WSM – Contre l’idéologie libertarienne du mouvement Freeman on the Land

Notre époque impérialiste en décomposition a tendance à brouiller les anciennes catégories et engendre des créatures idéologiques déconcertantes. En Irlande, se développe une tendance contestataire, le mouvement Freeman, croisement de libertariens féodaux et de hippies procéduriers. En France, nous constatons la même désorientation profonde, la même rébellion conformiste et sans contenu, bien qu’elle prenne des formes différentes. Ici, une critique de ce mouvement réactionnaire par le Workers Solidarity Movement.

Nous avons assisté, ces dernières années, à un important essor du mouvement Freeman on the Land [‘Homme Libre sur la terre’]. De plus en plus, cette voix se fait entendre dans le cadre de mouvements environnementaux et autres, où participent des anarchistes, comme les campements écologistes au Royaume-Uni ou le Rossport Solidarity Camp [dans le cadre du mouvement Shell To Sea]. De nature nébuleuse, mais promettant de reprendre du pouvoir à l’Etat, ce mouvement peut séduire. En effet, il pourrait ressembler superficiellement à de l’anarchisme en action.

Le but du mouvement Freeman est d’utiliser une certaine interprétation du système légal en vigueur contre le gouvernement, pour gagner des libertés et des avantages. Sa mixture caractéristique de considérations familiales, de conservatisme moral et d’individualisme lui donne l’air d’un mouvement apolitique qui pourrait se raccrocher aussi bien à la droite qu’à la gauche. S’il est possible de voir des Freemen dans des campements de protestation, où leurs positions apparemment anti-étatiques rencontrent un terreau favorable, on peut remarquer que des groupes de droite et racistes les soutiennent aussi. Je vais tenter de montrer que le projet des Freemen coïncide avec ce type de pensée politique bâtarde qui a donné naissance à des choses comme l’anarcho-nationalisme. Quoiqu’il en soit, ces thèses libertariennes individualistes et la complaisance envers ces mouvements doivent être combattues par les anarchistes.

Origines

Les Freemen sont un véritable mouvement, au sens où ils promeuvent et suivent un ensemble d’idées qui se tiennent. Leur origine remonte au mouvement Redemption, basé aux Etats-Unis, qui est ensuite devenu le mouvement Sovereign Citizens. Ses racines plongent dans une certaine droite dont l’anti-étatisme est fondé selon des proportions variées sur l’antisémitisme, l’anti-fiscalisme et la référence à la citation de Thomas Jefferson selon laquelle « le gouvernement qui gouverne le mieux est celui qui gouverne le moins ».

Aux Etats-Unis, ces positions se justifient sur toute une gamme de théories du complot, dont la plupart allèguent l’existence d’un pouvoir juif qui contrôle le gouvernement et les grandes compagnies, ou de complots secrets visant à subtiliser des droits au public. Ceux qui ont suivi le mouvement Tea Party reconnaîtront des traits familiers. Mais, avec l’extension outre-atlantique du mouvement Freemen, ces caractéristiques originelles se sont quelque peu oubliées. Par exemple, aux Etats-Unis mêmes, la plus grande cohorte de partisans Freemen est formée d’Africains-Américains pauvres.

Néanmoins, il est clair que l’essentiel du bagage idéologique des origines demeure intact dans les écrits et les attitudes des militants actifs. A été préservé en particulier cette vision du monde chrétienne évangélique et sa tournure d’esprit patriarcale. Ceci se vérifie dans le leitmotiv de « l’inviolabilité de la famille » ou la dénonciation de la « tyrannie maternelle de l’Etat », slogans associés en général aux idéologies droitières.

Destinées outre-atlantiques

Etant donné son insistance sur la question des droits légaux, il n’est pas étonnant que les idées fondamentales de ce mouvement aient réussir à franchir l’Atlantique et s’implanter au Royaume-Uni et en Eire, dont les systèmes juridiques sont fondés sur le même modèle anglo-saxon qu’aux Etats-Unis. Mais dans ce passage, ce mouvement s’est délesté d’une partie de son bagage et s’est adapté à des conditions différentes. Son idéologie sous-jacente s’en est d’autant obscurcie, ce qui lui a permis de franchir des frontières invisibles et d’acquérir un certain pouvoir d’attraction à gauche, tout en conservant ses partisans libertariens droitiers. Dans cet article, nous nous cantonnerons à l’examen de ce mouvement dans ses variantes irlandaises et britanniques.

La théorie Freeman

Pour faciliter les choses, je m’appuierai sur les écrits du professeur John Kersey, de l’organisation Libertarian Alliance, qui synthétise les principes partagés par la plupart des sectateurs de ce mouvement. La « loi commune » d’Angleterre et du Pays de Galles s’applique universellement aux gens de cette juridiction. Ces gens sont nommés « personnes naturelles ». Ces « personnes naturelles » possèdent un certain nombre de droits inaliénables, donnés par Dieu. C’est cette personne naturelle qui est désignée comme Freeman on the Land [‘Homme Libre sur la terre’]. Au contraire, les lois civiles qui sont beaucoup plus récentes, ne s’appliquent pas universellement, mais reposent, à cause de leur origine commerciale (le droit maritime), sur un contrat établi entre deux parties : la première étant l’Etat, et la seconde, une fiction juridique représentant un individu donné.

Le moyen de faire entrer un inividu donné dans ce contrat est de lui attribuer une attestation d’état civil. Or, la validité d’un tel contrat est douteuse, puisqu’il met en rapport un mineur (qui ne peut contracter) et l’Etat. Le consentement est dont supposé, non point établi. Il s’ensuit que si le contrat peut être tenu pour nul, il devient possible de séparer la personne naturelle (de droit commun) et la fiction juridique (de droit civil). Par conséquent, même si l’attestation d’état civil (en tant que bout de papier) est une preuve du contrat entre la fiction juridique et l’Etat, il n’en reste pas moins que cette attestation d’état civil n’est pas la même chose que la personne naturelle représentée par l’individu vivant.

En Irlande, un texte-clé est le Freeman Guide, produit à l’occasion du Freeman Festival qui eut lieu à Cobh en 2011. Ce document reflète ces thèses, pour l’essentiel.

Une critique anarchiste

a) L’idéologie sous-jacente

Si la plupart des mouvements de contestation formulent des critiques contre tels ou tels droits ou lois, en fonction de leurs points de vue politique, les documents Freemen tendent à se concentrer sur la façon dont les lois et les droits peuvent être utilisés au bénéfice de l’individu. De fait, la majeure partie de leurs écrits traitent de la façon de contester les appareils gouvernementaux, de faire valoir ses droits à ne pas payer de taxes, d’amendes, à conserver son droit à la propriété privée contre l’intrusion de l’Etat. La plupart de ces arguments se fondent sur les ambiguïtés des termes, dont la signification juridique peut différer de l’usage courant (comme c’est le cas avec le terme « pacifique » [‘peaceful’]. Considérons maintenant l’idéologie sous-jacente de tout cela.

L’anarchisme veut créer une société sans Etat. Les Freemen veulent résister à l’Etat, mais n’appellent pas à son abolition. C’est une distinction subtile mais importante, qui engendre des pratiques différentes. Les Freemen dépendent de la notion des « droits », un concept en lui-même problématique. Ce faisant, les Freemen s’attachent encore plus au système auquel ils s’opposent. Pourquoi insistent-ils tant sur la réinterprétation de la loi, plutôt que de reconnaître que c’est le concept de loi qui est le problème. Cette pomme de discorde revient sans cesse.

Les lois, les Etats et les droits sont tous des produits de l’époque des Lumières, cette époque de développement politique des 18è et 19è siècle qui a apporté la démocratie représentative, l’Etat moderne, le nationalisme et l’économie de marché / le capitalisme. Par conséquent, sous l’affirmation des droits, gît une position idéologique qui n’est pas forcément celle de l’anarchisme, c’est quelque chose dont il faut prendre bonne garde. Les lois et les droits ne sont pas des substances qui se tiennent toutes seules, mais elles reflètent l’idéologie dominante et sont façonnés par les élites politiques et intellectuelles. Il n’y a pas de droit qui ne puisse être retranché, ni de loi qui ne puisse être changée.

Les lois doivent être garanties et appliquées par des Etats, et ceux-ci les utilisent pour justifier la continuation de leur existence. Les droits sont des constructions sociales, pas des principes universels, et comme tels sont produits par des gens [‘communities’]. Elles peuvent venir d’une discussion collective ou d’une minorité qui a le pouvoir. Les lois et les droits ne peuvent pas être appliqués par de simples particuliers, mais exigent une autorité ou communauté plus haute pour s’imposer, ou pour être validés selon ses principes de justice.

Les anarchistes pensent que les lois et les droits ne sont valides que s’ils sont issus d’une discussion collective et d’un accord à leur sujet, et la plupart des autres idéologies politiques les considèrent comme quelque chose de donné, venant du passé, et qui ne peut pas être changé ou mis en question. C’est précisément ce piège conservateur que l’anarchisme cherche à défier, mais dans lequel tombent les Freemen. Ils en appellent à la loi naturelle ou loi commune.

La loi naturelle fait référence à Dieu ou à une autre autorité morale et spirituelle suprême, au-dessus du genre humain. Ceci est l’un des points où les Freemen trahissent leur origine. L’anarchisme ne reconnaît pas d’autorité suprême, ou de loi naturelle au-dessus de toutes les autres. La moralité anarchiste ne consiste pas à en appeler à une autorité extérieure, mais à définir les rapports sociaux ici et maintenant selon les besoins de solidarité et d’aide mutelle requis par la situation, sans qu’une notion imposée ne dicte quoi que ce soit.

Il y a donc un problème avec la notion de la « loi naturelle ». Comme le disait John Stuart Mill, cette expression est vide de sens, ouverte à tout type d’interprétation, ou bien si vague qu’elle en devient inutile. Selon le Freeman Guide, la loi naturelle est « Ne nuis à personne », mais pour d’autres, cela pourrait tout aussi bien être la sanglante loi de la jungle, c’est-à-dire la survie du plus apte et tous ce qui s’ensuit.

Un autre problème de la « loi commune » ou « loi naturelle », est que celles-ci ne sont que les reflets de l’idéologie dominante, tout comme l’est le prétendu « sens commun ». Ce que nous acceptons dans la vie de tous les jours est l’effectivité non reconnue de l’idéologie libérale, ce qui fait qu’elle est de fait invisible (de même que les autoroutes sont des infrastructures banales du capitalisme moderne). Encore une fois, l’anarchiste met en question les diverses évidences de la société moderne et cherche à débusquer les oppressions cachées. Quant au mouvement Freeman, il n’a pas les outils pour analyser ces « évidences », et ne fait que les répéter. Ceci se voit particulièrement en ce qui concerne la politique individualiste.

La « loi commune » est un terme employé sans cohérence dans leurs écrits. Pour certains, c’est un équivalent de « loi naturelle », pour d’autres, cela désigne le système juridique lui-même. Ce que ces derniers ne remarquent pas, c’est qu’il n’est pas apparu de lui-même, mais a été créé par des gouvernements (que ce soient des rois ou l’Etat moderne) et leurs juristes, et qu’il se base sur des droits de propriété et des normes de conduite imposées par des élites, avec toute l’injustice que cela implique.

Cette confusion s’alourdit d’autant plus en Irlande, avec la référence aux systèmes juridiques anciens, les lois des Brehons, qui existaient avant la conquête. Bref, il s’agit de créations historiques, l’histoire ayant généré ces structures. Cette vision du monde cherche à refonder la société en regardant en arrière, non pas en avant. Quant à nous, anarchistes, nous voulons changer la base des rapports sociaux conformément à nos besoins dans l’hic et nunc, pas conformément à un passé ossifié.

Toute loi est un acte de violence et de coercition. Elle est imposée du dehors et d’au-dessus. Ce n’est pas la création par consentement que l’anarchisme recherche. Si « lois » il doit y avoir, elles doivent se fonder sur l’autonomie des communautés qui les créent selon leurs besoins, non pas selon la volonté de contrôler un territoire et des hiérarchies ou en exigeant leur application par des Etats. La « loi » devrait être une création consciente de règles sur lesquels la communauté s’accorde et qu’elle peut changer. La seule autorité valide est celle des individus rassemblés pour créer leur propre communauté, quelque chose de perpétuellement renouvelable et de toujours changeant.

b) Les droits de propriété

La propriété privée est un autre point-clé du mouvement Freeman, réplique d’un fondement-clé de l’Etat moderne. L’essentiel du modèle juridique anglo-saxon est basé sur les droits de propriété, chose qui se résume dans l’adage : « le foyer d’un Anglais est son château ». Il s’agit aussi d’un fondement du système capitaliste, un grand nombre d’études montrent que l’Etat moderne s’est développé pour protéger les droits de propriété requis par le capitalisme. Le mouvement Freeman ne remet pas cela en cause.

Utilisant la notion de propriété dans son sens le plus étroit, le mouvement Freeman va vite en besogne et affirme le droit de propriété, qu’il s’agisse du terrain ou de la maison (identifiée au foyer). Il ne se demande pas comment ce terrain a été acquis ou comment les biens sont distribués. Dans l’idéologie Freeman, peu importe si ce terrain représente plus que ce dont a besoin une famille ou un individu, ce qui lui importe, c’est le caractère absolu du titre de propriété. Bref, il affirme que ce droit est quelque chose de donné, alors qu’en réalité ces concepts de propriété ont été façonnés par le capitalisme et l’Etat moderne.

Ceci s’oppose frontalement à la théorie anarchiste, selon laquelle la terre et la propriété sont des ressources qui doivent être détenues en commun par la communauté. S’il y a une pomme de discorde fondamentale entre les deux mouvements, c’est sur ce point.

c) Libertarien ou communiste libertaire ?

Une des définitions de l’anarchisme est : communisme libertaire. Il est utile d’en revenir là pour saisir ce qui est probablement la plus grande différence entre les deux idéologies. Le mouvement Freeman affirme la primauté de l’individu (ou au maximum de la famille). Certains Freemen sont d’accord sur l’entraide, mais secondairement, pour eux c’est aux individus de décider, ce n’est pas un principe central. Les libertariens placent l’individu au cœur de leur analyse politique, pas la communauté ou le collectif. Ceci les rapproche de l’idéologie politique du capitalisme et de l’Etat libéral qui veut un public atomisé, où le seul arbitre des valeurs est l’Etat ou le marché. L’anarchisme rejette cette approche par son analyse du pouvoir.

De même, l’insistance sur la propriété personnelle et le droit absolu sur la terre possédée est quelque chose de dangereux. Cela donne à l’individu le pouvoir de faire ce qu’il veut sans souci des conséquences. Si ceux qui à gauche épousent ces vues reconnaissent une limite, au moins écologique, il n’y a aucun frein dans l’idéologie Freeman qui puisse empêcher les propriétaires de terrain de pratiquer l’abus. Rien ne saurait empêcher le propriétaire de creuser des puits de pétrole ou de vider l’eau d’une nappe phréatique, puisqu’on ne peut pas mettre en question leur droit de le faire, sans passer par une autorité supérieure… comme l’Etat.

d) Les Freemen, un mouvement patriarcal

Nous ne voyons pas bien pourquoi le langage et le style du mouvement Freeman est si patriarcal. Dans les textes irlandais, l’insistance sur la famille et la référence au concept judéo-chrétien de « Dieu » trahissent un conservatisme fondamental. Je pense qu’il s’agit d’une conséquence de leur point de vue libertarien qui se centre sur l’individu et non sur les rapports sociaux. Ce problème n’e’st pas propre aux Freemen, mais concerne aussi beaucoup de groupes anarchistes qui n’ont pas franchi le pas et reconnu à quel point le pouvoir patriarcal se répète dans nos actes quotidiens. Pour ceux qui sont venus à « nous » à partir du mouvement Freeman, la prise de conscience de ces choses est encore plus faible.

Par exemple, dans l’incarnation irlandaise du mouvement, il y a une nette insistance sur la section 41.1 de la constitution irlandaise [Free State], chose qui ne figure pas dans le livret équivalent au Royaume-Uni.

« L’Etat reconnaît que la Famille est le groupe unitaire naturel et fondamental de la Société, qui possède en tant qu’institution morale des droits inaliénables et imprescriptibles, antérieurs et supérieurs à toute loi positive.
L’Etat par conséquent, garantit la protection de la Famille dans sa constitution et dans son autorité, puisqu’elle est la base nécessaire du bien-être de la Nation et de l’Etat ».

Ce qui est souligné dans la constitution irlandaise et largement adopté par le mouvement Freeman, c’est une vision très traditionnelle de la famille. Le danger de ce genre de position a été l’objet de nombre de critiques venues des mouvements féministes et queers. Une critique anarchiste ne remarque pas seulement le conservatisme de cette position, mais pointe le fait que cette idéologie oppose la famille à la communauté. Etant donné ses positions sur la propriété de la terre, le mouvement Freeman aura du mal à remettre en question son patriarcat.

Par conséquent, les croisements entre mouvements Freeman et anarchistes ont le potentiel de spaer une bonne partie du travail entrepris par le mouvement anarchiste au sujet des comportements patriarcaux.

Pour conclure

Ce bref survol du mouvement Freeman a cherché à saisir en gros sa nature et à lui répondre. Il faudrait développer ce travail, en particulier étudier les erreurs qu’il commet sur la question de la loi. Mais le plus grand danger est de laisser ce mouvement se développer à l’intérieur des cercles anarchistes, de laisser de côté le principe de l’entraide et de promouvoir implicitement la propriété privée des ressources. Accorder un droit absolu aux individus revient à ignorer ses responsabilités vis-à-vis de la communauté plus large et de l’écologie qui nous soutient. Pour le dire en termes plus traditionnels, ce mouvement ne pense que des libertés négatives, et ignore le concept de liberté positive.

Il faut dire que toutes ces critiques dirigées contre le mouvement Freeman sont le symptôme d’un problème plus vaste concernant l’anarchisme lui-même, à savoir sa relation trouble avec l’idéologie dominante du libéralisme et du patriarcat, que nous absorbons depuis le moment de notre naissance.

Le mouvement Freeman est très réel, il faut le reconnaître, il possède un certain potentiel. Il serait honteux que les idées qu’il soulève soient perdues. Mais le problème de ce mouvement c’est qu’il manque de profondeur politique, sous certains aspects il ne va pas assez loin, sous d’autres, il va dans la mauvaise direction. En parlant aux concernés, j’ai eu l’impression qu’ils étaient excités par l’espace de contestation que ce mouvement leur donnait. Ceci est pour l’essentiel une bonne chose, mais les anarchistes doivent leur donner la réplique pour tout le reste. La contestation n’est pas une fin en soi, et la communauté, la propriété de la terre et le langage sont des questions importantes. Résister à l’Etat en portant la contradiction sur l’interprétation de ses lois n’est qu’une partie d’une lutte plus vaste.

Source : ici

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4 commentaires pour WSM – Contre l’idéologie libertarienne du mouvement Freeman on the Land

  1. Monier Alain dit :

    Bonjour,
    le constat me parait tout a fait juste sur l’historique de ce mouvement.
    En France je vois deux personnalites correspondant a ce schema, Une de tradition de gauche Cohn Bendit, l’autre de tradition de droite extreme Madelin. Pour les deux l’etat a trop de pouvoir Bendit veut changer les regles afin que les citoyens prennent part aux decisions, madelin lui veut la disparition de l’Etat au profit des interets prives et par ce biais les citoyens en s’individualisant prennent leurs responsabilites. En fait dans les deux cas l’ordre marchanf reste a sa place et prend meme plus de pouvoir. Le Droit, la loi sont bien attendus la representation arrogees par la maitrise d’une « elite » arivee a ses fins, c’est indiscutable. A cet effet toutes les versions d’un statut conditionnant la liberte humaine (gagnee malgre tout de luttes) peuvent etre remises en cause

  2. Monier Alain dit :

    a suivre
    Les coutumes, les traditions, les decrets etc. Afin que cela soit concordant avec cette nouvelle realite contestataire, il faut bien evidemment jouer sur le deperissement de l’Etat. J’ose seulement faire une remarque : le temps se caracterise dans notre monde par trois vecteurs, Passe, Present, Avenir. On se rend compte que sans leurs entremelement rien ne pourrait s’effectuer. exemple pour que le Present passe, il faut a la fois qu’il soit dans passe et present et est un pied dans l’avenir. Sans leurs conjonctions Rien. L’avenir est toujours une consequence du passe mixe par le Present qui se trouve des deux cotes a la fois. Oui il y a du nouveau sous le soleil mais a titre de differenciation. Faire table rase reellement c’est occulter le temps. La reponse a cet effet viendrait de la disparition etatique, pure logique. Tout repose donc sur cet Evenement devenant structural.

    La on peut dire qu’un surgissement innefable doit avoir lieu. Il est impossible qu’il ai une continuite avec un passe quelconque.Voila ou s urgit ma difference. J’arrete car mon ordinateur saute. Cordialement Alain Monier.

  3. Tomas Münzer dit :

    Conversation entre un « Freeman » et un républicain irlandais (qui lit Bakounine)

  4. Aux Etats-Unis, le sovereign citizen movement est considéré comme « l’un des mouvements extrémistes domestiques les plus problématiques ».

    Last month, the Anti-Defamation League published a report that described the so-called “sovereign citizen movement” as “one of the most problematic domestic extremist movements in the United States,” attracting mostly middle-aged or older men who are financially stressed, angry at government regulation or who want “something for nothing.”

    The report cited the 2010 shooting deaths of two West Memphis, Ark., police officers during a traffic stop. The suspects, a father and son who were later killed in a shootout with police, belonged to the sovereign citizen movement.

    http://www.vancouversun.com/news/national/Freeman+Land+movement+creates+major+policing+problem+report/7754240/story.html
    (décembre 2012)

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