Qu’est-ce que l’Irlande du Nord? – première partie

Pamphlet écrit en 2010 par Brendan Clifford sous le titre Wither Northern Ireland?

Qu’est-ce que l’Irlande du Nord? Quelle est son origine? Quel est son propos?

Si elle était un Etat, elle n’aurait pas besoin d’avoir un propos. Il lui suffirait d’exister et de mener à bien l’exercice de son propre gouvernement. Mais ce n’est pas un Etat, cela n’a jamais été le cas, et il est extrêmement improbable que cela le devienne. Dans un monde composé d’Etats, l’Irlande du Nord est un point d’interrogation. C’est une composante de l’Etat britannique, mais qui est à part du fonctionnement normal de cet Etat. C’est une région étrangère à l’intérieur de l’Etat britannique. Il y a une grande diversité sociale en Grande-Bretagne. Les Ecossais et les Gallois sont différents les uns des autres, et des Anglais. Et à l’intérieur de l’Angleterre, les gens du Yorkshire et ceux du Surrey ont entre eux des différences immanquables. Mais ces différences ne les empêchent pas de mener en commun un Etat. Ils se connaissent, ils sont familiers les uns les autres, et participent à un degré ou un autre à la gestion de l’Etat. Il y a des gens en Ecosse et au Pays de Galles qui ne veulent pas participer à la gestion de l’Etat britannique. Ils veulent des Etats nationaux en Ecosse et au Pays de Galles. Mais les partis nationaux écossais et gallois ne sont pas des organismes étranges et inintelligibles. Ce qu’ils veulent est facilement compréhensible, qu’on soit d’accord ou non avec eux.

Mais combien y a-t-il ici de gens, parmi ceux qui s’intéressent activement à la politique, qui peuvent expliquer ce que veulent le Democratic Unionist Party, le Ulster Unionist Party, la Traditional Unionist Voice, le Popular Unionist Party, l’Ulster Defence Association, etc. ? Ces partis sont incompréhensibles dans le cadre conceptuel de la politique telle qu’elle s’est développé à mesure que se formait l’Etat démocratique. D’où leur étrangeté. Ces partis affichent très visiblement leur Britannicité. Mais ces Britanniques en Irlande, ces unionistes, sont l’aspect de l’Irlande qui est le moins compréhensibles pour les Britanniques. Si ces unionistes veulent être britanniques, pourquoi ne se contentent-ils pas de l’être, comme le font les autres Britanniques?

Une réponse simple serait de dire que l’Irlande du Nord, quelle que soit la définition qu’on lui donne, les empêche de se contenter d’être normalement britannique. Ils agitent des drapeaux britanniques, ils aiment la reine, et le militarisme britannique fait leur joie. L’Empire britannique était la mère-patrie de leurs désirs profonds. Mais, bien que tout ceci ait été englobé dans le fonctionnement de la Grande-Bretagne en tant qu’Etat démocratique fonctionnel, les unionistes ne sont pas du tout des Britanniques.

L’Irlande du Nord est une partie de l’Etat britannique, et en même temps c’est un endroit à part. Jack Straw a récemment expliqué que les Britanniques forment une société tolérante, et même si elle semble quelquefois xénophobe, ce n’est qu’une réponse passagère aux dernières vagues d’immigration en date, face aux Autres les plus récents. Les premiers Autres étaient les Irlandais qui sont arrivés par vagues au début du 19è siècle et qui ont alimenté la révolution industrielle. Beaucoup d’autres les ont suivis. Il y a un certain refus de chacun de ces Autres lorsqu’ils arrivent, mais ce phénomène ne dure pas, l’Autre devenant rapidement une partie du Nous de la Grande-Bretagne.

Ce qui s’est passé avec les unionistes dans le Nord de l’Irlande dans le courant du siècle précédent a été le processus inverse. Eux qui étaient autrefois partie prenante du Nous britannique ont été systématiquement réduits au statut d’un Autre intérieur, un Autre structurel, essentiel, une frappé d’une anomalie mais néanmoins intégré. L’Ulster n’est britannique sous aucun des aspects qui importent dans la conduite d’une politique démocratique

L’Irlande du Nord n’est pas une démocratie et elle est intrinsèquement incapable d’en être une. Elle peut être paisible pendant quelques brèves périodes, mais elle ne peut pas être une démocratie. C’est une structure constitutionnelle fondamentalement instable. Elle a été mise sur pied par la loi gouvernementale britannique sur l’Irlande de 1920, qui était une façon perverse de découper en deux l’Irlande. Elle fut gardée par la Grande-Bretagne qui renonçait au reste de l’Irlande. Les principales structures de l’Etat continuaient d’être britanniques, mais la Grande-Bretagne décida de ne pas la gouverner comme une partie d’elle-même. Elle laissa en fermage le gouvernement de la zone aux protestants qui constituaient les deux tiers de la population. Leur mission principale était de policer le tiers restant, formé de catholiques, avec qui ils étaient en guerre au moment où ils devinrent le gouvernement de l’Irlande du Nord.

La communauté catholique fut pacifiée par la brutalisation dans l’enceinte de l’Irlande du Nord. Sa défaite la rendit amère et obstructionniste. Il pouvait difficilement en être autrement. Elle fut séparée de l’Etat irlandais, bien qu’ayant joué un rôle actif dans la lutte qui l’avait fait naître. Et on lui interdit l’accès aux institutions démocratiques par lesquelles l’Etat britannique était gouverné. Pendant presque un demi-siècle, elle fut maintenue, renfrognée, dans sa subordination par le régime protestant local qui agissait sous l’autorité de Westminster et sous la souveraineté de la couronne. En 1969, une attaque protestante bestiale contre les zones catholiques mit fin à cette subordination renfrognée. Et une guerre s’ensuivit.

Depuis 40 ans, j’ai fait de mon mieux pour dissuader la communauté catholique de mener la guerre. J’ai échoué, mais je ne regrette pas d’avoir essayé. Je ne prétends pas non plus qu’il y avait une alternative constitutionnelle démocratique à la guerre, pour un peuple qu’on pogrom avait brutalement fait sortir de cinquante ans de subordination. Le résultat de la guerre fut l’accord de 1998 qui remit à jour le système de l’Irlande du Nord, lequel reconnaissait implicitement que l’Irlande du Nord, quelle que soit la définition qu’on lui donne, n’est pas une démocratie, ni actuelle, ni potentielle.

Ce nouveau système est une sorte d’apartheid volontaire dans lequel les représentants de chaque communauté dirigent, de droit, une portion du gouvernement local restitué. Les ministères sont attribués aux partis sous l’égide d’une procédure mathématique compliquée liée à leur force électorale. Les ministères ne constituent pas un gouvernement qui exercerait une autorité collective. Il y a une assemblée de parlementaires, mais elle n’a pas autorité sur les ministres ou sur le semblant de gouvernement. En ce qui concerne les votes concernant les affaires importantes, l’assemblée ne vote pas en tant qu’unité. Elle se découpe en deux unités, correspondant aux deux corps communautaires, et chaque mesure en débat doit être adoptée par chacune de ces deux unités.

Le principe de l’exercice de la démocratie par la règle de la majorité est nié dans le nouvel arrangement de l’Irlande du Nord. Cet arrangement est en place depuis 12 ans, il n’a jamais fonctionné de façon autonome. Il n’a pu fonctionner que moyennant l’interférence du gouvernement de l’Etat qui possède les 6 comtés et par une certaine interférence du gouvernement de Dublin. Le propos ordinaire et normal d’un parti politique est de gouverner un Etat. Dans la masse des partis d’Irlande du Nord, un seul s’y refuse – Sinn Fein [provisoire]. L’Etat que ce parti aspire à gouverner est la République d’Irlande [le Free State]. Son but en Irlande du Nord est d’obtenir pour la minorité nationaliste un statut de parité avec la majorité unioniste dans le Nord, avant de placer le Nord dans un Etat irlandais unitaire.

Ce parti participe aux élections législatives britanniques et irlandaises. Il ne souhaite pas siéger au parlement britannique parce qu’il n’aspire pas à gouverner l’Etat britannique. Mais il siège au Dail [le parlement du Free State, à Dublin]. Le SDLP, bien qu’il ait un programme anti-partitionniste, est un parti politique purement nord-irlandais. Il ne participe pas à la vie politique de l’Etat dans lequel il veut placer les 6 comtés. Son anti-partitionnisme reste lettre morte. Et, bien qu’il siège au parlement de Westminster, sa constitution lui interdit de participer au gouvernement du Royaume-Uni. En ce qui concerne les partis unionistes, ce sont tous des partis locaux nord-irlandais (à l’exception peut-être de l’UUP, en déclin, qui s’est récemment rattaché au parti conservateur). Les affaires du gouvernement de l’Etat britannique ne sont jamais l’objet des débats lors des élections en Irlande du Nord, malgré tous ces Union Jack et cet amour pour la reine. Mais comment une situation si étrange a-t-elle bien pu se produire?

Une histoire horrifique

L’Irlande a été gouvernée en tant qu’unité par l’Etat britannique pendant des siècles parce que cela correspondait aux intérêts britannique. Les Irlandais n’ont pas été consultés en cette matière. Leur consentement n’était pas recherché. Seule leur soumission était escomptée. Lorsqu’ils se soumettaient, leur soumission était dépeinte par la propagande de l’Etat britannique comme un consentement, voire comme une participation active. Lorsqu’ils ne se soumettaient plus, ils étaient dépeints comme des fauteurs de trouble, comme des rebelles à l’autorité légale, comme des gens qui ne pouvaient pas être satisfaits parce qu’ils ne savaient pas ce qu’ils voulaient, comme des anarchistes qui ne pouvaient pas tolérer de gouvernement, comme un peuple élevé dans une tradition de violence au nom de certaines visions sauvages et irréalisables.

Mais pendant tout ce temps l’Irlande a néanmoins été traitée en tant qu’unité historique. Pendant tous ces siècles, des divisions sociales majeures existaient en Irlande, et les différents groupes sociaux avaient des volontés différentes. Mais cela n’importait pas, puisque la volonté de l’Etat anglais était de passer outre la volonté de la majorité en Irlande.

Puis en 1912, un gouvernement libéral fit passer une loi pour établir une dose de gouvernement restitué en Irlande à l’intérieur de l’Empire et du Royaume-Uni. Ce gouvernement restitué était censé avoir des pouvoirs très limités, sous la souveraineté britannique et sous la supervision de Westminster/Whitehall. Une minorité en Irlande prit position contre cette proposition d’arrangement et s’organisa politiquement et militairement contre son application. L’Unionist Party, un des plus grands partis britanniques, se déclara prêt à soutenir la résistance à cet arrangement, jusqu’à la guerre civile s’il le fallait. (Le British Unionist Party était la fusion du Tory Party et de l’aile favorable aux réformes sociales du Liberal Party dirigée par Joseph Chamberlain. Il dura des année 1890 aux années 1920, depuis on l’appelle le Tory Party).

La volonté d’une minorité en Irlande devint une chose sacrée pour l’une des plus grandes institutions faisant l’opinion publique en Angleterre en 1912, traitement que la volonté de la majorité en Irlande n’a de son côté jamais connu. En Grande-Bretagne, le conflit au sujet de cette proposition de gouvernement restitué (appelé Home Rule) s’intensifia entre 1912 et 1914, alors que la loi était discutée au parlement. A l’été 1914, au moment où le processus du vote de cette loi était en train de se terminer, le conflit prit des airs de guerre civile, une guerre civile en Grande-Bretagne entre le gouvernement libéral et l’opposition unioniste qui soutenait ouvertement la résistance militaire à cette mesure.

Face à l’opposition de l’armée unioniste qui s’était exercée et armée illégalement, le gouvernement libéral ne fit pas appliquer la loi. Il n’osa pas le faire parce que le parti unioniste avait renforcé sa position dans l’opinion publique britannique par son opposition ouverte au parlement, en soutien à une minorité en Irlande. Ce que fit le gouvernement libéral fut de proposer l’idée d’une division de l’Irlande afin que la minorité se tombe pas sous l’autorité de la majorité, même dans les affaires de gouvernement local. Il suggéra donc une partition temporaire, de 6 ans. Ceci fut rejeté par les unionistes, et la crise continua.

Fin juillet-début août 1914, la guerre européenne fut déclarée. Le gouvernement n’avait pas signé de traité avec aucun des belligérants et n’était pas obligé d’y prendre part. Il nia plusieurs fois au parlement avoir des engagements secrets. Mais il profita de l’opportunité présentée par la guerre européenne pour se joindre à l’alliance contre l’Allemagne. Ceci lui permettait aussi de conjurer la crise qui menaçait le pays d’une guerre civile. Il apparut avec évidence que le gouvernement libéral, tout en professant la paix pour satisfaire ses parlementaires, avait fait non seulement des accords secrets avec la France pour combattre l’Allemagne, mais aussi des préparatifs militaires précis. L’action de Sir Henry Wilson était au cœur de ces accords militaires secrets avec la France, lui qui était un ferme partisan de la cause unioniste.

En mars 1914, conjoncture qui pouvait voir le gouvernement appliquer la loi de Home Rule, le corps des officiers, basés dans le camp du Curragh près de Dublin, fit savoir qu’il démissionnerait si la loi passait. Compte tenu des accords militaires secrets avec la France, une telle chose ne pouvait avoir lieu. Sir John Seeley, le ministre de la guerre (on appelait les choses par leur nom en ce temps-là) , sacrifia sa carrière politique pour empêcher la mutinerie du Curragh et sauva le gouvernement. Il passa un deal avec les officiers mutins qu’il n’était pas autorisé à passer et qui allait contre la ligne politique établie. Puis il démissionna. Cela conjura la crise dans l’armée.

Mais on ne trouva pas immédiatement un remplaçant à Seeley au ministère de la guerre, parce que très peu de gens dans le parti libéral, et même dans le gouvernement, étaient au courant des accords militaires secrets avec la France. Par conséquent, le premier ministre prit le poste de ministre de la guerre pendant un temps, en attendant de remplacer Seeley. Mais la guerre avec l’Allemagne arriva plus vite que prévue. Il fallait saisir l’occasion, même si le gouvernement était en plein désarroi. Une telle opportunité ne reviendrait pas. Ainsi fut évitée le danger d’une guerre civile domestique. La crise de la Home Rule atteignait son pic au commencement de la guerre européenne. Les tirs de l’armée qu’on entendit à Dublin le 26 juillet 1914 aurait pu déclencher une grave crise gouvernementale si la guerre européenne n’avait pas justement commencé.

Le premier ministre Asquith n’était pas un surhomme, bien qu’il semblait le penser. Il ne pouvait pas à la fois se pencher sur la crise domestique tout en dirigeant comme il faut le ministère de la guerre. Il semble que la Grande-Bretagne se soit lancée dans une guerre européenne qui était beaucoup plus importante qu’elle ne s’y attendait.

La façon britannique de guerroyer était toute maritime, la Grande-Bretagne possédant une plus grande marine que toute combinaison de deux autres marines, et ne s’engageait au sol qu’avec des troupes réduites. Cette petite armée de terre, la force expéditionnaire, était prête en août 1914. Elle était dirigée par Lord Chancellor Haldane, qui l’avait instruite lorsqu’il était ministre de la guerre. Mais la situation changea quand le général Kitchener, héros des guerres coloniales, fut placé au poste de ministre de la guerre, alors vacant, sous la pression populaire.

Kitchener était partisan d’une guerre terrestre de grande ampleur. La Grande-Bretagne se vantait de n’avoir pas de service militaire ni de conscription obligatoire, à la différence des Etats continentaux. Ses guerres étaient menées par des armées de volontaires. Mais la guerre de Kitchener avait un appétit insatiable de chair à canon, et en 1915 il y eut une conscription virtuelle, suivie d’une conscription actuelle en 1916. Les mutins du Curragh étaient dans leur élément, le parti unioniste florissant, et le parti libéral entra en déclin sous le poids de la guerre qu’il avait lancée, la Guerre Mondiale, ainsi fut nommée la guerre européenne une fois la Grande-Bretagne entrée en lice.

En 1915, les unionistes purent passer en force au gouvernement, dans une coalition avec les libéraux. En 1916, ils devinrent la force dominante du gouvernement, avec Lloyd George comme premier ministre et les libéraux d’Asquith en position de vaine opposition. La loi de Home Rule pour l’Irlande disparut du programme, elle n’était plus qu’une lettre morte dans les annales. Le militarisme avait été diffusé dans la politique irlandaise quand fut soulevée l’armée unioniste. La population irlandaise, calme pendant deux siècles, n’ayant connu qu’une révolte armée localisée, en fut frappée.

Les dirigeants du mouvement pour la Home Rule prirent position pour la guerre britannique contre l’Allemagne, puis contre la Turquie, et recrutèrent des soldats pour y combattre. La guerre était dans l’atmosphère politique comme jamais depuis la fin du 17è siècle. Toute la société en était infectée. Il y eut une petite révolte armée contre la Grande-Bretagne en 1916, vite réprimée. Il aurait dû y avoir une élection en 1915, mais les élections étaient suspendues, et un gouvernement non élu resta en poste jusqu’en décembre 1918.

Un nouveau parti irlandais fut formé après le soulèvement de 1916. Il prit le nom de Sinn Fein. Il absorba l’ancien parti qui avait ce nom. Son programme était d’établir un gouvernement indépendant en Irlande. Aux élections de décembre 1918, il gagna trois quart des sièges irlandais sur la base de ce programme. Le gouvernement et le parlement britanniques, qui avaient mené la Grande Guerre sous les slogans de « démocratie » et du « droit des petites nations », ne tint pas compte du vote irlandais et continua à gouverner l’Irlande. Les députés élus sur la base du principe d’établir l’indépendance irlandaise se réunirent en assemblée à Dublin en janvier 1919.

Cette assemblée se déclara elle-même parlement irlandais. Elle déclara l’indépendance de l’Irlande et élut un gouvernement. Ce gouvernement se mit à établir des institutions fonctionnelle dans tout le pays. En 1920, il y eut des élections municipales. Dans la majorité des comtés, les candidats soutenant l’indépendance irlandaise gagnèrent les mairies, qui abjurèrent leur allégeance au gouvernement britannique et la donnèrent à l’irlandais. Mais en 1919 le gouvernement britannique avait déclaré illégal le gouvernement irlandais. Comme il ne pouvait plus gouverner l’Irlande par les voies constitutionnelles, il le fit par la force. Il y avait en Grande-Bretagne la croyance profondément ancrée que les Irlandais étaient incapables de soutenir une position d’hostilité vis-à-vis de la Grande-Bretagne, et celle-ci continuait à les gouverner d’une main ferme, sans tenir compte de ce que les Irlandais voulaient.

Le vote irlandais pour l’indépendance ne comptait pour rien aux yeux des Britanniques. Si les Irlandais qui avaient voté en majorité pour l’indépendance avaient laissé le parlement et le gouvernement britannique les gouverner, le résultat de l’élection de 1918 aurait vite été considéré comme un de ces événements bizarres et inexplicables qui ne méritait que l’oubli des gens sérieux. Cette attitude avait très bien fonctionné dans le passé. Sous la main ferme de l’Angleterre, la plupart des gens rentraient dans le rang et redevenaient sages. Mais cette fois-ci cela n’eut pas lieu. Les Irlandais prirent au sérieux leur vote. Ils défendirent le gouvernement qu’ils avaient élu, contre les tentatives britanniques de le balayer par la force. Quand la Grande-Bretagne tenta de continuer à gouverner l’Irlande par la force brute, les Irlandais recoururent à la force pour soutenir le gouvernement qu’ils avaient élu. Et ainsi il y eut la guerre. (A suivre)

Source : ici.

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Un commentaire pour Qu’est-ce que l’Irlande du Nord? – première partie

  1. Alain Monier dit :

    Un commentaire sur le fait que l’Angleterre n’autorisa par d’armee permanente .
    Edouad VII epousa la danoise Alexandra, le nom de Hanovre fur remplace par Saxe Cobourg Gotha puis change en Windsor le 17 juillet 1917. Il fut comprehensif que beaucoup d’anglais ne se rejouissent pas de la souverainetze Allemande (remettre les Stuarts). A cause de ce danger les Hanovre n’autoriserent pas d’armee permanente en Angleterre ( plutot des mercenaires).

    Un commentare sur la Politique Internationale avant le conflit de 1914.
    En 1890 Bismarck fut limoge par l’empereur, parce qu’il comprenait la manipulation de Londres et pour ceux ci l’allemagne s’etait industrialise en mettant a mal le libre echangisme.

    Hanotaux et le comte de Witte (russe) voulait afin d’eviter le conflit previsible en reunissant les Pays Eurasiatique en un bloc (Transsiberien). Les Anglais reagirent (Milner) si cela reussissait, L’Europe et l’Asie se mettraient ensemble et ils perdraient de leur influence.
    Le prince de Galle planifia la guerre en trahissant la triple entente, en concluant une alliance militaire avec le Japon, qui attaqua en 1904 Port Arthur (Guerre Russo japonaise)etc, etc.

    La Pompe Monarchiste au JO est une excellente publicite contre Les Republiques. C’est plus de la Propagande que de vouloir valoriser les jeux. Cordialement Alain Monier

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