La poignée de mains

Article écrit par le National Irish Freedom Committee (USA)

D’un point de vue pragmatique, il ne devrait pas être surprenant que Martin McGuinness, vice-premier ministre du gouvernement de Stormont ait rencontré Elizabeth reine d’Angleterre ni qu’il lui ait rendu hommage. Car après tout, la reine est le chef de l’Etat du Royaume-Uni, qui dans la configuration actuelle revendique la souveraineté sur les six comtés irlandais occupés. Par conséquent elle est, en tout état de cause, le patron qui lui paie son salaire et qui assure sa sécurité. Quant au gouvernement de Stormont, il fait appliquer le mandat et la politique britannique dans les six comtés irlandais occupés.

Martin et son comparse Gerry Adams ont servi, en sous-main et ouvertement, les intérêts britanniques depuis plus de trente ans. La métamorphose les transformant de soi-disant « républicains » au début des années 1970 en serviteurs de la Reine, a été un processus graduel et effectivement difficile à percevoir dans ses commencements.

Pour les républicains irlandais qui sont au fait des tactiques britanniques de traitement des insurrections, il n’est pas surprenant que McGuinness et Adams aient été choisis comme alliés potentiels par les services de renseignement britanniques. Leur manque de conviction en ce qui concerne les aspirations nationales, associé à leur désir intense de richesse et de reconnaissance, sont les traits caractéristiques que les Britanniques ont réussi à exploiter pendant des siècles, quand il s’est agi de recruter des informateurs dans les rangs insurgés, et ce pas seulement en Irlande, mais aussi ailleurs dans le monde.

Fondamentalement, les Britanniques sont parvenus à la conclusion que le mécontentement de McGuinness et Adams était de nature sectaire [« sectarian » = ethno-confessionnelle], et qu’il était donc possible de le manœuvrer sur la base d’une approche « carotte et bâton ».

Pendant plus de trente ans, McGuinness et Adams ont suivi le plan projeté par leurs maîtres britanniques et ont été récompensés conformément  à leurs efforts. A ce sujet, ils ont connu le succès, sauf sur un point : ils ne sont pas parvenus à offrir une « province d’Ulster » soumise et obéissante, qui permettrait la continuation du Royaume-Uni tel qu’il est construit actuellement. Pour réaliser ce but, le duo aurait dû livrer le corps du mouvement républicain, parfaitement ficelé et cadenassé, sur l’autel de l’establishment impérial britannique. Ils n’y sont pas parvenus. Après quinze ans de tentatives, la seule chose qu’ils aient pu livrer est un gang de bandits sectaires, qui pour survivre ont dû s’attacher au mouvement républicain comme des bernacles sur la coque d’un navire.

L’affaire se conclut comme le script l’avait prévu, le dernier acte de cette saga devait être la « poignée de main », un geste destiné à montrer au monde que le mouvement républicain a fini par être vaincu, que le Royaume-Uni n’est plus en danger et que le monde est devenu plus sûr grâce à McGuinness et Adams, fidèles serviteurs du Royaume.

Source : ici.

Publicités
Cet article, publié dans Analyse, est tagué , . Ajoutez ce permalien à vos favoris.

2 commentaires pour La poignée de mains

  1. Alain Monier dit :

    Bonjour, il faut surtout y voir un renoncement a ce qui devrait etre pour tout Irlandais un devoir, faire admettre que la GB doit cesser toute ingerence dans un pays qui a toujours montre son attachement a la liberte, et refuser d’admettre que en Europe un Etat Colonial puisse encore oppresser un Peuple aux vus de la Communaute Europenne et internationale. L’economie regie tous les choix politiques, c’est desastreux. A ce titre un large courant Republicain peut s’y opposer. Cordialment Alain Monier

  2. Cet article a été traduit en castillan par le blog Odio de Clase : merci à eux!!!

    Desde un punto de vista pragmático no debería sorprender que el Viceprimer Ministro en el Gobierno de Stormont Martin McGuinness se haya reunido con la Reina Elizabeth de Inglaterra o que la diera tributo. Porque después de todo, la Reina es el jefe de estado de Reino Unido, que reivindica la soberanía sobre los seis condados ocupados irlandeses en la configuración actual. Por lo tanto es, en cualquier caso es el jefe que paga su salario y garantiza su seguridad. El Gobierno de Stormont aplica el mandato y la política británica en los seis condados irlandeses ocupados.

    Martin McGuinness y su compañero Gerry Adams sirvieron, secretamente y abiertamente a los intereses británicos durante más de treinta años. Metamorfosis convirtiéndolos de llamados « republicanos » en la década de 1970 por los funcionarios de la Reina, fue un proceso gradual de hecho difícil percibir en sus comienzos.

    Para los republicanos irlandeses que son conscientes de la táctica británica de tratamiento de insurgencias, no resulta sorprendente que McGuinness y Adams han sido elegidos como aliados potenciales por los servicios de inteligencia británicos. Su falta de convicción con respecto a las aspiraciones nacionales, asociada a su deseo de riqueza intensa y reconocimiento, son los rasgos que los británicos fueron capaces de operar durante muchos siglos, cuando llegó a reclutar informantes en las filas insurgentes y no sólo en Irlanda, sino también en otras partes del mundo.

    Fundamentalmente, los británicos llegaron a la conclusión que el descontento de McGuinness y Adams era de naturaleza sectaria etno-confesional y que por lo tanto, era posible operar sobre la base de un enfoque de « palo y la zanahoria ».

    Durante más de treinta años, McGuinness y Adams siguieron al plan propuesto por sus amos británicos y sus esfuerzos se vieron recompensados. En este sentido, que han logrado éxito, excepto en un punto: no han podido dar una « provincia de Ulster » sujeto y obediente, que permitiría la continuación del Reino Unido como actualmente se construye. Para lograr este objetivo, el dúo debe entregar el cuerpo de los republicanos, perfectamente envuelto y bloqueado, al altar del imperio británico . Han fracasado. Tras quince años de intentos, lo único que han podido entregar es una banda de pistoleros sectarios, que para sobrevivir tuvo que concentrarse en el movimiento republicano como los percebes en el casco de un buque.

    El caso concluye como se había planeado en la secuencia de comandos, el Acta final de esta saga iba a ser el « apretón de manos », un gesto destinado a mostrar al mundo que el movimiento republicano fue finalmente derrotado, el Reino Unido ya no está en peligro y que el mundo se ha vuelto más seguro con McGuinness y Adams, fieles servidores del Reino.

    source : http://odiodeclase.blogspot.com.es/2012/07/el-apreton-de-manos-de-la-rendicion.html

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s