Interview de Marian Price (2001)

Marian Price est une militante révolutionnaire au long cours de la lutte de libération nationale en Irlande. Elle a été emprisonnée dans les années  1970 pour ses activités dans l’IRA provisoire. En prison, elle a mené une grève de la faim, contre laquelle les autorités ont répliqué par la nutrition forcée, pendant plus de 100 jours. Elle avait quitté les provos en 1997 suite à des désaccords avec la direction au sujet du chemin emprunté. Aujourd’hui, elle est active dans le Mouvement pour la Souveraineté des 32 Comtés et préside la Irish Republican Prisoners Welfare Association. En ce moment, elle est en isolement carcéral à la prison de Maghaberry, depuis 7 mois.

Cette interview a été menée par Carrie Twomey pour le journal The Blanket, en 2001.

Comment évaluer la situation des républicains irlandais aujourd’hui?

Je vois des choses fort intéressantes. Je pensais autrefois et je continue à penser que Sinn Fein [provisoire] va maintenir son cap et aller jusqu’au bout. Je pense qu’ils n’ont aucunement l’intention de se dégager du Good Friday Agreement (GFA) [accord de Belfast de 1998]. D’un point de vue républicain, je ne considère pas Sinn Fein d’aujourd’hui comme républicain. Je le considère comme étant devenu un parti nationaliste. Et cela par choix délibéré. En ce qui concerne le républicanisme, je pense que nous avons subi un recul. Le républicanisme est fragmenté. Cependant, avec de la patience, nous pouvons reconstruire le Mouvement Républicain, qui deviendrait alors plus fort qu’il n’était, parce que ses membres seront des républicains authentiques, pas des nationalistes ou des catholiques militants.

En disant cela, pensez-vous que le mouvement que vous appelez de vos vœux serait issu de la tradition républicaine plutôt que de la tradition defender ? [les Defenders étaient des sociétés secrètes paysannes qui défendaient leurs communautés locales et menaient des actions de représailles contre des propriétaires terriens protestants au 18è-19è siècles]

De fait, à bien des égards, le mouvement Provo, dont j’ai fait partie, ce que je ne regrette pas, avait une composante qu’on peut qualifier de catholique-defender, nous devons tous reconnaître ce fait. Ce que fait Sinn Fein en ce moment, c’est éluder la question de fond, qui est l’établissement de la République de toute l’Irlande. Or, il s’agit de la grande affaire. On peut bien faire des aménagements de surface et boucher les trous de la société avec des projets d’égalité de traitement et d’amélioration sociale, mais la question de fond n’est pas soulevée et le GFA n’y touche absolument pas.

Le GFA a franchement institutionnalisé le sectarisme, ce qui a libéré les éléments sectaires des deux côtés qui soutiennent cet accord. Ce qui nous mène à une question importante. Si un Mouvement Républicain reforgé prend comme axe l’établissement d’une république de toute l’Irlande, est-ce qu’il pourra transcender le sectarisme qui a été placé au pinacle, et devenir quelque chose d’attirant pour les protestants du Nord de l’Irlande, quelque chose d’intéressant, dans lequel ils auraient une place? Ou pensez-vous que la consolidation du sectarisme en vigueur aujourd’hui rendra cela plus difficile?

Cela sera plus difficile, mais pas au point de nous empêcher d’essayer. Les partis impliqués dans le GFA jouent la carte sectaire [ethno-confessionnelle] pour leur propre intérêt. A mon avis, le républicanisme n’a rien à voir avec ça. Le républicanisme que je veux construire est un républicanisme laïc qui inclurait tout le monde. Nous devons manifester le plus clairement du monde que notre guerre n’est pas une guerre contre les protestants ni même contre les loyalistes. C’est une guerre contre l’Etat britannique. Puisque c’est là que se prennent les décisions. Si les Britanniques décident de se retirer des Six Comtés, les loyalistes n’auront pas droit au chapitre. C’est pourquoi j’espère que si les Britanniques déclarent leur intention de se retirer, les républicains et les loyalistes pourront commencer des discussions sur leur avenir commun.

Pouvez-vous concevoir une identité britannique (celle des loyalistes) coexistant avec l’identité irlandaise dans la république de toute l’Irlande?

Tout à fait, aucun problème avec ça. Pas de problème non plus avec une parade orangiste descendant et remontant Shankill Road. Ce qui me pose problème, c’est quand ils tentent d’entrer dans un quartier nationaliste. Si le roi Guillaume d’Orange ou la Bataille de la Boyne sont célébrés dans une république de toute l’Irlande, ça ne me gène guère. Que le roi Jacques ait été battu à la bataille de la Boyne, je m’en moque, ce n’est pas absolument pas pertinent.

Quelle idée vous faites-vous des besoins de la classe ouvrière loyaliste?

Je pense qu’ils sont aussi grands, sinon plus, que ceux de la classe ouvrière nationaliste.

Est-ce que le républicanisme peut apporter quelque chose aux travailleurs loyalistes?

Je l’espère. J’espère qu’ils puissent voir dans le républicanisme, pas dans le nationalisme, l’image d’un avenir brillant pour eux en Irlande, qu’ils puissent grandir et s’épanouir dans le républicanisme. Je pense que si ce pays est réuni, ils auront les républicains comme meilleurs amis. Je ne voudrais pas travailler dans un Etat dans lequel l’Eglise catholique romaine aurait une position d’autorité particulière. Le républicanisme est pour un Etat laïc.

Pour en revenir à Sinn Fein et à l’IRA, que pensez-vous des appels qui sont faits pour la remise des armes?

En tant que républicaine, je n’ai pas d’objection à ce que les Provisoires rendent leurs armes, puisque d’après ce que je vois, ils ne se servent de leurs armes que contre les jeunes nationalistes et républicains. Les seuls qui soient menacés par leurs armes sont les gens qui sont en désaccord avec leur stratégie. Je ne crois pas qu’ils menacent les Brits en quoi que ce soit. Les Provisoires utilisent leurs armes pour contrôler leurs propres communautés et pour menacer ceux qui n’ont pas la même analyse politique qu’eux. Donc ce qu’ils font avec leur arsenal ne me concerne pas.

Il semble que les bases de SF et de l’IRA ont accepté les concessions de leurs leaders les unes après les autres. Pensez-vous qu’ils rendront les armes et s’ils le font, comment les bases réagiront-elles?

Je crois que la direction des Provisoires a déjà accepté la remise des armes. Leur problème actuel est de vendre cela à leurs bases, de savoir comment faire passer la pilule, de le faire tout en disant à leurs bases qu’ils ne le font pas vraiment. A chaque fois, on vend ces choses comme étant de simples « tactiques ». Des gens qui soutiennent les Provisoires me disent que la remise des armes, c’est la ligne qui ne sera jamais franchie, que c’est une impossibilité, et que de toutes façons c’est la base qui décidera. Mais à mon avis, ils ont franchi cette fameuse ligne depuis de nombreuses années.

Pensez-vous que la composition des bases a changé? Est-ce que cela pourrait expliquer tous ces revirements?

Je pense que la composition des bases Sinn Fein a changé depuis quelques années. Ils ont encouragé des éléments plus bourgeois à participer au mouvement, au point qu’il est devenu respectable d’être associé à Sinn Fein. Beaucoup de gens pensent que soutenir Sinn Fein, c’est être républicain. Mais voter SF aujourd’hui n’est pas un vote pour le républicanisme. C’est un vote pour le nationalisme. Gagner de grosses parts du marché électoral, cela n’a rien de nouveau pour les nationalistes. Joe Devlin [nationaliste bourgeois] gagnait les élections dans les années 1930-40. Je pense que SF a changé de terrain, pas que de nouvelles vagues de gens aient rejoint la famille républicaine ni qu’ils aient été convertis au républicanisme authentique.

Beaucoup de gens ont été désillusionnés et ont quitté les rangs républicains. Quelle est votre réaction à cela? Pourquoi ne l’avez-vous pas fait?

C’est une option plus facile en effet. A mon avis, on en était arrivé à un point où il fallait que quelqu’un se redresse et élève la voix. Il n’était pas juste que des vrais républicains soient mis à l’écart et que tout ce pour quoi ils avaient combattu et donné leur vie, tous les sacrifices consentis, deviennent soudain nuls et non avenus. Or, personne ne disait rien. C’est ce qui m’a poussée à parler. Cela dit, je comprends que des républicains s’en aillent et claquent la porte. Cela a eu lieu dans le passé. Car quand tu ouvres la bouche, tu es dénigré et on te rend la vie dure pour ne pas dire plus.

Je me suis faite à l’idée de supporter ça. Je comprends que d’autres républicains soient partis dégoûtés, moi aussi je suis passée par là. Mais malgré tout je devais parler. Nous ne pouvons pas laisser l’Histoire enregistrer que nous avons mené la guerre pour cela, pour la « solution » actuelle. Mais c’est cela qu’ils vendent aux gens, cette idée que les trente ans de guerre ont été menés pour avoir ce que nous avons aujourd’hui. C’est un mensonge absolument éhonté!

Nous autres, républicains, devons sortir du froid et dire que c’est un mensonge, que ce n’est pas le républicanisme, que ce n’est pas pour cela que la guerre a été menée, que ce n’est pas pour cela que les sacrifices ont été consentis. Et quand je parle des sacrifices, je ne parle pas seulement des sacrifices endurés par les républicains, mais de tous les sacrifices dans tout le pays, les civils que nous, du mouvement républicain, avons tués. Je ne présente d’excuses pour aucune action, mais j’ai toujours pensé que notre combat se justifiait au nom d’une cause plus grande, et qu’à maints égards les fins justifient les moyens. Mais on nous dit que c’en est fini. Or cette espèce de fin ne justifie aucun des moyens que nous avons été amenés à employer.

Sunningdale, un accord proposé par les Britanniques aux républicains en 1973, était meilleur que ce qu’on nous propose aujourd’hui! Mais une longue guerre a été menée, des centaines de gens sont morts, des vies ont été brisées, des gens sont morts en grève de la faim, d’autres ont passé toute leur vie en prison, alors qu’un meilleur deal était disponible avant tout cela! Les républicains avaient refusé ce deal parce que cela ne correspondait pas au républicanisme.

Je n’arrive pas à comprendre comment quelqu’un qui est dans ce mouvement depuis toutes ces années, après tout ce qui est arrivé, peut virer de bord et dire : « Ok, nous allons accepter cette nouvelle donne ». Je ne comprends pas. En un sens, je pourrais comprendre que ceux de la jeune génération acceptent ce deal, mais la direction actuelle de SF était là il y a trente ans, au moment où l’autre deal était sur la table, et ils faisaient partie du mouvement qui l’avait rejeté. Je voudrais bien savoir ce qui a changé et ce qui a rendu soudain acceptable ce nouveau deal.

Si les leaders de SF et IRA avaient été honnêtes et avaient dit : « Nous avons perdu, mais nous ne pouvions pas faire mieux, c’est le mieux que l’on peut avoir »; est-ce que cela aurait été acceptable à vos yeux?

Cela aurait été plus acceptable que leur façon de présenter la chose aujourd’hui, comme s’ils avaient gagné en quelque sorte. Ils auraient pu conclure que la guerre ne menait nulle part, que comme nous ne pouvions pas gagner, plutôt que de perdre, la meilleure chose à faire aurait été d’avoir le courage moral de dire : « la guerre est finie et nous n’avons pas gagné ». Ils auraient dû avoir le courage moral de faire cela.

S’ils avaient fait cela, de nouvelles voies se seraient ouvertes, ils n’auraient pas été enfermés dans le cul-de-sac dans lequel ils se trouvent aujourd’hui. S’ils avaient fait cette déclaration courageuse disant que la guerre était finie parce qu’ils ne pouvaient pas gagner, alors nous aurions pu nous regrouper et décider quelle était la meilleure voie pour avancer. Dans ce cas, rien ne les aurait forcé à entrer dans l’establishment britannique et aider les Britanniques à gouverner les Six Comtés.

Dans l’histoire, les républicains n’ont jamais manqué du courage de dire au mouvement : « nous ne pouvons pas aller plus loin » et les membres et sympathisants aurait certainement soutenu le mouvement prenant cette décision courageuse. Une telle chose a eu lieu dans les années 1940 et 1950.

Rien n’empêchait la direction actuelle de dire au mouvement : « nous ne pouvons pas aller plus loin », et le mouvement aurait certainement accepté. Il n’y aurait pas eu de scission, ni rien dans ce genre. Le mouvement se serait regroupé et aurait dit : « Cela ne marche pas, comment faire pour que ça avance? ». Il aurait continué sa route en tant que mouvement uni.

Mais au lieu de cela, certains individus ont décidé que la voie actuelle serait pratiquée et le mouvement fut forcé de suivre, quoi qu’il en coûte.

Est-ce que c’est de la malhonnêteté?

Je pense qu’il y a eu beaucoup de malhonnêteté autour des négociations. Il y avait des contacts entre certains individus du mouvement républicain et les Britanniques, derrière le dos du reste du mouvement républicain qui en restait à l’impression que la guerre allait être conduite jusqu’au bout. Je pense que la direction a décidé de l’orientation et a tiré le mouvement là où elle voulait, au milieu des cris et des plaintes. Si certains criaient trop fort, ils étaient très vite écartés.

La liberté de parole et d’expression est garantie par l’Accord de Belfast. Comment voyez-vous les choses en pratique?

Ils défendront ton droit à la parole tant que tu dis ce qu’ils veulent t’entendre dire. A mon avis, c’est une blague.

Est-ce que la liberté d’expression est quelque chose d’important pour les républicains?

Je pense que oui. Je ne crois pas que la liberté de parole soit une vraie menace pour le républicanisme et je suis d’avis que le républicanisme devrait s’ouvrir à la critique et écouter d’autres points de vue. Entendre des gens dire ce qu’ils ressentent ou ce qu’ils pensent ne me gêne pas.

Comment en êtes-vous arrivée là où vous êtes aujourd’hui?

Je viens d’une famille très républicaine. A beaucoup d’égards, je suis née là-dedans. Mais cela dit, je n’ai pas une loyauté aveugle envers le républicanisme. Je pense qu’au moins une fois dans la vie, il faut tout mettre en question et faire ses propres choix, en ce qui concerne ce qui est le mieux pour nous et en ce qui touche le bien et le mal. Dans le cours de ma vie, adolescente, j’ai mis en question beaucoup de choses appartenant au républicanisme. Et bien que je sois née là-dedans, j’ai dû « renouveler mon baptême à Bodenstown » [endroit où est enterré Wolfe Tone, le fondateur du mouvement, et où sa mémoire est célébrée] comme ils disent. A un moment de sa vie, il faut prendre la décision de devenir un républicain. J’ai eu la chance de trouver des réponses à mes questions dans le mouvement républicain.

Quand avez-vous rompu avec les Provisoires?

Au début du soi-disant « processus de paix », j’avais de gros doutes, mais comme de nombreux républicains, j’étais prête à leur laisser un peu de temps, pour voir ce que cela allait donner. Cela a duré quelques années. J’étais prête à croire la direction en place expliquant que c’était la meilleurs option. Lorsque les Framework Principles et les Principes Mitchell furent présentés, je vis les graffitis sur les murs et je me dis : « il n’y a rien de bon pour nous là-dedans, il est temps de faire machine arrière, ce n’est rien d’autre qu’un cul-de-sac. »

Avez-vous été menacée par les Provisoires?

Oui, j’ai été menacée. Un membre des Provisoires est venu chez moi pour me dire que le fait que j’exprimais des vues contraires à Sinn Fein n’était pas tolérable et que je ferais mieux de me la fermer. Ces visites se sont poursuivies pendant plusieurs semaines, mais je leur ai expliqué qu’ils n’allaient pas m’intimider. Que je n’avais pas été intimidée par les Britanniques, et que je n’allais pas être intimidée par Sinn Fein et l’IRA.

A votre avis, comment se fait-il que les Provisoires doivent menacer des gens comme vous, alors que vous avez tant donné pour le mouvement?

Tout ce que vous avez donné pour le mouvement ne compte pour rien chez les Provisoires d’aujourd’hui si vous n’êtes pas une « béni oui-oui ». Tout le reste est méprisé. Si tu n’accordes pas ton violon à celui de la direction, peu importe ce que tu as fait dans le passé, tu es complètement méprisé. Si ce leadership est tellement persuadé d’avoir raison, je ne comprends pas pourquoi il refuse de débattre avec les autres, d’être clair et ouvert, de mettre cartes sur table et d’exposer ses doléances. Si c’est nous qui avons tort, qu’ils nous l’expliquent et nous disent pourquoi nous nous fourvoyons. De notre côté, nous sommes prêts à débattre avec eux. S’ils sont si convaincus d’avoir raison, pourquoi ce débat n’a-t-il pas lieu? Pourquoi cette conspiration du silence? Si quelqu’un parle, il est dénigré.

Avez-vous des regrets?

Aucun.

Comment voyez-vous l’avenir?

Hélas, je vois une longue et dure lutte qui s’annonce. Lorsque j’ai rejoint l’IRA et que j’ai fini en prison, j’ai toujours cru que je faisais partie de la dernière génération vivant et combattant sous le joug britannique. L’histoire, et les événements vécus, me prouvèrent le contraire. Mais j’espère que de nouveaux républicains penseront comme moi autrefois quand j’ai rejoint le mouvement, et qu’ils seront encouragés par les principes, les idéaux et la qualité humaine des gens qui les entourent, ainsi que par l’histoire du républicanisme et par les sacrifices qui ont été consentis. Cela les encouragera à penser que le républicanisme est la seule voie qui va de l’avant. Je crois avec ferveur que le républicanisme est la seule option viable pour le peuple d’Irlande.

Pensez-vous que les objectifs républicains peuvent être atteints par des moyens purement politiques?

Je dois vous dire que je n’en sais rien. Venant d’où je viens, s’il y a des gens qui me disent qu’une telle chose est impossible et qu’ils veulent essayer d’autres moyens, je ne serai pas celle qui leur répondra qu’ils ont tort, moi-même j’en suis arrivée à un moment de ma vie à la conclusion que la lutte armée était la voie du progrès. Mais il y a des gens qui pensent autrement.

Et à court terme, que voyez-vous dans l’avenir?

Beaucoup de travail difficile. Nous devons nous occuper de plus en plus de prisonniers. Nous autres du Mouvement pour la Souveraineté des 32 Comtés avons beaucoup de pain sur la planche, nous devons montrer que les questions de fond n’ont pas été soulevées et que tant que cela durera, rien d’autre ne marchera. La question de fond reste la présence britannique en Irlande et tant que ce problème ne sera pas traité, par une déclaration des Britanniques exprimant leur intention de se retirer, le problème de fond restera en place.

Que faites-vous du fait que les gens soutiennent l’Accord de Belfast?

On entend les gens dire dans les rues : « Au moins, personne ne se fait tuer » et si vous répondez : « Mais c’est une capitulation complète », ils vous rétorquent : « Mais personne ne meurt ». Certes, c’est vrai, mais alors pourquoi diable tout cela s’est-il mis en marche? Ce que je crois, et que l’histoire nous enseigne, c’est que lorsque les soi-disant révolutionnaires s’incorporent aux institutions du système, ils en rajoutent toujours et sont pires que les anciens maîtres.

Source : http://theirishrevolution.wordpress.com/2012/01/23/interview-with-marian-price-from-early-2000s/

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2 commentaires pour Interview de Marian Price (2001)

  1. Liam dit :

    Petite precision. L’interview date de debut Septembre 2001, et Marian a ete dans RSF (cfr. Saoirse Nov 1997, Bodenstown Speech 1999, Bundoran 1999 etc) avant d’atterir au 32 csm courrant 2000. Ses desaccords avec les Provos datent de vers 1994

  2. Merci Liam O’Vigilant, les inexactitudes ont été corrigées

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