Cogús P.O.W.’s – Déclaration de fin de grève de l’hygiène

Cette déclaration a été faite le jeudi 29 novembre 2012.  Les P.O.W.’s sont les prisonniers de guerre (Prisoners Of War). Cogús est l’organisation de défense des prisonniers liés à RNU.

Les prisonniers de Cogús dans l’aile 3 de la prison de Maghaberry sont impliqués depuis le 1er juillet dans un mouvement de protestation qui vise à défendre l’accord d’août 2010, lequel ouvrait la voie à une situation permettant aux prisonniers politiques de conserver une certaine dignité dans le cadre de leur détention. Notre conviction est que l’administration de Maghaberry et l’Etat britannique ont été de mauvaise foi en ce qui concerne cet accord.

Avant juillet 2011, les escouades anti-émeute commencèrent à imposer des horaires de blocage en cellule qui ne correspondaient pas à ce qui était convenu dans l’accord, ce qui impliqua des combats au corps à corps avec eux, des bras tordus, des os cassés, et un signal on ne peut plus net que l’administration n’avait pas l’intention de reconnaître la phase initiale du « changement » qui devait être accomplie le 1er juillet.

Par conséquent, à cette date, nous commençâmes un mouvement de protestation qui dura 17 mois, et pendant lequel nous détruisîmes nos cellules, répandîmes nos excréments sur les murs et, le soir, notre urine sous les portes de nos cellules. Pendant ce temps, nous expliquâmes à nos représentants que nous attendions de clairs signaux de bonne volonté de la part de l’Etat avant d’envisager de mettre fin à cette phase de la révolte.

En ce sens, nous accueillons favorablement l’annonce de David Ford qui explique qu’il travaille à l’installation rapide d’alternatives mécaniques à la fouille à corps. Cette déclaration procure l’environnement qui rend possible notre annonce : les huit prisonniers de Cogús qui continuaient le mouvement de protestation intégral arrêteront leur action à 9 heures du matin aujourd’hui (jeudi).

Sans l’annonce de David Ford, nous n’aurions pas arrêté notre mouvement, mais nous insistons sur le fait que notre engagement en ce sens cessera s’il ne tient pas parole. Nous avons demandé des gestes exprimant une bonne volonté, et ceux-ci ont été donnés. Nous avons demandé des garanties sur les scaners et la fin du régime de restrictions de mouvements, et celles-ci ont été données.

Nous remercions nos représentants et les équipes d’intermédiaires, qui ont été les agents ayant permis l’établissement de la recommandation numéro 8 du rapport Ann Orr permettant de résoudre le litige des fouilles à corps. Nous remercions et nous saluons nos familles, nos militants à l’extérieur et tous les prisonniers républicains des ailes 3 et 4 qui se sont dressé vaillamment contre les pires actes d’oppression ayant eu pendant les deux années passées et au-delà.

Les prisonniers républicains ont montré que la puissance de la solidarité pouvait changer la politique pénitentiaire oppressive, et qu’elle l’avait changée. Dans cet esprit, nous appelons tous les prisonniers, à s’unir et à préparer les phases à venir de la lutte, tout en conservant leur autonomie.

Ar Aghaidh Linn Le Cheile
Cogús Prisoners Maghaberry

Source : ici

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Un commentaire pour Cogús P.O.W.’s – Déclaration de fin de grève de l’hygiène

  1. Monier Alain dit :

    Bonjour, ce n’est que justice. Un gouvernement qui se veut representant dans ses principes du droit humain, se doit de le confirmer, le faire valoir dans ses actes. Aucun argument fut il pretendu « terroriste »
    ne lui assigne le non respect des droits des prisonniers politiques, c’est a lui a demontrer qu’il respecte ses principes, sans quoi il s’implique comme anti Republicain comme le fut la terrible « dame de fer »et ses suivants politiques, qui refuserent » l’option politique » pour les prisonniers afin de ne pas respecter les principes inherents a un etat de droit.. Un prisonnier politique est responsable de ses actions, mais a cet effet il n’est pas implique dans ces principes, il est opposant, mais non porteurs d’une responsabilite dont il n’a pas le pouvoir, ce pouvoir qu’il conteste qui lui en a la responsabilite de fait, le sort des prisonniers est entre les mains d’une justice. sereine, dont le jugement des opposants ne doit se faire qu’ a travers les principes qui lui incombe et dont il se fait le fervent defenseur aux yeux de l’opinion internationale.
    Cordialement Alain Monier

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