RSF : déclarations au sujet de Martin Corey et Marian Price

1. Déclaration du 1er août 2012 au sujet de Marian Price

Le 1er août, Geraldine McNamara, porte-parole de Republican Sinn Féin, a appelé les groupes et les militants qui défendent les droits de l’homme à faire pression sur l’establishment britannique pour obtenir la libération immédiate de Marian Price, républicaine au long cours. Marian Price est emprisonnée depuis plus d’un an sur le fondement d’un simulacre d’accusation – les accusations d’origine ayant été abandonnées – et reste en prison sur l’ordre du secrétaire d’Etat, Owen Paterson. Comme son état de santé s’aggravait, le 22 juin, on la transféra de la prison de Hydebank à un hôpital.

Aujourd’hui, elle souffre de pneumonie et se trouve en soins intensifs. Les autorités pénitentiaires ont fait boucher les fenêtres de sa chambre d’hôpital, jusqu’au moment où les personnels hospitaliers firent entendre leur protestation. A moins qu’une action immédiate ne soit entreprise pour sauver la vie de Marian Price, elle mourra en prison comme Giuseppe Conlon en 1980, autre victime innocente de l’injustice britannique. Le maintien de la détention de Marian Price est encore une nouvelle violation des droits civils et des droits de l’homme de la part de l’establishment britannique qui continue d’occuper les six comtés du nord-est de l’Irlande.

2. Déclaration du 9 juillet 2012 au sujet de Martin Corey

Le département des prisonniers de guerre de Republican Sinn Féin a affirmé dans une déclaration du 9 juillet que le pouvoir judiciaire dans les six comtés occupés était dirigé par le ministère à l’Irlande du Nord, sous contrôle britannique, après qu’il eût annulé la décision du tribunal statuant sur le cas de Martin Corey. « Owen Paterson, secrétaire d’Etat britannique pour les six comtés, en décidant d’annuler le jugement de la cour d’appel des six comtés qui libérait le républicain vétéran Martin Corey, de Lurgan, montre jusqu’où l’Etat britannique est prêt à aller pour emprisonner des républicains irlandais. Les arrêts de ses propres tribunaux sont ignorés, retirant ainsi la possibilité de bénéficier même des apparences des voies de droit à un républicain vétéran qui est interné sans procès depuis avril 2010.

La libération de Martin avait été ordonnée par le juge Treacy le 9 juillet, mais plus tard dans l’après-midi, il devenait évident que Martin n’allait pas être libéré. Et en agissant ainsi, le ministère de l’Irlande du Nord n’a même pas pris la peine de passer par la procédure de l’appel. Lorsqu’il s’agit de traiter avec l’Irlande et les Irlandais, l’Etat britannique en revient toujours aux méthodes du colonisateur vis-à-vis du colonisé. Les normes et les procédures judiciaires et l’Etat de droit sont abandonnées pour écraser quiconque est prêt à revendiquer son opposition à l’occupation britannique de l’Irlande. Les actes d’Owen Paterson qui empêchent Martin Corey d’être libre démentent toute allégation selon laquelle l’Etat des six comtés serait un Etat démocratique normal. Son action représente une attaque contre les droits de l’homme, non seulement de Martin Corey, mais aussi de toute personne qui dans les six comtés chercherait à élever la voix contre l’ordre établi. »

Source : ici.

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