En défense de Padraig Pearse – deuxième partie

Suite et fin du compte-rendu, par Philip Ferguson, de la récente biographie de Pearse

Pearse quitta son poste de responsable éditorial à la fin de l’année 1909 pour se consacrer pleinement à son école irlandophone de St Enda. Ses idées politiques continuèrent leur maturation, dans un sens progressiste. En mai 1912, il critiquait la façon dont la Ligue Gaélique avait été organisé dès le départ et commença à écrire de plus en plus en langue anglaise. En novembre 1913, il déclara que la Ligue Gaélique était devenue caduque et qu’il fallait s’atteler à de nouvelles tâches, plus vitales. Cependant, dans la période 19089-1913, faute d’organisation à même de les entreprendre, il se consacra à l’école de St Enda..

Dans la gestion de son école, ainsi que dans sa façon d’envisager l’éducation en général, Pearse a montré à quel point il était un moderniste et un innovateur, ainsi qu’un humaniste. Augusteijn montre, par exemple, comment il s’est appuyé sur les travaux du mouvement de l’Education nouvelle, lequel rejetait l’apprentissage par cœur et la passivité forcée des élèves. « Les élèves de St Enda, explique Augusteijn, étaient activement impliqués dans la gestion et l’administration de l’école », selon les principes établis par Pearse d’après lesquels l’école devait être une République des Enfants » (p.166). Il caractérise Pearse comme un « démocrate radical et un moderniste » et montre comment « il inspirait chez ses élèves des attitudes socialement subversives » (p. 169).

Tout en rappelant que l’école de St Enda était traversée de modèles héroïques gaéliques traditionnels, Augusteijn va au-delà de l’interprétation simpliste propagée par la brigade anti-Pearse, en montrant comment ces choses-là étaient reliées à la modernité. Pearse ne cherchait pas à ressusciter la société gaélique ancienne, mais contribuait à préparer ses élèves à la vie dans une une Irlande libre à venir. De façon intéressante, Augusteijn fait remarquer que si Cuchulainn avait été le modèle promu dans l’école lorsque celle-ci était située à Cullenswood House, le déménagement à l’Hermitage en 1910 vit son remplacement par Robert Emmet, en tant que figure tutélaire. Pearse était en train de devenir explicitement républicain et modernisateur. Et, contrairement à ce que dégoisent ses critiques les anti-républicains professionnels, il a consenti des sacrifices considérables pour son école. Il ne dépensait que très rarement de l’argent pour lui-même et ne touchait pas de salaire. « Tout ce qu’il faisait, il le faisait pour l’avancement de sa cause » à St Enda (p. 193).

Malgré l’adjonction de l’école pour filles de St Ita en janvier 1911 et l’extension subséquente du nombre d’élèves, qui permettait à l’école de tenir financièrement, celle-ci ne put pas durer. Vers 1913, le nombre d’élèves avait beaucoup chuté et cette chute continua lors des deux années suivantes. L’engagement de Pearse dans les activités politiques à partir de 1913 canalisait son énergie hors de l’école. Comme cela s’était passé pour son activité dans la Ligue Gaélique, il semble qu’il ait considéré que son travail d’éducateur était terminé et qu’il était temps de passer à des activités explicitement politiques.

Le chapitre du livre consacré à Pearse le politicien démolit complètement les portraits révisionnistes de Pearse en tant que nationaliste romantique influencé par des femmes telles que la tante de sa mère. Augusteijn couvre méticuleusement le développement politique de Pearse et montre, au contraire, que sa politisation a été relativement lente et a pris un temps très long. Par exemple, lors de la première décennie des années 1900, il se sentait beaucoup plus concerné par la régénération culturelle que par la politique, sans parler du républicanisme irlandais. Il avait soutenu le Irish Council Bill en 1907, chose étrange pour un nationaliste irlandais, quelle que soit sa tendance, et en 1912 il avait soutenu le Home Rule Bill des libéraux.

Augusteijn date le virage vers le républicanisme à partir du déménagement de l’école de St Enda à l’Hermitage et de la reprise de la figure de Robert Emmet. Comme celui-ci n’avait pas laissé de littérature, Pearse se mit à lire l’Autobiographie de Wolfe Tone et le Journal de Prison de Mitchel. Il participait aux réunions du Wolfe Tone Club. En mars 1911, l’IRB demanda à Pearse de prendre la parole lors du concert annuel à Dublin en hommage à Robert Emmet, et plus tard dans l’année, le leader ouvrier radical Cathal O’Shannon lui demanda de faire une conférence sur Emmet à Belfast.

L’année suivante, Pearse fonda Cumann na Saoirse [‘le Club de la Liberté’], organisation destinée à promouvoir en langue irlandaise des discussions d’opinions et à déclencher des actions, et lança son organe, An Barr Buadh [‘La Trompette de la Victoire’]. Bien que partisan du Home Rule, il expliquait que si celui-ci passait, il ne représenterait que la destruction d’un seul des maillons de la chaîne du prisonnier, et que s’il ne passait pas, il faudrait utiliser la force pour libérer l’Irlande de la domination britannique. En juin 1913, il commença à écrire une colonne régulière dans Irish Freedom, l’organe de l’IRB. Dans ces articles, son passage du simple nationalisme au républicanisme apparaissait clairement.

De même, il avait soutenu fermement les ouvriers de Dublin lors du grand lock-out qui avait duré du mois d’août 1913 au mois de février 1914. Sa politisation s’accéléra avec la fondation des Irish Volunteers à la fin de l’année 1913, à laquelle il contribua beaucoup. Il commençait à parle de « révolution irlandaise », pour décrire la tâche de la présente génération, bien que, comme  Augusteijn le suggère, il croyait davantage en la génération des Fianna [les jeunesses du mouvement républicain] qu’en les adultes de sa génération pour accomplir la révolution. Peu de temps après la fondation des Volunteers, Pearse rejoignit l’IRB.

Dans les rangs des Volunteers et de l’IRB, Pearse se situait à gauche, comme on le voit lorsqu’il vota contre la proposition de MacNeill acceptant 25 personnes de l’équipe de John Redmond à la direction des Volunteers, décision qui permit aux parlementaristes de se frayer une voie royale dans l’organisation et qui permit à John Redmond de la décimer en canalisant une grande partie de ses membres dans l’armée britannique lors du déclenchement de la Première Guerre mondiale. Les prémisses de la guerre furent un moment d’hyper-activité des Redmondites contre les radicaux dans le mouvement des Irish Volunteers. Pearse avait remarqué que MacNeill était « faible, désespérément faible. Je l’ai toujours su ». Il remarquait aussi que MacNeill « ne se battait jamais, sauf quand les Redmondites attaquaient sa réputation personnelle, là il se rebiffait. »

(MacNeill, bien sûr, détruisit toute possibilité de réussite du Soulèvement de 1916, puis fut chose à peine croyable, ré-admis dans le mouvement à un poste dirigeant, ce qui lui permit de commettre encore deux grandes trahisons : voter pour le Traité en 1921, puis capituler lors des négociations de la Commission sur la Frontière quelques années plus tard! Comme le disait Connolly, les Britanniques dominent non seulement par la répression, mais aussi par la duperie, et dans le monde du nationalisme irlandais, ils trouvaient un très grand nombre de dupes sur qui s’entraîner. A l’opposé de ces hommes qui avaient permis à MacNeill de revenir à la direction, Constance Markievicz voulait le faire fusiller pour trahison après 1916.)

Suite à la scission redmondite qui emporta une grande majorité de l’organisation, les radicaux réorganisèrent les Irish Volunteers, qui grandirent à nouveau. Pearse joua un rôle crucial dans cette reconstruction et prépara un plan pour une résistance de guérilla, au cas où les Britanniques machineraient un coup contre eux. Hélas MacNeill-le-mou put rester chef d’Etat-Major et Blumer-le-perfide accéda au poste de chef opérationnel. Dans ce chapitre, Augusteijn examine certaines des contradictions politiques de Pearse dans cette période, comme sa tendance à être trop tolérant [‘over inclusive’] et à ne pas voir les divisions de classe dans la politique nationaliste irlandaise, tout en remarquant que le lock-out de 1913-14 et l’impact de la guerre sur les pauvres de Dublin l’avaient poussés vers la gauche. « Le développement le plus marquant dans la pensée politique de Pearse fut de se rapprocher de James Connolly » écrit le biographe, page 267. Il note aussi que le lock-out l’a stimulé à lire Labour in Irish History de Connolly, puis son journal Workers Republic. Augusteijn remarque que Pearse, chaud partisan des droits des femmes et des avancées sociales, admirait les positions de Connolly à ce sujet. Et Pearse fut de plus en plus influencé par les thèses de Fintan Lalor, dirigeant républicain révolutionnaire de l’époque du mouvement Jeune Irlande, qui était également admiré et mis en avant par Connolly.

Augusteijn remarque que « Patrick soutenait un certain nombre de thèses socialistes à la fin de sa vie, lesquelles plaçaient l’intérêt du peuple tout entier au-dessus de ceux de l’individu, comme par exemple en ce qui concerne la question de la propriété commune des biens de production, de distribution et d’échange. » (p. 267). A ce moment, Pearse était devenu la figure la plus connue et la plus populaire de l’IRB, c’est pourquoi on lui demanda de prononcer le discours d’hommage à O’Donovan Rossa lors de son enterrement. Cette cérémonie rassembla tous les groupes radicaux du moment (IRB, la milice ouvrière de l’ICA, les Irish Volunteers, des syndicalistes et des nationalistes avancés appartenant à d’autres groupes). Pearse avait demandé à Tom Clarke jusqu’où il pouvait aller dans son discours, et le vieux Clarke lui répondit : « Aussi loin que tu pourras. Fais le chaud comme les braises de l’enfer, oublie toute retenue ». Son discours aux funérailles d’O’Donovan Rossa devint l’un des discours de l’histoire irlandaise parmi les plus fameux. Suite à ce discours, les Redmondites, ces gens charmants, firent tout pour discréditer Pearse, se servant par exemple de la faillite de St Enda. (p. 270).

Le cinquième chapitre du livre est consacré à Pearse le révolutionnaire. Il examine les différends entre Pearse et l’IRB et montre que c’est seulement après l’expulsion de l’ancienne direction de l’IRB et son remplacement par des jeunes gens plus radicaux, avec Tom Clarke comme mentor vétéran, que Pearse se rapprocha de l’organisation, bien que Clarke avait conservé quelque méfiance à son égard pendant un certain temps. Et même lorsque Pearse rejoignit l’IRB, ce ne fut pas sans certaines réserves, comme par exemple lorsqu’il dit à un ami : « L’IRB est nécessaire parce que nous devons avoir un conseil suprême à nous, mais quand les Irlandais pourront se déclarer ouvertement républicains, l’IRB devra cesser d’exister » (p. 282).

Ce point de vue ne manquait pas de clairvoyance, étant donné que quelques années plus tard, le Conseil Suprême de l’IRB, gardien auto-proclamé de la liberté de l’Irlande, devint son fossoyeur, et le contrôle de Collins sur l’organisation a été un facteur important d’agrégation des forces de la contre-révolution. L’attitude de Pearse envers l’IRB dément la version des anti-républicains professionnels, qui le dépeignent en homme friand de drames et de conspirations obscures et retorses.

Augusteijn montre aussi que Pearse et d’autre membres de l’IRB et des Irish Volunteers envisageaient un soulèvement avant même l’irruption de la Première Guerre mondiale. Pearse jouait un rôle central dans les deux organisations et put accéder au Conseil Suprême de l’IRB. A la fin de l’année 1915, il commença un travail de clarification théorique, en « récurant intellectuellement la cuisine » comme le dit Augusteijn. Pearse écrivit une série de brochures exposant ses vues : deux d’entre elles, Ghosts et The Spiritual Nation, sont lourdement marquées de métaphysique et considèrent le nationalisme irlandais comme une sorte de foi divine, stable et éternelle.

En fait, leur lecture est étrange si on les associe aux deux autres brochures publiées lors des derniers mois de sa vie. Par exemple, dans The Separatist Idea, il se concentre sur des révolutionnaires comme Tone, Lalor, Mitchel et Davis. Dans The Sovereign People, son dernier pamphlet, et stade ultime de son développement politique, il se penche vers ce qu’il appelle la base matérielle de la liberté. Ce pamphlet est un document révolutionnaire nationaliste et révolutionnaire démocratique. Ce n’est pas un document socialiste, mais il témoigne de l’influence du socialisme de Connolly, et du fait que Pearse continuait à évoluer vers la gauche lors des derniers mois de sa vie.

Augusteijn cite la déclaration fameuse ou honteuse de Pearse, au début de la Première Guerre mondiale, selon laquelle il était beau de voir les peuples verser leur sang pour leur pays, déclaration qui rencontra l’hostilité de Connolly qui lui répondit qu’il était un « sombre imbécile ». Mais contrairement aux révisionnistes de droite comme de gauche, Augusteijn remarque qu’il ne « s’agissait pas seulement d’une célébration du bain de sang », puisque Pearse comprenait que des guerres de ce genre étaient vraiment terribles et qu’il avait dit que la Première Guerre mondiale était une guerre entre empires pour le pouvoir mondial. (p. 293). (Toutefois, on peut voir là un exemple de la supériorité du marxisme de Connolly, même sur les penseurs purement républicains les plus avancés de leur temps).

Augusteijn rappelle utilement que la célébration du bain de sang était chose commune à l’époque, en particulier chez les libéraux, les féministes et même dans tout un secteur des socialistes d’alors, sans parler des idéologues impérialistes, chose importante que les anti-républicains ont coutume de passer sous silence. Cette partie du livre se conclut sur la reconstruction des faits lors des semaines ayant abouti au Soulèvement, et lors du Soulèvement lui-même.

Le dernier chapitre s’occupe de l’héritage de Pearse. L’auteur remarque les difficultés qu’ont eu les Free Staters [dirigeants de l’Etat Libre post-partition] avec Pearse, alors que le parti Fianna Fail se revendiquait de lui à la fin des années 1920 et au début des années 1930. Mais lorsque ce parti accéda au pouvoir en 1932, il devint moins enclin à s’en revendiquer. L’invocation de son nom était faite par des partis d’opposition, mais pendant tout ce temps, les écrits de Pearse étaient largement ignorés.

Après 1966, et surtout après que le conflit armé eut commencé dans le Nord, les attitudes envers Pearse changèrent. 1916 devint plus difficile à assumer pour l’establishment du Sud, dont les bases n’étaient pas le nationalisme irlandais, mais le nationalisme des 26 comtés. Bien qu’Augusteijn fasse quelques remarques intéressantes dans ce chapitre, il se contente en gros de mentionner le nombre de fois où des députés ont mentionné son nom et le nombre de publications académiques à son sujet. Ces choses sont valables, mais il aurait été plus satisfaisant de partir de là pour parler de la pertinence ou non des idées de Pearse dans l’Irlande d’aujourd’hui.

Augusteijn conclut ainsi son livre : « Bien que l’on puisse affirmer que les partisans de ses idées ont triomphé quand ils devinrent les dirigeants d’une Irlande du Sud indépendante, ses idées sociales et culturelles furent lues, mais jamais appliquées. Cet échec peut être attribué, comme le disait Martin Daly en 1917, non pas à leur manque de pertinence, mais à l’arriération du pays. »

Il est tout à fait vrai qu’aucune des idées de Pearse ne sont passées dans la politique d’Etat, ni dans le domaine de l’éducation, ni dans celui des droits des femmes, ni en ce qui concerne la prise de possession des ressources naturelles et du sol par le peuple et la subordination du droit à la propriété privée au bien commun – mais cela a peu à voir avec l’arriération du pays, et tout à voir avec la victoire de la contre-révolution en 1922-23. L’abandon de Pearse fut un résultat nécessaire du triomphe de deux Etats réactionnaires et du refoulement subséquent de toute cause progressiste en Irlande.

Bien que j’ai quelques reproches à faire à ce livre, comme indiqué plus haut, je le recommande fortement. En ce qui concerne l’enseignement, il se tient bien au-dessus de tout ce qu’a produit la brigade révisionniste anti-Pearse. Ce livre est un excellent comte-rendu de la vie de Pearse, l’homme et le révolutionnaire, rempli d’informations et d’analyses captivantes.

Post Scriptum

Où tout cela nous mène-t-il dans notre rapport, nous autres républicains-socialistes, avec Pearse? Je pense que nous devons avoir de la vénération pour Pearse, qui fut un remarquable révolutionnaire républicain, complètement engagé au service de la cause de l’émancipation de l’Irlande et de l’auto-élévation de la masse du peuple irlandais. Il n’était pas socialiste, mais il était un meilleur révolutionnaire que ces socialistes économistes [‘gas-and-water socialists’] qui l’ont dédaigné et se sont pincé le nez à son sujet pendant tant de décennies.

Pearse était encore jeune et politiquement en développement lorsque sa vie fut prise par un peloton d’exécution britannique. Si le Soulèvement avait réussi, ses idées de la maturité, telles qu’exposées dans The Sovereign People, suggèrent un réalignement avec Connolly. Pearse avait reconnu que Connolly était, du point de vue politique, le leader-clé du Soulèvement. C’est là que nous arrivons au vif du sujet. C’était Connolly le plus grand penseur de cette génération de révolutionnaires irlandais, et c’est le marxisme qui a donné à Connolly les outils d’analyse les plus acérés.

Aujourd’hui, les contradictions de classe sont sont développées plus avant en Irlande et comprendre la base de classe des arrangements politiques existants des deux côtés de la frontière impériale est un impératif pour quiconque veut avancer vers la liberté complète. En outre, le siècle passé nous a montré que parler de la République ne suffit pas, nous devons être précis au sujet de la nature de classe de la future République Irlandaise. Cette nature de classe est celle d’une République des Travailleurs, autrement dit, en termes politiques, une République Socialiste. Une république où la classe ouvrière, emmenant la paysannerie pauvre, gouverne le pays.

Pearse n’avait rien à dire sur ces choses, même si son dernier pamphlet indique qu’il avançait vers des points de vue de plus en plus à gauche. C’est Connolly qui a tracé le chemin stratégique de la révolution irlandaise et a expliqué quelle était la base de classe nécessaire d’une Irlande libre. Nous qui vénérons Pearse le républicain remarquable, ou le révolutionnaire nationaliste au sens où Lénine employait ce terme, c’est sur les épaules de Connolly que nous devons nous tenir.

Par Philip Ferguson

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4 commentaires pour En défense de Padraig Pearse – deuxième partie

  1. Ping : Pádraig Mac Piarais – The New Study In Review | An Sionnach Fionn

  2. Monier Alain dit :

    Votre article sur Padraig Pearse, m’a amene a considerer ce qui a ses yeux paraissait referent « propriete commune » incidence d’un tradition Gaelique correspondant a la formulation marxiste de Connolly. A ce titre s’affiche aujourd’hui une nouvelle antropologie familialle.
    Le systeme Patriarcal se fissure (monoparentalite , le couple se dissous etc) La femme elle aussi tend a occuper differentes places du fait des possibilites scientifiques (mere seule avec enfant soit d’un pere, soit par insemination, peut etre porteuse etc). Je ne fais pas intervenir l’homoparentalite qui ne complique pas le processus, mais qui devient une suite a tout ces effets de « destructuration ». La Femme, la Mere epouse ou autres, qui prend l’ascendant du fait qu’elle detient le pouvoir de donner la vie, de detenir le pouvoir generationnel.
    Des Pratriciens constatent que ces changements determinent des deregulations psychiques qui sortent des denominations classiques (nevroses, psychoses) des etats dient Bordelines ,par perte de referent Paternel. L’instabilite, imprevibilite, recrudescence des addictions (alcool, drogues etc). C’est le fourvoiement dans ce que Lacan a toujours nommes l’Autre jouissance, dont la femme est porteuse (pas tout, mysticisme) dont elle ne sait dire ce qu’il en ai. Des hommes sont aussi porteurs de ses effets (sortie du corps, NDA) qui ne cesse de montrer qu’une Autre jouissance que la Phalique est operante. A ce titre je repete ce qu’affirmait Jacques Derrida, ce qui subsiste de ce dechirement Famillial tradtionnel sera toujours le lien social. Je n’explique pas (se serait trop long) ce qu’implique cette jouissance Autre, mais elle recele en elle l’ouverture a un autre lien Societal qui peut transformer la societe et la vie. Une nouvelle antropologie qui peut paraitre deconcertante, mais pour autant re structurante. L’Union Sovietique a echoue dans sa vision antropologique traditionnelle, parce qu’elle ne pouvait de ce fait abattre le fondements societal traditionnel. La lignee reposant sur l’organisation traditionnelle de la transmission Pere, Mere, Enfant. La mystique qui n’a rien a voir avec notre Dieu judaique n’est pas a rejette commel telle., comme fut la destruction de la croyance comme opium du Peuple. Si un changement de parametre social s’avere possible c’est par cette voie. Bien sur l’Etat, toutes autorites centrales ne peut influer, regimenter un tel ordre qui ne correspond plus a son ancienne nature, comme cela se fit dans un communisme purement ideologique. Elle ne pourra etre que contractante. Cela peu paraitre utopique, mais surement plus edifiant car tout viendra de la base. Ma generation n’en verra certainement pas des resultats rapides. On ne reviendra pas au clanisme traditionnel, mais a des valeurs groupales.
    Ceci est un « un point de vue » concernant pour autant des constats reels et objectifs. J’espere avoir ete assez clair. Mon but est de donner valeur au collectif a venir contre l’indivdualisme outrancie concocte par un systeme totalement inconscient, mais qui repose sur des bases destructrices. Le libre Echange en est le marqueur a travers l’ancienne antropologie ou Rousseau affirmait que le pouvoir sur la femmes etait la premice de la possession . Marx pensait peut etre dans son fort interieur que ce systeme se detruirait de lui meme a longue echeance, mais il lui etait impossible de dire a « ses proletaires » que les temps n’etaient pas encore arrivees ». Le combat serait necessaire car en fait si le systeme va a sa fin, il peut entrainer la planete dans sa perte plus rapidement que l’histoire, d’ou la necessite d’avoir des militants pour prendre conscience des transformations operantes afin d’eviter des retours en arrieres, des redressements dans le sang par des guerres civiles. La Verite doit toujours etres dites, la propagande dite directive ne peut changer les choses, seuls les faits sont vrais.et ceux qui se donnent comme les eclaireurs de ces faits, garder bien a l’esprit qu’ils n’ont pas la science infuse, car ils ne maitriseront jamais le secret de l’inconscient. Cordialement Alain Monier

  3. peadar dit :

    Et même lorsque Pearse rejoignit l’IRB, il gardait certaines réserves, disant par exemple à un ami : « L’IRB est nécessaire parce que nous devons avoir un conseil suprême à nous, mais quand les Irlandais pourront se déclarer ouvertement républicains, l’IRB devra cesser d’exister » (p. 282). Ce point de vue ne manquait pas de clairvoyance, étant donné que quelques années plus tard, le Conseil Suprême de l’IRB, gardien auto-proclamé de la liberté de l’Irlande, devint son fossoyeur, et le contrôle de Collins sur l’organisation a été un facteur important d’agrégation des forces de la contre-révolution.

    c’est bien dit! un jour ruairi o bradaigh (je crois) a expliqué que l’IRB avait fait passer à ses membres un message secret leur ordonnant de voter pour le maudit traité de partition, ce qui aurait été la cause immédiate de la victoire du vote « pour » au Dail

  4. Liam dit :

    Vous connaissez ce site quebequois

    http://solirque.blogspot.co.uk/

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