carré et en ligne sur trois rangs, car sans la rigidité d’un tel dispositif, ils se seraient tous enfuis. Le chef des troupes prussiennes, qui le savait pertinemment, avait dit : « Si mes hommes savaient pourquoi ils doivent aller au feu, ils se seraient enfuis ; ils doivent craindre la cravache du caporal plus que la balle de l’ennemi et ce n’est qu’ainsi qu’ils peuvent combattre. »

Il n’en allait pas de même des troupes révolutionnaires de la France bourgeoise : dans le cadre du soulèvement général du peuple, les soldats avaient un excellent moral, leur formation de combat en colonnes était appropriée, aussi avaient-ils vaincu les forces réactionnaires européennes. Engels avait aussi évoqué les détachements de guérilla espagnols, les troupes insurrectionnelles aux Etats-Unis pendant la guerre d’indépendance ; combattant pour leur pays, ils étaient animés d’un grand courage, adoptant le mode de combat par petits groupes, petits paquets, voire par hommes isolés, aussi avaient-ils vaincu.

Nous voyons par là toute l’importance du facteur moral et du mode de combat. Pour appliquer avec succès les principes : combattre le grand nombre avec le petit nombre, vaincre le grand avec le petit, venir à bout d’armements et d’équipements modernes avec des moyens moins modernes, nos forces armées doivent adopter des formes d’organisation appropriées, d’excellentes méthodes de combat, et s’armer de la détermination inébranlable d’anéantir l’ennemi.

Il nous importe de savoir organiser et les forces armées de masse et l’armée du peuple. Il nous faut exceller dans les grands combats aussi bien que dans la guérilla, savoir livrer des combats de toute envergure. Dans le passé, nos forces armées étaient déterminées à vaincre jusqu’au dernier agresseur, aujourd’hui elles doivent être déterminées à vaincre totalement les agresseurs américains. « Tant qu’il reste un seul agresseur sur notre sol, nous devrons poursuivre le combat pour le chasser. »

Portée stratégique des forces armées régionales, Allocution à la Conférence militaire des régions du Nord (juillet 1970), in Ecrits – éditions en langues étrangères, Hanoi 1977, pp. 174-188

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9 commentaires pour Võ Nguyên Giáp – Le marxisme-léninisme et l’armement des masses (1970)

  1. Monier Alain dit :

    Bonjour,
    Il est incontestable que l’efficacite doctrinaire de M.Giap ne peut etre mise en doute et a ce titre fut profitable a la levee en masse du vietnam, mais j’ose dire que l’evocation dans ce texte de la « Patrie » est determinante. Ladoctrine et le desir d’independance , l’efficacite et l’enracinement au sol furent meles. Les referents historiques manquant, l’evocation de le Revolution Francaise et de la revolution d’Octobre , puis de la lutte pendant la deuxieme guerre furent necessaires comme amalgame . Sans faire polemique, les fautes militaires stalinienne furent la consequence de millions de civils et soldats sovietiques. Le nombre des sacrifies fut determinants. Les envols lyriques des « heros » de la Russie renfoncerent la determination du Peuple, ceux qui n’avaient pas demerites de la « Patrie » furent un baume sur les plaies pour la liberation du sol national. C’etait une epoque heroique, pleine de sacrifices consentis pour des ideaux , mais dont la cote part attribuee a la « Nation » fut determinant. Meme pendant la guerre contre les Etats Unis, les responsables communistes Vietnamiens utiliserent un subterfuges en creant un mouvement qui se voulaient independants des partis. Unresponable militaire Vietnamien l’avoua. Cela en fait ete de bonne guerre, mais cette intrusion dans un bipartisme irreconciliable, devait permettre d’utiliser « la Patrie » sans apparemment se referancer aux forces jusqu’alors en presences. Si l’organisation communiste fut incontestable pour la Liberation du Vietnam, je pense que la liberation du sol s’accompagnant du desir de Liberte d’egalite etait incontournable.

    Les temps ont bien change, pour autant si les valeurs ont encore aujourd’hui plus de prises, entrainant des discordances dans les nations memes, l’enraciment se profile toujours a l’horizon.
    En fait c’est la derniere attache, celle qui nous relie a une histoire que certains peuvent evidemment s’approprier tout au moins par l’echange reciproque des valeurs possibles. mais je pense que sans l’attache des « nationaux » aucune greffe ne pourrait prendre, il faut un sol pour cela. et a partir de cette terre ferme on peut battir des edifices intemporels dont les valeurs sont ou seront incontournables. D’ou mon obsession d’une racine « Irlandaise »millenaire tenue et resistante
    qui peut avoir des radicelles multiples, mais qui n’empechera pas la seve de circuler fortifiant l’armature sans l’epuiser. Et imaginer une Harpiste a la beaute incomparable jouant des melodies sublimes au milieu d’une ronde ou le passe, le present et l’avenir danseront en mesure. Cordialement Alain Monier

  2. Monier Alain dit :

    Je n’ai pas pu corriger mon texte, encore des ennuis techniques.

  3. Liam dit :

    Hors sujet, mais je trouve ce texte tres bon.

    François Wahl: «Lacan a balayé les illusions du moi et du désir.»

    par Jean Blain
    Lire, mai 2001

    Interview vidéo: sur France Culture, le 13/04/2001, dans l’émission de Pierre Assouline, François Wahl nous parle du concept de l’objet du désir et de la dimension du langage et de l’imaginaire chez Lacan

    Philosophe de formation, longtemps éditeur des Sciences humaines au Seuil, François Wahl y fut l’interlocuteur de Jacques Lacan et le responsable de la publication de ses Écrits.

    Que répondez-vous à ceux qui pensent que Jacques Lacan n’a été qu’un charlatan et un phénomène de mode?
    F.W. Je le dis sans aucune hésitation, il y a deux noms dans l’histoire de la psychanalyse: Freud et Lacan. Et je ne crois pas qu’on puisse tenir un discours analytique sérieux sans prendre en compte l’apport de Lacan, pas plus qu’on ne peut continuer à faire de la philosophie comme s’il n’avait pas existé.

    Quel est cet apport? En quoi sa contribution a-t-elle été originale et décisive?
    F.W. Lacan a été un homme indigné par un certain nombre de sottises majeures. La sottise majeure concernant l’homme est qu’il se prend pour son moi, se considère comme transparent et est de ce fait soumis à toute une série d’aliénations. Une première aliénation tient à la confusion entre chacun d’entre nous et l’image qu’il a de lui-même.

    La première des interventions majeures de Lacan a été de démontrer que ce soi-disant – ou moi-disant – moi est en réalité une identification avec quelqu’un d’autre et que, en ce sens, chacun est non pas lui-même mais est pris dans un certain nombre d’images modèles sur lesquelles il s’est configuré.

    Deuxième point: comme il s’agit d’hommes, c’est-à-dire d’animaux qui parlent, l’homme n’est pas simplement pris dans des identifications, mais il est pris dans son langage, sa langue, dont il n’est pas du tout le maître, ce qui signifie qu’il est autant parlé que parlant. Le point sur lequel l’intervention de Lacan a été décisive a été de montrer que la plupart des repères que Freud avait apportés dans la psychanalyse étaient en réalité à replacer dans le fonctionnement, chez le sujet, des effets de langue, et en particulier de tout ce que l’on appelle les figures de rhétorique et qui fonctionnent à notre insu. Il y avait là un deuxième plan de désaliénation. On est aliéné à sa langue.

    Le troisième point, c’est le désir. Et là, à nouveau, Lacan a opéré un renversement d’une illusion fondamentale. L’illusion fondamentale, c’est de penser qu’il y a quelque chose que je désire, qui est l’objet de mon désir et que j’obtiendrai par la réalisation du désir, par la jouissance. Ce à quoi Lacan, fort de l’expérience analytique, répond que ce qui est poursuivi dans le désir, ce n’est pas un objet qu’on peut atteindre, mais au contraire un objet qu’on ne peut pas atteindre: l’objet du désir est toujours perdu.

    Quel but, dans ces conditions, la psychanalyse telle que la concevait Lacan se propose-t-elle?
    F.W. Sous cette dénonciation du moi, de l’aveuglement au langage, du contresens sur le désir, il y a l’idée que si vous êtes aliéné, vous n’êtes pas un sujet. Il faut vous désaliéner, autant que c’est possible – car ce n’est jamais entièrement possible – pour que vous soyez sujet, c’est-à-dire quelqu’un qui peut parler en étant le responsable de sa parole. Pour cela, il faut que vous ayez pris conscience de cet ensemble d’aliénations dans lesquelles vous êtes pris.
    D’où il résulte que Lacan avait une préoccupation fondamentalement éthique. En fait, c’était un moraliste. Et ce projet est aujourd’hui d’autant plus actuel que nous assistons à une expansion du modèle américain, d’une sociologie de la réussite. Or, la réussite, ce n’est jamais que l’aveuglement du moi.

    En quoi Lacan a-t-il concrètement modifié la pratique analytique?
    F.W. Premièrement, Lacan a rendu compte – ce n’était que sous-jacent chez Freud – du fait que la psychanalyse est une cure par la langue, ce qui change tout l’esprit de l’écoute analytique, qui devient avant tout une écoute non pas des images, mais des mots. Ce n’est plus une attention première au sens, mais au verbe. La discipline lacanienne reporte le travail sur le signifiant dans son opacité. Et le signifiant, ce n’est pas le signifié, il a une autre histoire.

    Deuxièmement, alors que la psychanalyse d’obédience américaine allait jusqu’à proposer à l’analysant de s’identifier au moi du médecin comme à un bon moi, la méthode lacanienne vise à débusquer le moi de toutes les façons. Et l’analysant doit progressivement placer l’analyste dans la position de l’objet perdu de son désir.

    Autre renversement complet: ce dont l’analysant doit prendre conscience à travers l’analyse, ce n’est pas qu’il y a une bonne jouissance à laquelle il arrivera et qui est celle qu’évoque le terme de réussite. Il n’y a pas de bonne jouissance: quand on croit avoir ou être tout près d’atteindre l’objet, à ce moment-là on défaille, la jouissance est toujours en fuite. Là aussi le but même de la cure est différent.

    Lacan, c’est aussi une langue et un style. Pourquoi notamment ce parti pris d’hermétisme?
    F.W. Les torsions syntaxiques, les métaphores inattendues, les métonymies qui foutent le camp à perpétuité qu’on trouve dans l’écriture de Lacan, ce sont celles de l’inconscient. Je ne dirai pas qu’il a voulu imiter l’inconscient, ce serait grotesque. Mais il ne faut pas oublier que tous ses textes sont des textes d’enseignement. Cet enseignement était en grande partie fait pour acclimater les auditeurs à la langue de l’inconscient. Lacan a toujours été convaincu qu’il ne fallait pas que l’enseignement de l’analyse devienne quelque chose de transparent, de linéaire qui serait le contraire de la psychanalyse.

    Puisqu’il s’agit de parler de quelque chose qui a été perdu, qui s’exprime à travers les réseaux contradictoires de la langue et qui va à l’encontre de ce qu’il y a de complètement leurrant dans le moi, il faut se mettre en marge de tout ce qui ferait plaisir au moi. Or si l’on parle d’une manière transparente, le moi est tout content: le monde est solide, il n’y a pas de trou. D’où la nécessité qu’il a rencontrée d’utiliser également des figures géométriques de type aberrant, des constructions topologiques paradoxales, et cela parce qu’il avait affaire dans la structure du sujet à une structure paradoxale.

    Et les jeux de mots, les calembours?
    F.W. La première fois que j’ai vu Lacan, il nous avait parlé d’une malade qui passait son temps à tomber. Or il se trouvait que son père l’avait, c’est le cas de le dire, laissée tomber, et elle tombait parce qu’elle n’était pas soutenue: c’est comme cela que fonctionne l’inconscient. Dans le cas de cette femme qui n’avait absolument rien d’organique, il fallait trouver le signifiant auquel elle s’accrochait: on ne me soutient pas, je tombe.

    Il faut ajouter ici que Lacan, qui était très pessimiste, car il pensait que l’humanité retomberait toujours dans les mêmes ornières, était en même temps un homme très joyeux, ayant un grand goût de la vie et qui aimait s’amuser. Qu’il y ait aussi dans son enseignement beaucoup d’humour, c’est vrai et pourquoi pas?

    Lacan n’était à aucun titre un homme sinistre, il avait cet épanouissement qu’on a souvent quand on a un énorme savoir – il avait une culture prodigieuse – et que l’on se meut dans ce savoir avec jubilation. De plus, il ne faut pas non plus oublier que cette langue qui nous constitue est ou peut être l’objet d’une relation de désir: elle est un objet perdu, et comme tout objet perdu elle est un objet attirant.

    L’écriture de Lacan s’est compliquée au fur et à mesure jusqu’à rendre de manière générale la lecture et la compréhension de ses textes extrêmement malaisées.
    F.W. La complexité du discours de Lacan tient tout simplement au fait qu’il essaie de constituer une science du désir – c’est cela la psychanalyse – et que c’est une science extrêmement compliquée, car l’animal humain est un animal extrêmement compliqué. Donc, si vous voulez que l’étude du sujet humain soit simple, c’est que vous renoncez à en faire un savoir.
    Pourquoi de plus en plus complexe? Parce que, en essayant de refermer le système, il a rencontré des impasses qu’il n’a pas réussi à résoudre. C’était quelqu’un – et là aussi il mérite le plus grand respect – qui n’hésitait pas à dire: je n’y arrive pas. C’est tout le contraire de l’image que l’on veut donner d’un créateur de figures qui ne seraient que des figures, c’est quelqu’un qui a cheminé en recherche de savoir et qui, quand les choses résistaient, le disait!

  4. Liam dit :

    Les lacaniens irlandais

    http://iclo-nls.org/

  5. Monier Alain dit :

    Bonjour,
    Merci a Liam d’avoir propose ce texte concernant Lacan. Cette citation qui exprime le fondement de sa pensee n’en fait pas ressortir pour autant toutes les implications, la aussi sujettes a interpretations. Liam ne donne pas son point de vue. Pour ma part ne parlant pas anglais, je ne suis pas en mesure les comptes rendus sur les Irlandais Lacaniens, mais cela servira pour d’autres.

  6. Monier Alain dit :

    merci a Liam . Cordialement Alain Monier

  7. Monier Alain dit :

    Bonjour,
    Je vais essaye de fournir a Liam et a ceux qui le desireront, une explication sur la rencontre Marx Lacan et leur similitude sur le concept plus de jouir et plus value. Lacan a rencontre le genie de Marx a partir de cette decouverte de la plus value qui est cache a la vue de tous comme l’est pour Lacan cet objet petit a qui en psychanalyse un objet qui reste cache, mais qui determine la cause du desir a travers le pulsionnel.

    Qu’est ce que la jouissance. On va commencer par la theorie de Pareto un des theoriciens de l’economie classique. Il deduit une observation a savoir qu’un buveur prend moins de plaisir au 3ieme verre d’eau, qu’au premier. Une loi selon laquelle la valeur de l’eau decroitrait proportionnement a sa consommation. Or c’est la loi inverse qui regit l’economie capitaliste, elle est commandee par un principe, celui de la production extensible insassiable du manque a jouir. A fur et a mesure la production extensive de l’economie capitaliste offre de plus en plus de marchandises, cense combler ce manque a jouir, celui ci s’accroit et vec lui la oif de celui ci.

    Contradition flagrante avec l’axiome de Pareto « le buveur sera moins assoife au 2ieme verre qu’au premier ceui est certainement indubitable, seulement si l’on prend en compte le seul besoins physiologique, mais qui est immediatement controuve au niveau de la pulsion. La pepie est addictive, plus je bois, plus j’ai soif, car je bois, paradoxalement pour epancher la soif, car je bois paradoxalement pour etancher la soif, pour ne plus avoir soif, tout en ne pouvant me passer de la jouissance d’avoir soif. C’es ainsi que, en produisant ces objets a, le discour capitaliste devellope la soif du manque a jouir. est une soif, mais il est, en meme temps, l’objet vise par la soif, soit avoir encore plus soif. En somme cette soif du manque a jouir, opere sur une echelle inversee de la satisfaction, et creuse le « ce n’est pas assez, ce n’est jamais assez qui eloigne le sujet comme un train quittant la gare dans une direction contraire a sa destination. Le sujet n’est donc manque a jouir que dans lediscour capitaliste., mais asymptotiquement Pour qu’il le soit sans cette rserve, il faudrait, il faudrait qu’il y perde son inconscient, comme on dit perdre son ame.
    Lacan a cite l’anecdote prete a Marie Antoinette. 3s’ils n’ont pas de pain qu’ils mangent des brioches ». On ne peut dire mieux pour annoncer l’aube e la saison capitaliste
    1) pas de pain (on ne jouit plus)
    2) donc des brioches (on jouit plus
    3) ces brioches ne e rassasient pas etc.
    Le temps 1 denote a la fois une privation reelle, pas d’argent pour acheter du pain , voire pas de ble pour en fabriquer, et un desinteret pour le pain parce que moins bon que les brioches.
    Cette scene Marx n’est pas sans a avoir discerne les cintres, non sous l’angle de la soif du manque a jouir, mais sous celui de l’exploitation jusqu’a plus soif. Dans les deux cas, il s’agit d’incarner l’insatiabilite du capitalisme d’un cote, du surmoi de l’autre, en la referant a la dimensionobscure de Dieu; celle qui exgege toujours plus de sacrifice. Dieu boit sans soif donc, aux origines de la religion, a retrouver dans le sujet boit sans soif a la fi du capitalisme.

    Je suis oblige d’ecourter en parlant du nzisme qui a vu le juif comme l’incarnation de l’objet plus de jouir, c’est a dir cette marchandise que le capitalisme produit pour assoiffer toujours plus, en captivant les proletaires aryen qui se retrouve commze victime du juif dans une economie de jouissance excluant toutes satisfactions.Le Nazisme n’estpas le stade supreme du capitalisme, c’est l’essai d’un au deala du capitalisme « grace a la mort », ce qui explique cet alliage indispesable Rouge-Brun. C’est pas par le formatage des consciences que le capitalisme espere assurer sa perrennite mais par la coupe du lien entre le sujet et l’inconscient. A chacun selon ses besoins est encore fonde sous la regle de la necessite

  8. Monier Alain dit :

    « le plus de jouir de Marx, c’est dit Lacan , c’est la plue value »
    « Un seul etre me manque etc »
    « Nike me manque »

    Tout ces renseignement sont tires du livre « Lacan Passeur de Marx » de pierre Bruno, sur 322 pages j’ai essaye d’extraire le plus significatif concernant la jouissance comme plus de jouir et plue de value. Il y a d’autres determinants pour aller plus loin, mais je termine la en esperant que le texte sera suffisamment clair afin de mettre a jour ce qui rapproche et parfois eloigne Lacan et Marx. On est loin de ce Freudo Marxisme a la Marcuse. On est rentre la dans une autre vision qui deboulonne les anciennes assises qui ont oblitere pendant longtemps une vision nouvelle. Ceci est encore une experimentation qui se tient bien entendu, mais qui a du mal a ce
    concretiser. Je ne verrai surement pas cette concretisation qui me parait tres difficile face a une globalisation qui devient incontournable tant ses prises de marque sont importantes. A ce titre je pense toujours que l’Etat Republicain est encore la seule force (fut elle si faible) a resister encore. L’Irlande a cet effet peut apporter sa marque et peut etre, etre un point de repere, si elle s’ouvre aux evaluations disponibles aujourd’hui, evitant ainsi les pieges d’hier et les contingences d’aujourd’hui.Mon but n’est pas d’influencer, mais d’aider a s’ouvrir a d’autres .idees
    Personne ne detient la Verite, car il y a une difference entre la realite et le Reel. Et ce Reel qu’a entrevu la Psy est celui que nous n’aprehendons que peu souvent, et encore faut il l’entrevoir. Mon seul merite en ce domaine est d’avoir aprehende a travers une experience particuliere a la Bataille; Artaud, celan et d’autres, la realite de cette contingence lumineuse que seule Lacan a defini completant Freud . Lacan comme Freud comme Marx Einsten et d’autres furent des genies, des passeurs qui nous ouvrent a notre Devenir. Un Futur qui ne peu etre determine par qui que ce soit, les possibles sont surement indefinis dans un monde humain fini. Ce n’est qu’une supposition rien de plus. Cordialement Alain Monier

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