Comprendre le processus de paix en Irlande, 2é partie

La deuxième partie du document de X. Jimenez et L. O’Ruairc, concernant la juste appréciation de l’accord de Belfast de 1998.

Le point culminant du processus de paix fut la signature de l’Accord de Belfast le 10 avril 1998 et son acceptation électorale lors des deux référendums du mois de mai 1998. Les apologistes de l’accord de Belfast expliquent qu’il s’est agi d’un acte d’auto-détermination, qui a été librement négocié et démocratiquement accepté. Mais c’est le gouvernement britannique, qui n’a été démocratiquement élu par aucune circonscription irlandaise et n’est pas responsable devant elles, et qui constitue la plus grande force militaire de l’île, qui a déterminé les paramètres des négociations ayant mené à la signature de l’accord de Belfast.

Ces paramètres stipulaient que la partition était un état de choses légitime, que les articles 2 et 3 de la constitution irlandaise constituaient des revendications illégales de souveraineté sur des parties du Royaume-Uni et que le droit des 32 comtés du peuple irlandais à l’auto-détermination sans obstruction extérieure était quelque chose d’inexistant.

L’accord n’a pas été « librement négocié », puisque le prix d’entrée aux négociations était l’acceptation de son issue, laquelle était déterminée a priori : les pré-conditions que les Britanniques imposèrent étaient que toutes les parties acceptassent le principe du « consentement ». Les prémisses de tout accord à venir étaient partitionnistes. Le simple fait que le gouvernement britannique, non élu et non responsable devant quelque circonscription irlandaise que ce soit, ait imposé ces pré-conditions réfute d’avance toute allégation cherchant à présenter les référendums ultérieurs comme un acte authentique d’auto-détermination du peuple irlandais.

Dans les référendums le gouvernement britannique laissait voter les Irlandais, mais sur ses propres prémisses, et tout en étant en apparence en-dehors de la carte, se soustrayant ainsi à  l’objection possible du peuple irlandais pouvant reprocher à ce vote d’être subordonné à la pré-condition du consentement. Pour cette raison, l’option de l’unité irlandaise n’a pas été présentée au peuple irlandais dans aucun des deux référendums. Il y eut deux référendums tenus dans deux Etats différents, servant des buts différents et posant des questions différentes. Le fait qu’ils aient eu lieu en même temps ne les transforme pas en un seul et même événement, et encore moins en un acte d’auto-détermination. Définir la chose comme « un acte simultané d’auto-détermination », c’était donner un coup de tampon sur une exigence britannique.

Le fait qu’il y ait un vote ne veut pas dire que c’est démocratique; les faits exigent une analyse minutieuse. Qui plus est, les chiffres électoraux doivent être appréhendés à la lumière d’une campagne médiatique massive sponsorisée par les gouvernements irlandais et britanniques, s’étant étalée dans les mois et les semaines avant le vote et tendant à imposer à l’opinion publique l’idée que le vote « non » était un vote pour la violence et que le vote « oui » était un vote pour la paix. La discussion et le débat raisonné et visant à faire réfléchir étaient brutalement écrasées dans le black-out médiatique complet des voix discordantes, comme celles de Marian Price, Bernadette Devlin-McAliskey, Anthony McIntyre et autres, qui pour beaucoup étaient pour la paix, mais pas pour le processus.

La logique, la dynamique et les paramètres du processus de paix se combinèrent pour façonner un cadre permettant de prédéterminer une certaine issue, celle-là même que le républicanisme avait combattue si longtemps, contre vents et marées. L’accord de Belfast de 1998 revient à cela : l’Etat britannique répète sa déclaration d’intention de rester dans le Nord tant qu’une majorité dans ce territoire n’exige pas le contraire, il déclare clairement que le veto unioniste restera en place, et renforce l’ethos partitionniste en le faisant accepter par la constitution du Sud qui a été révisée pour cette raison. De plus, l’Etat britannique écarte toute transition vers une Irlande unie par son refus d’indiquer une quelconque date, quelle que soit son éloignement, où il cessera d’être présent en Irlande.

Le fait est que ce sont les unionistes qui détermineront quand le Nord rejoindra une Irlande unie. Et cela constitue le meilleur deal imaginable pour les unionistes. D’après Tony Blair, premier ministre britannique : « Ce texte offre aux unionistes toutes les exigences-clés qu’ils ont formulées depuis la partition il y a 80 ans. Les principes du consentement, de l’immuabilité du statut constitutionnel de l’Irlande du Nord en l’absence du consentement de sa majorité, y sont inscrits. La constitution irlandaise a été changée. Une assemblée et un gouvernement pour l’Irlande du Nord pourvus de pouvoirs restitués sont là, prêts à l’emploi. Quand pour la première fois je suis venu en Irlande du Nord en tant que premier ministre, ces exigences m’ont été présentées comme étant ce dont les unionistes avaient vraiment besoin. Je les leur ai toutes accordées. »

Pas d’abolition de la partition, pas de déclaration d’intention de retrait, pas d’Irlande unie : l’issue du processus de paix n’avait aucun contenu républicain reconnaissable. C’était une entourloupe partitionniste. « Si on traduisait la chose en langage syndical, on devrait dire que la direction républicaine a réussi à obtenir une semaine de six jours et une baisse des salaires ».

Le mouvement provisoire explique que l’accord de Belfast n’est pas une défaite pour le républicanisme. Danny Morrison, ancien responsable de la propagande de Sinn Fein, affirme que les Britanniques ne pouvaient pas battre l’IRA ni l’IRA battre les Britanniques, de sorte que l’IRA n’a pas gagné mais n’a pas perdu non plus. C’est une erreur facilement réfutable : « l’objectif politique de l’IRA provisoire était d’obtenir des Britanniques une déclaration d’intention de retrait. Elle a échoué. L’objectif de l’Etat britannique était de forcer l’IRA provisoire à accepter, et à changer de logique conformément à cette acceptation, qu’il ne quitterait pas l’Irlande tant qu’une majorité dans le Nord n’y consentira pas. Il a réussi. »

Néanmoins, la direction provisoire préserve le mythe d’une armée invaincue. Le mouvement provisoire affirme que l’accord de Belfast n’est pas une défaite, mais un « compromis historique entre nationalisme et unionisme ». Le problème n’est pas que c’est un compromis, mais que c’est un mauvais compromis.

a) C’est le nationalisme qui a fait toutes les concessions dans le compromis. Il a accepté le principe du consentement unioniste sur la question nationale.

b) La souveraineté britannique est maintenue.

c) Les articles 2 et 3 de la constitution irlandaise qui revendiquent le Nord sont supprimés.

d) La préservation et non l’abolition de la force de police d’Irlande du Nord.

e) La restauration de Stormont.

Tout cela en échange d’institutions trans-frontalières et la mise sur pieds de commissions appointées par le gouvernement britannique pour l’égalité et les droits de l’homme. Pour prendre la mesure de la petitesse de ce qui a été cédé par les unionistes, et donc de la grandeur de ce qui a été cédé par les républicains, il suffit de regarder la chose par ce prisme :

« Si par exemple l’accord du vendredi saint avait forcé les unionistes à signer le principe d’une déclaration britannique indiquant son intention de se retirer du Nord, et le principe d’une déclaration du gouvernement de Dublin indiquant son intention d’annexer les six comtés, aucune casuistique et aucune périphrase n’aurait empêché de voir la chose comme ce qu’elle aurait été : une défaite à plate couture. Une bien piètre consolation aurait été la préservation de Strand One, du RUC et le maintien des prisonniers en cellule, puisque l’unionisme aurait été perdant dans le grand débat philosophique portant sur le principe du consentement. »

Il s’agit plus d’un Versailles républicain que d’un compromis honorable. De plus, un compromis plus satisfaisant était en débat en 1973-74. Austin Currie, ministre de l’exécutif qui expérimentait le partage des pouvoirs en 1974, pense que l’accord de Sunningdale était un meilleur compromis pour les nationalistes que l’accord de Belfast. Le mouvement provisoire avait rejeté Sunningdale, l’avait qualifié de capitulation, pour finir par capituler pour moins que ce que le SDLP avait obtenu en 1973.

Un des grands arguments avancés par Sinn Fein provisoire pour vendre l’accord de Belfast à ses sympathisants, était de prétendre qu’il allait donner les mécanismes transitoires permettant d’arriver à l’unité irlandaise en 2016, année du centenaire du Soulèvement de Pâques. Pour Gerry Adams, l’acceptation de l’accord de Belfast n’était rien d’autre qu’une « nouvelle phase de la lutte » : selon lui, l’accord « n’est pas un règlement, mais une base pour progresser », « il pourrait devenir une étape transitoire vers la réunification ».

Par conséquent, une motion ratifiée lors de l’Ard Fheis [conférence annuelle] de 1998 dit : « le document du vendredi saint n’est pas un règlement politique. Placé dans le contexte de notre stratégie, de nos tactiques et de nos buts, le document du vendredi saint est une base pour de futurs progrès et pour l’avancement de notre lutte. C’est un nouveau jalon sur la route vers un traité de paix. (…). Le document du vendredi saint ne va pas aussi loin que ce que nous aurions voulu, mais il est clairement transitoire. (…) Il peut être servir de base pour faire avancer nos objectifs nationaux et démocratiques. Bref, il nous permet de faire avancer notre lutte vers une phase nouvelle et plus productive. »

Ce propos repose sur deux arguments.

Primo. En termes négatifs, les Provisoires affirment que cet accord affaiblit l’Union, déstabilise et divise les unionistes. Gerry Adams avait fait remarquer que grâce à l’accord de Belfast, toute la montagne de documents législatifs maintenant l’Irlande du Nord dans le Royaume-Uni était devenue lettre morte, suite à l’abrogation par le gouvernement britannique de la section 75 de la loi sur le gouvernement de l’Irlande [‘Government of Ireland Act’] de 1920. Mais le remplacement de la loi de 1920 était légalement « insignifiant », puisque ce remplacement ne faisait que reconstruire légalement la souveraineté britannique.

Au niveau légal, l’accord n’enregistre pas un basculement du rapport des forces vers l’unification. S’il y a eu un revirement, c’est dans l’autre sens, car l’Etat britannique a maintenu sa souveraineté dans les Nord, le principe du consentement a été enregistré noir sur blanc, alors que les articles 2 et 3 de la constitution irlandaise ont été abrogés. Selon le premier ministre Tony Blair : « le règlement n’est pas une pente glissante vers une Irlande unie. Mon gouvernement ne se fera pas l’avocat de l’unité. »

En ce qui concerne la prétendue division et déstabilisation des Unionistes, les sympathisants des Provisoires ont mal cité les paroles de James Molyneaux, leader du parti UUP à l’époque du premier cessez-le-feu de l’IRA. Molyneaux expliquait simplement que le cessez-le-feu (et non l’accord signé quatre ans plus tard) avait déstabilisé l’unionisme.

« Les journalistes qui aiment à citer Molineaux pour prouver que ‘l’accord du vendredi saint est un jalon vers une Irlande unie’ oublient toujours de nous dire pourquoi Molyneaux pensait que le cessez-le-feu était déstabilisant. La vérité, c’est qu’il avouait être déstabilisé parce que ‘quelque chose allait au-delà de sa compréhension : comprendre pourquoi les républicains avaient bien pu vendre leur cheval pour s’acheter une selle‘. Ou comme l’a dit Stephen King, l’unionisme se perdait en conjectures pour deviner pourquoi les républicains avaient combattu si durement pour s’arrêter pour si peu. Onze ans après le cessez-le-feu de 1994 et les observations de Molyneaux, Eric Waugh peut encore se moquer des républicains : ‘le vieil idéal de l’unité est plus éloigné que jamais. Les unionistes ne sont pas intéressés‘. Et même quelqu’un d’aussi hostile à l’accord que Jeffrey Donaldson peut expliquer que le républicanisme a été ‘battu par un règlement partitionniste qui concédait l’auto-détermination à l’Irlande du Nord’ ».

Secundo. En termes positifs, d’après Mitchell McLaughlin :

« Il y a un changement en cours, au niveau démographique, politique, social et économique qui tire indéniablement dans une seule direction, celle qui soutient une Irlande unie. » Mais ces changements vont-ils vraiment dans cette direction? Le premier argument dit que la démographie montre que les catholiques deviendront bientôt majoritaires dans le Nord et voteront pour une Irlande unie à la première à la première occasion. On suppose que la partition prendra fin quand les catholiques atteindront la proportion magique de 51% de la population du Nord.

Mais cette idée, qu’une Irlande unie est au bout du changement démographique est mise en pièce par le recensement démographique le plus récent (2001). On peut attendre des décennies avant que les deux communautés ne soient en nombre égal et avant que cela ne se traduise électoralement. Par dessus le marché, l’enquête menée par  Northern Ireland Life and Times indique que 30% des catholiques ne voteraient pas pour l’unité.

Le deuxième argument est que le développement d’une économie reliant toute l’Irlande créerait une dynamique favorable à l’unification et rendrait la partition obsolète. Peter Hain, secrétaire d’Etat à l’Irlande du Nord, a répondu récemment à cet argument : « l’interprétation qui fait passer cela pour une sorte de cheval de Troie de l’Irlande unie est 100% erroné. » Les échanges économiques par eux-mêmes ne feront pas plus disparaître la frontière que l’économie du Benelux n’a uni les trois pays le constituant. Hain dit : « Cela n’a rien à voir avec l’avenir constitutionnel, qui est une chose entièrement séparée et dépendante des votes des gens, or ils l’ont déjà décidé par le référendum qui a suivi l’accord du vendredi saint. Cela fait que la frontière existe constitutionnellement, bien que ça ne soit pas le cas en termes économiques. En termes économiques, il s’agit de coopération trans-frontalière qui fait travailler ensemble les agents économiques des deux côtés. » En guise d’exemple, Hain parle des rapports entre les comtés de Derry et du Donegal. Il était dans l’intérêt des deux de s’accorder économiquement et pour les besoins des affaires. Ce qui n’empêche pas la séparation constitutionnelle de demeurer, sauf si le peuple en décide autrement. »

Le troisième argument dit que le développement des institutions trans-frontalières créera une dynamique politique vers l’unification. Ces organismes ne peuvent pas mener à la réunification et à la fin de la domination britannique, et ne le feront pas. Martin Mansergh, conseiller en matières nord-irlandaises des trois chefs successifs du gouvernement des 26 comtés, a dit dans son discours du 30 septembre 2000, que « l’expérience internationale des organismes trans-fronstaliers à compétence limitée ne montre aucun exemple d’unification politique, et a fortiori aucune preuve de son inévitabilité. » De tels organismes ont existé pendant des décennies et n’ont jamais rapproché la perspective d’une Irlande unie.

En outre, le fait que premièrement l’accord n’est rien de transitoire et que deuxièmement la stratégie provisoire ne vise plus à déstabiliser l’Etat du Nord, de façon à créer la possibilité de créer des structures transitoires, peut être vérifié à la lecture de cet échange daté de 2000, entre Gerry Adams et Frank Millar, journaliste au Irish Times, portant sur la suspension de l’assemblée de Stormont par Peter Mandelson :

Millar : Est-ce que la suspension se base sur la loi établissant ‘l’assemblée avec restitution des pouvoirs, pour toujours sous l’autorité de la couronne britannique’?

Adams : Oh oui, et la realpolitik nous a mené à l’accepter entièrement. C’est évident, la partition est encore là, la juridiction britannique est encore là.

Millar : Est-ce qu’il s’agit vraiment d’un processus de paix, qui concerne la réconciliation avec les unionistes, en acceptant les paramètres constitutionnels existants jusqu’à ce qu’il y ait un consentement pour les changer? Ou bien est-ce que le véritable jeu de Sinn Fein, la lutte se continuant sous d’autres formes, est de déstabiliser l’Irlande du Nord et montrer qu’elle est non-réformable?

Adams : « Non, ce n’est pas le cas, ce n’est pas le deuxième scénario. »

On voit clairement que de son propre aveu Sinn Féin [provisoire] ne veut pas déstabiliser l’Etat du Nord et cherche au contraire à  l’administrer. Par conséquent, on peut conclure que tous les principes centraux du républicanisme traditionnel et du républicanisme provisoire ont été jetés aux orties.

Seamus Mallon, leader du SDLP, résume ainsi la trajectoire des Provisoires : « Sinn Féin est en venu à adopter essentiellement la même thèse que le SDLP avait promue pendant plus de trente ans. L’accord du vendredi saint était basé, largement basé, sur nos analyses du principe du consentement, de la violence, et du concept de partenariat. C’est Sinn Féin qui a changé substantiellement en passant du soutien au républicanisme violent, à la politique et à la stratégie du SDLP ». C’est pourquoi il a appelé l’Accord de Belfast le ‘Sunningdale pour les nuls’.

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3 commentaires pour Comprendre le processus de paix en Irlande, 2é partie

  1. séb dit :

    merci pour ce texte lumineux!
    juste une remarque. Avec la crise économique qui a frappé l’Irlande et l’émigration qui s’en est suivie, qu’en est-il des rapports démographiques? a-t-on aujourd’hui des données plus récentes que 2001?

  2. bidon@rg.net dit :

    Seb:
    Les resultats du recensement de 2011 ne seront disponibles que fin 2012.
    Mais voici ce que je polemiquais contre un francais assez ignare vivant a Banbridge (qu’il deguise sous le nom de Ballyban) en copinage avec LIBERATION (pas Irlande, mais Serge July!)

    « Comprenez: les catholiques sont aujourd’hui proportionnellement plus nombreux dans la circonscription, et cela est bon pour (New Sinn Fein). »
    Comme les choses ont change!

    En 1981, les republicains boycottaient le recensement, et l’IRA tue Joanne Mathers, une mere de 29 ans qui distribuait des formulaires de recensement a Derry. Il y a des photos de gens masques brulant les formulaires de recensement pour New Lodge Road en 1971. En 2011, les membres de New SInn Fein pressurisent tous les Catholiques a les remplir pour donner l’impression qu’on grandit et qu’on est en train de gagner.

    Ceci dit les resultats du recensement donnent des lectures differentes et c’est un sujet controverse. Sur le dernier recensement (2001) l’article
    Malachi O Doherty, Breeding schemes, The Guardian, 13 April 2001
    refute la base theorique sur laquelle ce genre de raisonement plus haut est base et
    Rosie Cowan, Census hits republican hopes, The Guardian, 20 December 2002
    refute la base empirique sur laquelle il se fonde.

    Il sera interessant de voir a la fin de 2012 quelles informations fournissent le recensement le plus recent.

    Quand a la perspective d’une majorite Catholique mettant fin a l’Union, c’est plus que discutable. Depuis 1998 les resultats annuels du Northern Ireland Life And Time Surveys montrent chaque annee un nombre croissants de Catholiques sont confortables avec l’Union et que le nombre de Catholiques en faveur de la reunification diminue de maniere consistante. (si ca interesse j’ai les liens statistiques etc et possible de les fournir) ie
    Liam Clarke, Survey: Most Northern Ireland Catholics want to remain in UK, The Belfast Telegraph, 17 June 2011

    Pour ma part l’an dernier j’ai balance ce formulaire a la poubelle. Le fait que la firme qui s’en occupe soit liee a des contracts militaires n’a certes pas encourrage. cfr
    http://www.guardian.co.uk/uk/2011/feb/19/census-boycott-lockheed-martin

  3. Liam dit :

    C’est dans le contexte de ces referendums sur l’Ecosse qu’il est interessant de lire dans le Financial Times du 7 Fevrier l’article Minister dismisses calls for a united Ireland referendum ecrit par Jamie Smyth. C’est un interview de Owen Patterson, le secretaire d’Etat a l’irlande du Nord.
    Martin mc Guinness demande que quelque chose soit organise pour la reunifiaction de l’Irlande.
    Mais le Secretaire d’Etat l’envoie se promener, car meme si McGUinness est vice premier ministre (ou meme si il etait premier)
    il n’a aucun pouvoir d’organiser un referendum sur la question.
    Le seul qui a le pouvoir d’organiser un referendum (et d’en formuler les questions!) est le secretaire d’etat nomme par Londres
    et qui n’est pas elu.
    Le secretaire, Owen Patterson dit qu’il n’y a aucune raison d’un referendum car la question nationale est reglee, ca fait partie du UK
    Il souligne egalement qu’un nombre croissant de Catholiques sont confortables avec le UK, et que meme si majorite catholique, ca ne veut pas dire
    majorite pour reunification

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