26 comtés : Soupe populaire dans la ville de Cork

Une soupe populaire organisée par des volontaires, et qui date de la Famine, sert environ 900 repas gratuits par semaine, soit cinq fois plus qu’avant que la récession ne frappe de toute sa force. Pressé par une explosion de la demande, Cork Penny Dinners a dû aire appel à la générosité publique pour recevoir à titre temporaire des locaux, et pour financer les travaux, estimés à 400.000 €, dans son local du centre-ville de Cork. « Depuis 2008, nous servions des repas à vingt ou trente personnes par jour » a dit Caitriona Twomey, une des associées de Penny Dinners, « mais aujourd’hui nous devons en servir une centaine chaque jour. Et encore plus pendant les week-ends, nous en arrivons à 900 repas par semaine.

Autrefois, nous voyions surtout des hommes seuls, sans-abris pour certains, d’autres ayant des problèmes mentaux. Aujourd’hui nous voyons des femmes et des enfants, des familles enières, qui frappent à notre porte. » La récession, le chômage qui monte en flèche, les coupes dans les diverses aides sociales, tout cela a contribué au phénomène.

Penny Dinners est l’une des plus anciennes asssociation caritative indépendante du pays. Elle ne dépend que de ses volontaires et des dons. Ses origines remontent aux soupes populaires organisées par les Quakers [une église protestante caractérisée par sa non-violence] dans les années 1840, qui avait établi le principe d’un bol de soupe et d’une tranche de pain pour la somme d’un penny. Aujourd’hui, Penny Dinners offre un repas de midi et des sandwiches à emporter et un fruit pour quiconque franchit le seuil de cette vieille bâtisse de la Hanover Street, tous les jours de la semaine.

Cette bâtisse a du mal à accueillir tout le monde. Hier, il y avait 50 personnes dans la salle à manger, et 15 volontaires qui s’affairaient en cuisine. « Nous sommes dans cette maison depuis le milieu des années 1950, et elle est en train de s’affaisser sur nos têtes », a dit Mme Twomey. « Il nous faudrait une plus grande cuisine, du matériel de meilleure qualité pour pouvoir faire face à l’augmentation de la demande, on a besoin de chaises et de meubles de rangement. Nous n’avons pas non plus de chauffage, seulement des radiateurs électriques et nous n’avons qu’un seul WC à l’extérieur. » Elle a fait appel aux propriétaires des immeubles vides du voisinage pour obtenir un local pour les neuf mois à venir, afin que le groupe puisse continuer ses activités pendant les travaux.

Source : http://fenian32.livejournal.com/6049336.html

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