A propos des incendies de châteaux en Irlande dans la période 1919-23

Article écrit par John Dorney en 2011.

Les “Grandes Maisons”, autrement dit les manoirs de campagne de la classe des propriétaires terriens anglo-irlandais, ont été la cible des républicains pendant la révolution irlandaise de 1919-1923. En tout, ce sont 275 manoirs qui ont été incendiés, détruits à l’explosif ou autrement, entre 1920 et 1923. La plus grande partie de ces manoirs, 199 exactement, ont été détruits, non pendant la guerre contre les Britanniques, mais pendant la guerre civile intra-nationaliste de 1922-1923.

Le nationalisme irlandais a toujours affirmé que la terre avait été volée à ses propriétaires indigènes et catholiques, par la « descendance protestante » depuis le 16è et 17è siècle. Le souvenir des luttes paysannes du 19è siècle avait encore plus fortement marqué la psyché populaire. Ces luttes cherchaient à obtenir une certaine sécurité pour les fermiers et finalement un transfert de propriété des terres. En 1914, Irish Freedom, l’organe de l’Irish Republican Brotherhood, disait que le système de propriété terrienne était fondé sur « le vol, la fraude et la haine du peuple. » Une fois que la protection britannique avait été écartée, les éléments les plus radicaux de la révolution nationaliste, qui étaient dans l’IRA anti-traité, décidèrent de balayer les symboles de l’ordre ancien dans les campagnes.

La guerre d’indépendance

Burncourt-filteredEn 1918, Ernie O’Malley, dirigeant de l’IRA, exhortait ses volontaires à se débarrasser de leur ancien respect pour les propriétaires. A cette époque, leurs pères saluaient encore, la main au chapeau, les nobles et les sergents de police quand ils les croisaient. Pendant la confrontation ente les Britanniques et l’IRA en 1919-21, les manoirs devenaient l’objet de représailles lorsque les maisons des républicains étaient brûlées. En juin 1921, le quartier général de l’IRA donna l’ordre de brûler les maisons loyalistes pour répondre aux représailles britanniques. Les manoirs appartenant aux aristocrates étaient souvent incendiés, puisque les républicains pensaient que les propriétaires terriens étaient loyalistes. Par exemple, le manoir de Convamore, résidence de lord Listowel, fut détruit en avril 1921. Les auteurs de l’incendie justifiaient leur geste par « l’agressivité anti-irlandaise » du propriétaire. En avril 1921, Liam Lynch, dirigeant de l’IRA du nord du comté de Cork, décida de détruire plusieurs manoirs en représailles d’une embuscade tendue contre l’IRA, il affirma alors : « Six manoirs et châteaux de leurs amis, les impérialistes vont apprécier. »

Près d’Athlone en juillet 1921, l’IRA brûla le château de Moydrum, en représailles aux incendies de plusieurs maisons de ses sympathisants, qui étaient eux-mêmes des représailles à une embuscade tendue par l’IRA. Un volontaire raconte : « Le quartier général nous avait fait passer l’ordre d’incendier, en contre-représailles, le même nombre de maisons de loyalistes ou de partisans des Britanniques. Le quartier général de brigade décida à la place de brûler le château de Moydrum. Dans ce château habitaient Lord et Lady Castlemaine. Le Lord était un membre de la chambre des Lords britannique et s’était toujours opposé aux aspirations nationales irlandaises. » En tout, 30 manoirs furent incendiés en 1920 et 46 en 1921, en général dans les points les plus chauds du conflit, dans le Munster intérieur : comtés de Cork, Kerry, Tipperary, Clare et Limerick.

La logique qui sous-tendait des incendies était claire : la classe des descendants aristocratique formait l’épine dorsale de la présence britannique en Irlande, et la destruction de leurs palais nuisait aussi à l’Etat britannique, parce qu’il était forcé de poster des troupes et des policiers aux abords des manoirs pour protéger la noblesse et parce que ces attaques sapaient la déférence que certains avaient encore pour les vieilles familles de l’aristocratie terrienne. Les républicains semblaient prendre un grand plaisir à montrer une égalité entre les décombres de leurs propres maisons, brûlées par les forces britanniques, et les décombres des « châteaux » des « impérialistes ». Toutefois, en 1919-21, les manoirs de campagne étaient en général attaqués dans le cadre de représailles limitées, pas dans celui d’une campagne systématique, comme cela allait avoir lieu en 1922-23.

Le blitz contre les manoirs

an_Saorstat90Pendant la période de la guerre civile entre pro-traités (Free State) et anti-traités (républicains), entre juin 1922 et avril 1923, 199 manoirs ont été réduits en cendre, soit trois fois plus que dans la guerre de 1919-21. L’emplacement géographique de ces incendies n’était pas le même non plus. Pendant la guerre civile, il y eut plus d’incendies dans le Leinster que dans le Munster, et le seul comté du Munster sans incendies a été le comté de Laois (nommé à l’époque le comté de Queens).

Con Moloney, commandant républicain, ordonna en juillet 1922, juste après le déclenchement de la guerre civile, de prendre possession des propriétés loyalistes pour loger ses hommes, et quelques manoirs furent détruits ou endommagés dans les premières phases de la guerre, qui vit les troupes du Free State s’éparpiller dans tout le pays. Les manoirs des nobles servirent de lieu de cantonnement, aussi bien pour les Free Staters que pour les républicains. Edith Sommerville raconte qu’à une occasion, un soldat s’est servi « d’une de ses toiles de Rembrandt comme cible pour jouer aux fléchettes », et que le Comte d’Ossory était resté dans son château pour empêcher sa destruction par les républicains, avant de voir les forces pro-traité s’en emparer. Des dégâts considérables avaient été faits au château pendant les combats, les tableaux furent endommagés, des antiquités détruites et des fenêtres cassées.

Mais l’assaut le plus intense sur les manoirs eut lieu au début de l’année 1923. La campagne militaire des anti-traité se réduisait à une petite guérilla localisée, menée avec quelques troupes, vaguement coordonnées par une direction clandestine sous le commandement de Liam Lynch, que les Free Staters pourchassaient de planque en planque.

Un rapport de l’armée du Free State daté du 21 janvier 1923 affirme : “Avec de moins en moins de troupes, un manque de ressources et de contrôle centralisé, et un manque d’efficacité absolu du point de vue militaire, leur politique militaire [celle de l’IRA anti-traité] va peu à peu se tourner vers la pure destruction et l’obstruction du gouvernement civil. » Patrick Hogan, ministre de l’agriculture, écrivit au premier ministre WT Cosgrave : « Les incendies de manoirs sont devenus monnaie courante ».

Pourquoi les anti-traités ont-il concentré leurs actions sur les manoirs au début de l’année 1923 ? Une première explication est que c’était plus facile à faire, dans cette période où leurs capacités militaires se réduisait comme peau de chagrin. Une autre raison, officielle celle-là, est qu’il s’agissait de représailles aux exécutions de républicains menées par l’élite politique du Free State. Parmi les manoirs brûlés, 37 appartenaient à des sénateurs, 20 d’entre eux venant de familles d’aristocrates propriétaires terriens.

Poblacht_na_h_Eireann001Le Sénat était la chambre haute du Free State. Les sénateurs étaient des cibles faciles à atteindre, eux qui venaient de groupes extérieurs à la communauté nationaliste et catholique et qui étaient éparpillés dans tout le pays, ce qui rendait leur protection difficile pour le Free State. Nombre d’entre eux avaient été unionistes, comme Lord Glenavy par exemple, président du Sénat, lui qui avait aidé Edward Carson à former un « gouvernement provisoire » en 1912 pour résister au Home Rule.

Par conséquent, attaquer ces gens était moins susceptible de choquer le public que de tuer directement des députés nationalistes. Moins susceptible également de provoquer des représailles du gouvernement. Quand le député Sean Hales a été tué par balles en décembre 1922 à Dublin, le gouvernement avait sur le champ emprisonné quatre dirigeants républicains et les avaient fait fusiller par un peloton d’exécution. Totuefois, la campagne contre les sénateurs n’explique pas entièrement cette vague d’incendies, car la plupart des propriétaires terriens n’étaient pas des sénateurs. Certains même, à l’image d’horace Plunkett, étaient des réformateurs sociaux et des nationalistes en quelque sorte.

L’expérience des incendies

Une autre explication est que cette campagne d’incendies visait à mobiliser le soutien populaire dans les campagnes, en attaquant et en humiliant la classe qui avait été jadis la maîtresse du pays. Il est certain qu’un grand nombre de personnes dans la population rurale voyait depuis longtemps les propriétaires terriens comme une caste oppressive et étrangère, et il y a peu d’indices d’une quelconque sympathie pour les victimes de la campagne. Souvent, des foules venaient participer au pillage des propriétés incendiées. Après l’incendie du manoir de Derreen, dans le Kerry, « des foules de gens venus de toutes parts se poussaient pour prendre ce qu’ils pouvaient. La maison est absolument détruite, les portes sont fracassées, tous les meubles ont été pris ». De même, à Glenfarne, dans le Leitrim : « les gens venaient avec des carriolles et emportaient tout ce qu’ils pouvaient emporter, de sorte que la seule chose qui restait, c’était le toit, qui finit par être emporté lui aussi. »

La campagne contre les sénateurs et les manoirs avait été traumatique pour ses victimes. George Moore, avait vu un groupe d’hommes en armes lui demander les clés de son manoir à Moore Hall, avant d’y mettre le feu et d’y jeter des bombes, qui détruisirent sa maison et sa bibliothèque chérie. Il raconte : « Je ne pouvais rien faire d’autre que de rester planter là, avec au cœur les mêmes sentiments que quelqu’un qui resterait planté devant le tombeau ouvert d’un très cher ami. »

En même temps, cette campagne se limita à des violences contre la propriété, beaucoup plus que contre les personnes. Il n’y a pas eu de massacres de civils « ennemis de la république », il n’y a pas eu de fosses communes, pas de déplacements forcés de partisans du Free State ou d’anciens loyalistes.

De même, quand on lit les récits des incendies de châteaux, on est frappé par ce trait : il y a une certaine forme de déférence, chez les guérilleros, qui est très curieuse. Par exemple, Lord Mayo, disait que pendant l’incendie du château de Palmerstown, les assaillants avaient été « particulièrement polis ». Et Patrick Campbell se souvient que lors de l’incendie du château de son père (Lord Gleavy, président du Sénat) le jour de Noël 1922, sa mère avait demandé à l’IRA de ne pas toucher aux jouets des enfants. « Mon train, criai-je, ne les laissez pas brûler mon train ! » « Evidemment qu’ils vont te le laisser », me dit ma mère. Elle se tourna vers deux des hommes. Vous , dit-elle, allez voir dans l’armoire dans la chambre des enfants et prenez tout ce qu’il y a. Et faites attention à la poupée de ma fille, c’est fragile. » Ils regardèrent leurs pieds, très embarrassés, alors que beaucoup d’autres étaient en train de verser de l’essence dans le hall d’entrée. « Eh bien, allez-y » cria ma mère, « et laissez vos stupides fusils sur la table, personne n’y touchera ». Alors que les flammes se voyaient déjà aux fenêtres, cinq hommes étaient en train de travailler pour elle, déménageant des brassées de livres, de photos, de décorations, et nos jouets de Noël. »

Comparée par exemple aux attaques contre les maisons de l’aristocratie en Russie pendant la révolution de 1917-18, où les Bolcheviks demandaient à la paysannerie de “piller les pilleurs”, et où les nobles ont été souvent battus et tués, les événements en Irlande ont presque été une affaire de gentlemen.

Une revolution auto-limitée

Même d’après un dirigeant de l’IRA comme Ernie O’Malley, le pouvoir de la classe des descendants aristocratiques dans les années 1920 appartenait largement au passé. « Je passais en vélo près de tous ces domaines aux murs brisés, qui avaient été le signe de cette aristocratie retranchée dans ses fortifications, et qui étaient maintenant le symbole d’un ordre révolu. La vertu et la force étaient en train de quitter ces sangsues qui avaient sucé le sang du peuple. »

Ballyturin_House_3982En effet, la Loi Wyndham de 1903 avait permis aux fermiers de racheter les terres des seigneurs, à laide de prêts britanniques remboursables pendant une échéance de 70 ans. Alors qu’en 1870, 97% des terres étaient possédées par les propriétaires terriens et 50% de celles-ci par 750 familles, en 1916, 70% des paysans possédaient leurs propres terrains. Ces réformes, qui étaient presque une révolution pacifique en ce qui concerne la propriété de la terre en Irlande, retira son mordant à la question de la terre, et explique en grande partie pourquoi il y eut si peu de violence contre les personnes par rapport aux violences contre la propriété, dans la période 1919-23.

Il y avait pourtant des conflits de classes importants dans les campagnes pendant la revolution irlandaise. Les années 1919-20 virent une vague d’agitation agraire dans l’Ouest de l’Irlande. Du bétail était « volé » aux grands ranchs, qui étaient occupés par les paysans pauvres, et certaines actions des volontaires [guérilleros de l’IRA] au début de la guerre consistaient à attaquer les propriétaires terriens, des collecteurs de rente et « accapareurs de terres ».

La guerre civile de 1922-23 consistait, pour des gens comme Patrick Hogan, ministre de l’agriculture du Free State, en une lutte entre « l’ordre » et « l’anarchie » à la campagne. Kevin O’Higgins, ministre de l’intérieur, parlait de plus de 500 incidents de prise de terre par des fermiers, d’incendies de bien appartenant aux propriétaires et de grèves d’ouvriers dans le comté de Kildare, où des coups de feu avaient été échangés. Quand la guerre civile fut terminée, une partie de l’armée du Free State, organisée en « corps d’infanterie spéciale », servit à briser une grève d’ouvriers agricoles dans le Sud-Leinster et le Nord-Munster. De leurs côté, les républicains parlaient de révolution sociale. Ernie O’Malley approuvait un programme qui disait : « sous la république, toutes les industries seront contrôlées par l’Etat au bénéfice des ouvriers et paysans (…) toutes les banques seront dirigées par l’Etat (…) les terres de l’aristocratie seront confisquées et divisées. »

Mais l’IRA anti-traité n’adopta pas un objectif aussi radical. Et l’aristocratie ne contrôlait plus la terre de toutes façons. Les républicains ne jouèrent pas un rôle actif dans les diverses luttes de classe qui éclatèrent entre les ranchers et les paysans pauvres, ou entre fermiers et ouvriers agricoles, qui étaient tous ou presque catholiques et nationalistes. Au contraire, ils concentrèrent leur feu sur la vieille classe anglo-irlandaise aristocratique quasi-défunte.

Cela nous dit quelque chose d’important sur la révolution irlandaise, ses origines et ses objectifs. L’autonomie de l’Irlande, sous la forme du Home Rule, était proposée depuis 1912 par le gouvernement britannique, et se limitait à un contrôle de ses affaires domestiques sous l’égide de l’empire. La réforme agraire avait déjà été appliquée, et la classe des propriétaires terriens avait reçu d’amples compensations.

Le recours aux armes, de la part des nationalistes irlandais, consistait essentiellement à accélérer ces processus, mais aussi à changer leur signification. L’Irlande ne serait plus un dominion reconnaissant sous la couronne, mais une république indépendante. Et la redistribution des terres ne serait plus une réforme éclairée, mais la correction d’une injustice historique. L’importance d’un tel symbolisme – le fait qu’il s’agissait de corriger le cours de l’histoire – est ce qui fait que le Traité, qui faisait glisser la République au rang de dominion sous l’égide de l’empire avec le roi d’Angleterre pour chef d’Etat, était si difficile à accepter pour tant de militants républicains. La guerre civile de 1922-23 a été en ce sens le « Thermidor » irlandais, cette phase d’une révolution où les forces les plus modérées se séparent des éléments les plus radicaux et répriment leurs anciens camarades qui refusent de se compromettre. L’assaut mené contre les châteaux était la tentative de détruire le passé colonial et de montrer que la révolution n’était pas terminée.

C’est seulement dans ce contexte qu’on peut comprendre l’assaut contre les châteaux, les anti-traités voulaient montrer que la révolution continuait. Ils refusaient d’accepter une « sortie de crise » où les gens comme Lord Glenavy pouvaient présider le Sénat. Ils voulaient faire sauter les résidus de ce qu’ils considéraient comme appartenant au passé colonial britannique.

Conclusion

casteltaylor-galwayEn tant que tactique miliaire, la campagne d’incendies du début de l’année 1923 n’eut pas de conséquences sur l’issue de la guerre civile. Ernie O’Malley, alors emprisonné, écrivait : « Je vois bien la nécessité de ces incendies, mais cela ne correspond pas à un véritable combat, cela va finir par nous nuire. » Dans le cadre de la campagne contre les Britanniques, les incendies de manoirs ont pu empêcher des représailles plus fortes contre les maisons des républicains. Mais dans le cadre de la phase intra-nationaliste du conflit, les Free Staters, qui avaient des renseignements excellents sur leurs anciens camarades, n’avaient pas besoin d’user de représailles contre leurs biens (les meurtres de républicains par vengeance sont une autres histoire). Incendier les maisons des anciens propriétaires n’empêchait pas les Free Staters d’attraper et d’interner les combattants anti-traité.

L’héritage de la révolution en ce qui concerne la question de la terre, et bien d’autres questions, était profondéments ambigu. Les pro-traité, héritiers de la tradition révolutionnaire modérée, conciliatrice avec la Grande-Bretagne, légaliste et socialement conservatrice, ont non seulement écrasé ceux qui voulaient continuer la révolution nationaliste, mais ont aussi fait la paix avec l’ancienne classe aristocratique. Lord glenavy par exemple, a été sénateur jusqu’en 1936. Et Lord Mayo fut dédommagé par le Free State en 1925 pour l’incendie de son manoir de Palmerstown, à hauteur de 15.000£. Et un des premiers décrets majeurs du Free State fut de mettre sur pied une « commission agraire » pour le rachat des terres, afin de « soulager la congestion » et de retirer le dernier venin de la question agraire. Et lorsque le gouvernement dut décider en 1930 des critères pour définir les « monuments nationaux », les manoirs furent spécifiquement exclues.

Lorsque les républicains [De Valera et le parti Fianna Fail] accédèrent au pouvoir en 1932, ils tentèrent de façonner l’Etat irlandais à leur propre image. Le Sénat fut aboli. Le paiement des annuités, qui remboursaient au gouvernement britannique les dettes contractées pendant les réformes agraires, fut arrêté. Mais finalement, 10% de ce qui restait à payer fut remboursé en 1938.

Aujourd’hui, l’Irlande est très différente et le pouvoir des manoirs, même en tant que symboles, a largement disparu. Dans le comté du Mayo, il y a en ce moment une campagne pour restaurer le château de Moore Hall, incendié en février 1923, et le transformer en un site culturel et une attraction pour touristes. Il semble bien que nous ayons parcouru un cercle complet.

Source : ici

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