Liam O’Ruairc – Note de lecture du livre de Pierre Poggioli

Pierre Poggioli : Une Histoire de l’IRA – Armée Républicaine Irlandaise (Editions Fiara, 2012. 212 pages)

Pierre Poggioli est un ancien responsable du FLNC et conseiller territorial à l’Assemblée de Corse. Il est Docteur en sciences politiques et l’auteur de plusieurs ouvrages. Il est intéressant de voir quelle analyse un militant Corse pourra avoir de l’IRA et son histoire.

Un problème majeur est que ce livre se base sur des sources extrêmement réduites. Les livres mentionnés dans la bibliographie (p. 211) dont d’ailleurs très peu ont un rapport direct avec l’IRA ne sont pas cités dans le texte, et les ouvrages cités dans le texte ne sont pas repris dans la bibliographie. L’ouvrage a puisé énormément dans le livre de Roger Faligot La Résistance Irlandaise et la traduction française de la première édition de l’Histoire de l’IRA par Tim Pat Coogan et à vrai dire ne rajoute pas grand chose à ces deux ouvrages. L’auteur utilise aussi des articles des revues Irlande Libre et Solidarité Irlande, et des articles du quotidien Libération. L’auteur a également consulté le site de Libération Irlande. L’impression générale est que l’auteur n’a absolument pas consulté les sources disponibles en langue anglaise –peut-être parce qu’il ne maîtrise pas cette langue – et se limite à des ouvrages en français.

Les seules références aux publications en langue anglaise sont empruntées sans être attribuées – et ce à près de trente occasions – à l’Histoire de l’IRA Provisoire disponible sur Libération Irlande. Par exemple, les pages 133-134 du livre reprennent intégralement les pages 50-51 de l’Histoire de l’IRA Provisoire publiée par Libération Irlande sans les créditer. (Il faut noter que dans l’original était écrit: «On estime que 80% des ressources du mouvement républicain sont investies dans les élections», «On» que Poggioli transforme en «les opposants au développement du terrain institutionnel». En fait, le «on» se référait aux études publiées sur le financement de l’IRA). Le fait que le livre se base sur des sources si réduites ne peut que limiter la compréhension que l’auteur a de l’IRA.

Le livre contient un nombre particulièrement élevé d’erreurs.

Les noms propres sont régulièrement déformés. Par exemple, Pearse Kelly devient «Pearse O’Kelly» (p.54), Ian Paisley «Yan Paisley» (p.70) Joe Cahill «Joé Cahill» (p.86), John Hume «John Yume» (p.89), Harry Kirkpatrick «Harry Kilpatrick» (p.102), Lenny Murphy «Lernie Murphy» (p.111), Harry ‘Basher’ Flynn «Basher Harold» (p.116) David Trimble «John Trimble» (p.127), Peadar O’Donnell «Pearse O’Donnell» (p.140), Danny Morrison «Jim Morrison» (p.150), Brian Nelson «Brian Neilson» (p.175), George Mitchell «George Mitchum» (p.192) .

Quand il s’agit de noms irlandais ou leur version anglaise, l’auteur n’est pas cohérent. Il parle de «William McKee et Franck Card» (p.91) à certains endroits, alors qu’à d’autres il mentionne «Billy McKee et Proinsias MacAirt» (p.165) ce qui ne peut qu’augmenter la confusion du lecteur.

Ce n’est pas mieux pour les noms de lieux. Par exemple, Pomeroy et Tyrone deviennent «Pommeroy» et «Tyronne» (p.60), Gardiner Place «Garden Place» et le Kevin Barry Hall «Cavern Barning Hall» (p.77), Ballymurphy «Ballymur» (p.80), Bundoran «Bundorands» (p.87), Long Kesh «Long Kesch» (p.91), Warrenpoint «Warreport» (p.107), Ballykelly «Ballyskelly» (p.111), Milltown Cemetry «Milletown» (p.121), Shannon «Shanoon» (p.142), Leinster House «Leister House» (p.149)

Les noms d’organisations ne sont pas mieux servis. Le livre parle du «Republican Congress Party» (p.50) qui n’en a jamais été un. L’auteur nous apprend qu’en 1986 Ruairi O’Bradaigh et Daithi O’Conaill «créent le Sinn Fein Provisoire (Sinn Fein Poblachta), journal Saorse» (pp.115 et 149), ce qui représente pas moins de trois erreurs sur dix mots. Le Comité pour la Souveraineté des 32 Comtés est rebaptisé dans cet ouvrage «le Comité des 32 Comtés» (p.123)

En termes de dates, ce n’est pas mieux. La campagne de bombes de O’Donovan Rossa est située en 1903 et pas vingt ans plus tôt (p.24). Le pogrom de 1969 se passe le «12 août 1968» (p.72), l’IRSP est «née en 1973» (p.83) alors que le parti n’a été formé qu‘en décembre 1974, l’exécution de l’ambassadeur britannique aux Pays-Bas est placée en 1981 et non en 1979 (p.106), le slogan du fusil et du bulletin de vote est placé en 1983 et non en 1981 (p.111) La CIRA «existe aussi depuis 1983» (p.123) alors qu’elle n’apparaît que plusieurs années après. La Convention de l’Armée se serait passée en 1983 et non en 1986 (p.149). Un ‘Accord de Stormont’ daterait du 10 avril 1999 (p.198) alors que quelques pages avant l’auteur parle de ‘l’Accord de Paix pour l’Irlande du Nord’ du 10 avril 1998 (p.195). (Que dans un interview dans un quotidien corse l’an dernier il appelle même «les Accords de la St Patrick»!)

Quand l’auteur ne se trompe pas sur les années, il fait régulièrement des erreurs sur les mois et les jours. La quatrième de couverture situe au premier février le cessez-le-feu de l’IRA du 31 août 1994. En 1997 «l’IRA déclare un nouveau cessez-le-feu et Sinn Féin entre à nouveau dans les négociations (20 juillet) puis un cessez-le-feu inconditionnel et illimité (31 août)» (p.122) alors que c’est l’inverse.

L’ouvrage est peu fiable en termes de chiffres et de nombres. L’auteur mentionne certains chiffres (par exemple page 72 sur la scission de 1969-1970) qui sont discutables ou inexacts et sans mentionner leur source. Par exemple, le livre affirme que en 1922-1923 «234 républicains sont exécutés dès leur arrestation ou emprisonnés» (p.45) alors que leur nombre s’élève à 77. L’auteur écrit qu’en 1981 «l’INLA tuera une soixantaine de membres de l’armée, la police et paramilitaires unionistes» (p.102) alors que durant cette année elle est responsable d’un total de dix morts. En 1987 à Loughall «huit (membres de l’IRA) tombent sous les balles, un autre civil est blessé et trois membres des forces de l’ordre sont aussi tués» (p.173) alors que le bilan est de huit activistes et un civil tués. L’Ordre d’Orange «revendique quelques 80.000 membres» (p.196) aujourd’hui, alors que c’est moins de 30.000.

Le livre contient énormément d’erreurs factuelles. Certaines sont relativement mineures. Sean Mc Bride n’a jamais appartenu à l’aile socialiste de l’IRA (p.52), Eddie McAteer est décrit comme «un vieux responsable républicain» (p.75) et non comme un politicien nationaliste constitutionnel, Sean MacStiofain (en anglais John Stephenson) devient «Sean Stephenson» et est décrit à tort comme étant originaire de Liverpool (p.77), tout comme Daithi O’Conaill comme venant du Donegal alors qu’il est originaire de Cork (p.87). Billy McMillen est décrit comme «vivant surtout à Dundalk au sud de la frontière» (p.83) alors qu’il était le chef des Officiels à Belfast (fonction que l’auteur attribue à un certain «Padraic» qui n’a jamais existé), l’IRA Officielle se serait dissoute en 1974 (p.82), et le livre leur attribue «un député du Parlement» (p.83) en 1971 alors que l’organisation n’avait pas un seul élu à cette époque.

Des O’Hagan sera surpris d’apprendre qu’il est décrit comme «notoirement stalinien» (p.147). Les Irlandais de Vincennes «s’étaient réfugiés à Paris pour échapper aux règlements de comptes internes à l’INLA» (p.116) et non à la police, Ivor Bell n’a rien à voir avec un «troisième bataillon» (p.180) L’attentat d’Enniskillen «vise une unité anglaise» (pp.117-118) et non une cérémonie civile commémorant le 11 novembre. Bobby Sands est «élu député Sinn Féin de Belfast-Ouest» (p.109) et non candidat independant au Fermanagh-South Tyrone.

Mais d’autres erreurs sont beaucoup plus grosses. L’auteur affirme que durant les années 70, «70% des Catholiques sont au chômage» (p.169) ce qui est factuellement faux. On sera supris d’apprendre que «La minorité catholique est aussi écartée de l’expression politique dans les médias (interdictions des partis nationalistes au Nord, 1972-1994, censure en Grande Bretagne)» (p.80) Quels partis ou journaux ont été interdits entre 1972 et 1994? Quand à la censure, celle-ci n’est entrée en vigueur qu’entre 1988 et 1994 et ne visait pas la minorité catholique dans son ensemble. On trouve dans le livre la perle suivante: «Abscent des précédentes élections, (le Sinn Féin) est présent aux européennes (juin 1984). Danny Morrison, élu député, remplace John Hume, confirmant sa poussée au sein de l’électorat catholique. Il siègera à Strasbourg.» (p.149) La réalité est que John Hume a gagné cette élection haut la main, obtenant 151.399 votes, ce qui est beaucoup plus significatif que les 91.476 votes obtenus par Morrison qui n’a jamais mis les pieds à Strasbourg!

Loin de confirmer la poussée du Sinn Féin au sein de l’électorat catholique, ça prouvait que le parti peinait à dépasser le seuil du tiers de l’électorat catholique. L’auteur affirme qu’à partir de la seconde partie des années 80, «l’IRA Provisoire bénéficie d’un soutien croissant de l’intelligentsia sud-irlandaise» (p.150) alors que cette dernière n’avait jamais été aussi hostile et que le mouvement était extrêmement isolé. L’auteur écrit que dans les années 50 Liam Kelly et ses partisans «veulent mener une campagne militaire dans l’Etat Libre» (p.60) alors que l’Etat Libre n’existait plus depuis 1937 et que Saor Uladh reconnaissait explicitement la légitimité des institutions des 26 comtés.

L’ouvrage contient aussi quelques affirmations sans fondements. L’auteur écrit: «Kieran Nugent, détenu républicain refuse d‘endosser l’uniforme des détenus (14 septembre 1976). Jeté nu dans sa cellule, il refusera de se vêtir jusqu’à sa liberation (mars 1979)» (p.166) En fait, Nugent a endossé l’uniforme des détenus pas moins de 46 fois durant cette période. (Cf. Chris Ryder, Inside The Maze, London: Methuen, 2000, p.195)

L’attentat de 1996 contre Thiepval Barracks est «attribué à des dissidents, les Comités Combattants Révolutionnaires» (pp.122 et 192) alors que l’IRA Provisoire l’a officiellement revendiqué et l’organisation mentionnée n’a jamais existé ou même été évoquée dans les médias à l’époque. Le livre évoque un «pacte tactique de non-agression» entre PIRA et RIRA (p.126) qui n’a jamais existé. Le livre est assez confus sur le concept d’autodétermination (par exemple p.192 et suivantes ). Ce que l’auteur appelle «les accords de paix» n’ont jamais reconnu l’autodétermination au sens classique du terme du peuple d’Irlande; on peut au mieux parler de co-détermination limitée. (Cf. Austen Morgan, The Belfast Agreement and the Constitutional Status of Northern Ireland, in Brian Barton et Patrick J. Roche, The Northern Ireland Question: The Peace Process and the Belfast Agreement, Basingstoke: Palgrave Macmillan, 2009)

L’ouvrage est essentiellement narratif et descriptif, et reste insuffisant en termes analytiques ou d’analyse de fond. Par exemple, quelles sont les lignes de démarcation entre le républicanisme et le nationalisme, en général, et avec le nationalisme constitutionnel en particulier? L’auteur ne porte quasi pas de jugements, par exemple il ne pose pas la question de savoir si l’Accord de Belfast représente un compromis, une victoire ou une défaite pour le républicanisme. Il évoque la soi-disant « désastreuse trêve de 1975 » (p.150) sans expliquer pourquoi elle aurait été « désastreuse ».

L’ouvrage ne fait pas de bilan (voire d’inventaire avant liquidation?) de l’histoire de l’IRA. La question de la continuité et la discontinuité dans l’histoire du mouvement n’est pas même soulevée. L’auteur reste prisonnier de clichés comme l’opposition entre ‘traditionalistes’ et ‘jeune garde’, ‘nord’ et ‘sud’, etc. qui ont été discrédités depuis un bon moment.

En guise de conclusion finale l’auteur avance la thèse suivante: « Au fil des années de contestation, avec la radicalisation et la création d’organisations armées prenant le leadership de la contestation, les mouvances plus modérées sont contraintes de se référer à elles et de toujours se positionner, durant toutes les évolutions qui s’ensuivront; en fonction de la lutte armée et de leurs choix politiques. » (p.204)

Cette phrase à elle seule résume l’incompréhension que l’auteur a de l’histoire de l’IRA car c’est exactement le contraire qui est vrai. Historiquement le problème central pour les organisations républicaines a été l’hégémonie du nationalisme constitutionnel et le fait que ce dernier réduit leur espace politique et marge de manœuvre, ce qui fait que ce sont les républicains qui doivent s’adapter au nationalisme constitutionnel plutôt que l’inverse – le soi-disant ‘processus de paix’ étant un parfait exemple pour en prendre le plus récent.

Pour ce qui est des « réponses des Etats à la contestation » le livre est très insuffisant, les analysant sous le prisme soit de la répression soit de la négociation. Le lien entre répression et réformes n’est pas analysé, ni celui des paramètres des négociations. Dans l’analyse des rapports entre Etats et mouvements d’opposition, le processus d’institutionalisation (qui joue un rôle décisif dans l’histoire du républicanisme irlandais) n’est pas même évoqué.

Ce livre montre l’intérêt réel que suscite la question d’Irlande dans d’autres pays, mais ses erreurs illustrent parfaitement l’incompréhension que des militants étrangers peuvent avoir de l’IRA et son histoire.

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10 commentaires pour Liam O’Ruairc – Note de lecture du livre de Pierre Poggioli

  1. Ekintza dit :

    Liam, ne viens-tu pas de détruire une carrière ? 😀 😀
    Mais il picolait pendant qu’il écrivait ??

  2. je crois qu’à la base ce bouquin était une partie d’une thèse de doctorat en « sciences politiques » de Pierre Poggioli, qui espérons-le passera ici pour défendre son oeuvre!

  3. Liam dit :

    Trois livres sont sortis de cette these. L’Histoire de l’IRA, L’Histoire de l’ETA et L’Histoire du FLNC. Ils sont durs a obtenir (je n’ai pu lire celui sur l’IRA que grace a quelqu’un qui a des contacts en Corse ), mais il serait interessant de savoir si celui sur l’ETA est aussi fiable que celui sur les Accords de la St Patrick par Jim Morrison et George Mitchum. Sur un autre sujet, j’ai appris hier que c’est un type de Madrid qui est derriere le blog Norte del Irlanda qui militait dans un groupe etudiant.

    • Ekintza dit :

      Ah bon ? Parce que c’est un basque en fait, habitant à Madrid alors peut être.

      Oui j’en avais entendu parler, c’est une « étude comparée » des trois organisations.

      J’espère que la partie FLNC est correcte !!

  4. Saluta

    je ne m’étendrais pas sur des erreurs de forme (noms déformés… souvent erreurs de transcription) mais j’assume mes analyses quant au fond, même si elles peuvent être jugées incomplètes ou erronnées, tout en sachant qu’un regard extérieur est souvent « mal compris » par des militants dont l’histoire est racontée. J’aurais sûrement la même attitude pointilleuse vis à vis de gens écrivant sur l’histoire corse.
    Au-delà de ces critiques que j’accepte, j’invite les gens à lire mon ouvrage (partie de ma thèse). Je prends par contre en compte ces critiques de forme tout en revendiquant mon droit à avoir mon propre regard sur la lutte irlandaise (même si je ne peux que me situer en deça des connaissances de l’auteur de cette critique) comprenant fort bien la légitimité de ce genre de réaction.

    Mon livre somme toute ne se voulant qu’un humble apport en guise de solidarité à la lutte du peuple irlandais.

    Pierre Poggioli

  5. Liam dit :

    « un regard extérieur est souvent « mal compris » par des militants dont l’histoire est racontée.  »

    Au contraire, c’est ce qui fait l’interet de la chose. La confrontation/comparaison de deux luttes/perspectives differentes ne peut qu’enrichir.

    « j’invite les gens à lire mon ouvrage (partie de ma thèse) »

    Ce serait itneressant de voir la partie « comparative » entre les trois mouvements.

    « Mon livre somme toute ne se voulant qu’un humble apport en guise de solidarité à la lutte du peuple irlandais. »

    Bien compris!

  6. Liam dit :

    A Pierre Poggioli:

    Dans le meilleur ouvrage ecrit sur l’evolution du mouvement republicain actuel – The New POlitics of Sinn Fein par Kevin Bean- et dont la plus part du texte est disponible via google books ici
    http://books.google.co.uk/books?id=_XIo6rWrTVMC&pg=PA40&lpg=PA40&dq=Nationalisme+de+gestioN+%2B+Bean&source=bl&ots=0-_98jzW-R&sig=_2unVFU7q800v4CzP58wgGUZdic&hl=en&sa=X&ei=ct13UKzwNvSM0wXmz4DQCw&sqi=2&ved=0CCEQ6AEwAA#v=onepage&q=Nationalisme%20de%20gestioN%20%2B%20Bean&f=false

    A la page 40 il compare la Corse, Euskadi, Catalogne Irlande etc en parlant d’un passage de « nationalisme de protestation » a un « nationalisme de gestioN »

    Jettez-y un coup d’oeil. (J’apporte un exemplaire aux camarades de LI)

    • Quelques reflexions : Pierre pOGGIOLI

      -Tout d’abord, il est vrai que je n’ai pas cité cet auteur (cité dans le livre sur les trois) mais à ma décharge, j’ai renvoyé dans les notes à la lecture de Futur Rouge et à Liberation irlande qui ont publié ses écrits (que j’ai trouvé très bons)
      – Il est vrai que sur deux pages, il pointe un certain nombre d’erreurs de dates (en fait des erreurs de transcription et des erreurs ayant échappé à la relecture). Maintenant, critiquer aussi longuement la transcription des noms de militants ou de lieux (souvent en Gaélique ou en Anglais ou en Français) c’est pousser le bouchon un peu loin J’imagine l’exercice d’un militant basque ou irlandais s’il avait à transcrire nos noms et nos prénoms (en Corse ou en Français)
      – Il est vrai que ne lisant pas couramment l’Anglais, j’ai du surtout m’inspirer des écrits en Français sur le sujet, tout en citant les sources anglaises réferencées par ces sources françaises (Faligot, Chalandon, Adams, Joannon, Frechet, liberation, Solidarité IRLANDE, site Liberation Irlande…..) longuement citées dans la Bibliographie du livre sur les trois, et en notes aussi dans le livre sur l’IRA.
      -Il est vrai que mes travaux de recherche m’ont conduit aussi à avoir un regard distancié (je n’ai pas à apprécier en tant que chercheur la justesse des positions prises durant ce processus de paix, étant astreint à ne pas avoir un regard partisan) ce qu’il me reproche ( cest son droit de militant) .
      -Il est vrai aussi que la lutte vue d’un regard extérieur ( tout en pouvant être très intérressant) peut « faire grincer les dents » de gens qui se jugent plus au fait, ou qui sont des militants de la lutte analysée, ce que j’aurai vraissemblablement comme attitude si des non corses analysaient notre lutte, (d’autant que mes propres écrits sur la Corse peuvent irriter d’autres militants corses) mais ils n’engagent que moi et je n’ai jamais prétendu à une totale objectivité.
      Pour le reste, j’assume mes analyses (sur la constitutionnalité, l’institutionalisation, la différence entre les rapports mouvement armé-structures politiques publiques existqant enIrlande et au pays basque… ) tout en admettant des oublis ou une méconnaissance de certains faits, ce que je reconnais volontiers, la recherche sur le problème se poursuivant de ma part ( et je prends note des pistes signalées par d’autres intervenants)

      Sulidarité internaziunale
      Pierre Poggioli

      Pierrot

  7. DF dit :

    Où peut-on se procurer ce livre ? Merci

  8. Site anc-corsica
    Blog Nutizie nustrale
    Petru Poggioli

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