Le travail à domicile, une forme de servage

Le samedi 6 octobre eut lieu à Dublin une balade de solidarité, organisée par le Groupe d’Action des Travailleurs à Domicile (DWAG) et le Centre pour les Droits des Migrants d’Irlande (MCRI). Ils exigeaient que soit ratifié par le gouvernement irlandais la convention pour la décence du travail des travailleurs domestiques (C189) de l’organisation internationale du travail. Cette convention vise à attribuer aux travailleurs domestiques les mêmes droits qu’aux autres travailleurs. Entre 50 et 60 personnes se sont rassemblées face à l’assemblée de Dublin. Démographiquement, la foule consistait principalement en femmes migrantes, qui pour beaucoup étaient là avec leurs enfants.

Au début de la balade, des militants du DWAG et du MCRI ont fait des discours qui soulignaient que la majorité des travailleurs domestiques étaient des femmes et des adolescents, pour 82% d’entre eux. Un membre du syndicat SIPTU a également pris la parole, disant que le secteur du nettoyage du SIPTU travaillait avec le MRCI sur cette question. Suite à cela, le micro fut laissé à qui voulait parler en solidarité. Puis quatre travailleuses domestiques firent une danse traditionnelle, et la foule partit ensemble au jardin de Stephens Green.

Les travailleurs domestiques sont employés dans des domiciles privés. Ils font du ménage, du nettoyage, s’occupent des enfants et des personnes âgées, entre autres. Dans la plupart des pays, leur travail n’est pas reconnu par la législation du travail ou la protection sociale. En général, on leur refuse le droit à prendre part à un syndicat ou à en former. Ceci signifie que des mauvais traitements comme la surexploitation ou autres abus sont fréquents et impunis. En outre, nombre de travailleurs à domicile ont trouvé leur emploi dans le cadre d’un trafic humain. Les discours entendus ce jour parlent d’un taux de 70% d’emplois ainsi obtenus.

La convention C189 donnerait aux travailleurs domestiques : un salaire minimum de 8,65€ de l’heure, avec heures supplémentaires, l’interdiction de travailler plus de 48 heures par semaine, le droit à des pauses réelles, une augmentation pour le travail du dimanche et des jours fériés, des vacances annuelles convenablement payées, le droit de ne pas résider dans la maison où ils travaillent, un contrat de travail écrit et des fiches de paye, le droit de se syndiquer. Le Groupe d’Action des Travailleurs à Domicile, quant à lui, cherche à : informer les travailleurs domestiques au sujet de leurs droits, militer pour des lois protégeant les droits des travailleurs domestiques, soutenir les travailleurs domestiques dans leurs efforts pour les obtenir; faire connaître les problèmes rencontrés par les travailleurs domestiques, construire une puissante organisation qui les représente.

Source : ici

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