À propos du tournant de la gauche abertzale – première partie

Voici, en trois partie, un document dense, informé et solide, écrit pas un communiste du Pays Basque qui nous l’a communiqué pour publication. Nous le remercions mille fois. Il s’agit d’une analyse politique du processus de capitulation au Pays basque, dans ses développements les plus récents. Comme pour l’histoire de l’IRA provisoire que nous avons publiée, nous pensons que l’étude de ce document important nous aidera à avancer dans nos efforts pour briser le consensus capitulard et sortir du bourbier réformiste.

Le Mouvement de Libération Nationale et Sociale Basque (MLNV) est aujourd’hui clairement à la croisée des chemins. La direction de la gauche abertzale, principalement du parti Batasuna, illégalisé depuis 2002 comme toutes les autres organisations, grâce à la « Loi des Partis », a réalisé une série d’initiatives et d’accords depuis novembre 2009 (1), date à laquelle ils proclamèrent le lancement d’un « processus démocratique ».

Le principe central et fondamental en est « l’utilisation exclusive de moyens de lutte politiques et démocratiques », affirmant explicitement qu’aujourd’hui, face à un Etat bourgeois impérialiste, qui plus est avec de tels vestiges de fascisme comme l’est l’Etat espagnol (vestiges inévitablement appelés à retrouver une seconde jeunesse) que la lutte armée d’ETA,  mais aussi n’importe quelle lutte un tant soit peu « violente », n’aurait aucune légitimité, n’aurait rien de démocratique, ni même de… politique ! (on se demande alors pourquoi on continue à parler de « prisonniers politiques » !!!)

La direction du mouvement a totalement assimilé l’idéologie et le langage de l’ennemi. A présent la « pacification » et la « normalisation » sont devenues des buts en soi, alors que le MLNV a lutté pendant 50 ans pour que la « paix » ne soit pas celle des cimetières et des oppresseurs, mais la conséquence naturelle du respect par les Etats des droits du peuple travailleur basque. En l’espace de quelques mois, la logique s’est complètement inversée.

Les « actes clés » ont été le « texte fondateur » du réformisme « Zutik Euskal Herria » (2) en février 2010 ; des « accords stratégiques » depuis juin 2010 avec EA (Eusko Alkartasuna), aile « gauche » du PNV pendant 23 ans, et Alternatiba, scission « souverainiste » des sociaux-démocrates collabos d’Izquierda Unida ; l’ »Accord de Gernika » en septembre 2010 (3), demandant une série d’engagements à l’Etat espagnol et à ETA ; puis la présentation et la demande d’inscription du nouveau parti « démocratique » Sortu ; et suite à son interdiction, la participation aux élections du 22 mai 2011 de la coalition Bildu, formée par Batasuna-Sortu, EA et Alternatiba, réalisant un score de 313 000 voix. Enfin, à la suite d’une Conférence de « paix » à Donostia, ETA annonçait le 20 octobre 2011 qu’elle « arrêtait définitivement son action armée » (4).

Les dirigeants de la gauche abertzale n’ont eu de cesse de répéter que le choix des voies « politiques et démocratiques », était  « unilatéral », « totalement irréversible », « non soumis à des variables tactiques », ce qui en fait quelque chose de complètement anti-matérialiste et anti-dialectique, sans la moindre prise avec la réalité. C’est tout simplement le reniement absolu, brutal et indécent de 50 ans de lutte, de cohérence et de dignité révolutionnaires, de toute l’expérience accumulée par le peuple basque dans sa lutte de libération, en particulier le fait prouvé chaque jour depuis 50 ans de l’impossibilité absolue de faire avancer la lutte pour la libération nationale et le socialisme par la voie du parlementarisme et du légalisme ; la voie de la trahison réformiste prise par les polimilis/Euskadiko Ezkerra il y a 30 ans (qui finit par s’intégrer dans le PSOE en 1993 !), et par la scission Aralar en 2001.

Le leader et idéologue de ce « processus démocratique », qui n’a de « processus » et de « démocratique » que le nom, est incontestablement Arnaldo Otegi (5), dirigeant important de la gauche abertzale de ces 15 dernières années aujourd’hui incarcéré, à qui est quasiment voué un culte de la personnalité, avec une campagne spéciale uniquement pour sa libération, car c’est un « homme de paix indispensable », « sans qui rien n’est possible », à l’image de son modèle et ami personnel, la pourriture social-traître Gerry Adams.

Cet oubli volontaire de toute notre Histoire lui fait tenir un discours ridicule où il rêve d’une « confrontation démocratique », entre deux adversaires « civilisés » que seraient une « gauche abertzale » réformiste et un Etat espagnol « démocratique », comme on l’a vu dans une interview en octobre 2010, qui a fait date, dans le grand quotidien bourgeois espagnoliste El Pais (6) (puis, entre autres, en décembre 2010 dans le Wall Street Journal !), où il déclarait :

« Il n’y a pas d’autre chemin pour l’indépendance que celui qui se développe par des voies pacifiques et démocratiques. Nous n’envisageons pas compatible le recours à la violence armée avec la stratégie indépendantiste. C’est une des conclusions à laquelle nous sommes arrivés et nous l’exprimons sans ambiguïté [50 ans pour y arriver quand même !!!]. Cela dit, j’espère et je souhaite que le peuple espagnol, ses pouvoirs publics, ses partenaires sociaux, politiques, son Gouvernement acceptent avec autant de force que l’utilisation de la coercition, la torture, l’interdiction de partis, la fermeture de médias… ne peuvent et ne doivent pas faire partie de leur stratégie pour essayer d’empêcher le projet indépendantiste. » (On notera au passage son chauvinisme certain, les masses populaires de l’Etat espagnol étant mises sur le même plan que « leur » gouvernement !)

Il fait là honteusement mine d’oublier que c’est précisément la nature profondément antidémocratique et fasciste de l’Etat espagnol qui amenèrent les révolutionnaires basques à prendre les armes et à continuer la lutte après la « Transition » jusqu’à aujourd’hui. Par l’opération du Saint-Esprit, l’Etat espagnol changerait subitement. On voit là son incapacité totale à comprendre la lutte de classes et le fait que la bourgeoisie recourt TOUJOURS à la violence lorsqu’elle voit ses intérêts menacés. Ce que le MLNV a toujours su.

Depuis deux ans, les dirigeants liquidationnistes (ou « liquis », comme étaient appelés les polimilis) ont multiplié les déclarations de « rejet » (parce que ça passe mieux que « condamnation ») « ferme et absolu » de « toutes formes de violence », celle d’ETA, mais également la kale borroka (la lutte de rue menée par la jeunesse révolutionnaire, allant du lancer de cocktail molotov à l’organisation d’émeutes, en passant par des sabotages en tout genre), mettant sur le même plan violence de l’oppresseur et violence de l’opprimé.

Comme disait Argala : « Condamner n’importe quel type de violence populaire est une sottise brutale et une preuve claire d’incapacité (de la part de qui la condamne) à sortir des perspectives idéologiques de la classe exploiteuse. Les peuples ne pratiquent pas la violence par plaisir de le faire mais poussés par la nécessité pressente d’acquérir un droit humain : le droit à la liberté dans les relations sociales. La violence populaire est toujours défensive face à la violence institutionnalisée de la classe exploiteuse, et par conséquent complètement légitime. »

Cependant, pour certains dans la gauche abertzale, même les pire barbaries verbales depuis deux ans n’étaient « que des paroles », car les dirigeants « ne pensent pas (tout) ce qu’ils disent », ils font ça « juste pour pouvoir être légalisés et participer aux élections ». C’étaient des paroles, certes, mais qui ont été suivies d’innombrables ACTES, sur lesquelles a reposé un virage à 180° de la pratique et de la stratégie.

S’il ne s’agissait « que de mots », pourquoi la gauche abertzale ne l’a-t-elle pas fait il y a des décennies ? Pourquoi les prisonniers « repentis » étaient-ils expulsés du Collectif des Prisonniers Politiques Basques ? Pourquoi une telle intransigeance révolutionnaire pendant 50 ans face aux vendus et aux collabos de toutes espèces ?

Tout simplement, parce que l’Histoire nous a démontré que tout mouvement qui ne se base pas, comme a su si bien le faire le MLNV pendant ses 50 années de lutte, sur l’honnêteté, la dignité et la cohérence, est condamnée à finir dans les caniveaux de l’Histoire.

Lorsque l’on s’engage sur la pente du renoncement à des principes révolutionnaires basiques, celle-ci mène inévitablement à la capitulation idéologique totale, qui précède toujours la capitulation matérielle, notamment militaire. Ceux qui ont vendu en paroles la « paix », la « normalisation », la « réconciliation », les ont toujours mises en pratique, que ce soit, pour ne parler que de l’Etat espagnol, le P »c »E de Carrillo, Euskadiko Ezkerra, ERC en Catalunya, Aralar… et ils on fini en misérables laquais de la bourgeoisie.

Il est en plus impensable pour tout révolutionnaire d’accepter,  au nom d’une légalisation à tout prix et d’une pseudo-manœuvre machiavélique, la diffusion au sein du peuple d’un discours cherchant à semer de graves illusions réformistes et légalistes (même si c’est avec peu de succès), véritable appel à la démobilisation des masses en pleine crise générale du capitalisme !

Un signe révélateur de cette capitulation idéologique ont été, au nom de l’ »accumulation de forces souverainistes et de gauche »,  les alliances très étroites avec leurs nouveaux amis, les sociaux-démocrates les plus putrides comme EA, alors qu’ils étaient combattus sans concession jusque là, pour leur rôle éminemment coupable d’exploiteurs du peuple aux cotés de la bourgeoisie du PNV, et dans la répression, avec la gestion de la politique pénitentiaire et des criminels et tortionnaires de la police autonomique, la Ertzaintza.

Il est sans doute intéressant de mettre ici un exemple significatif, parmi des milliers d’autres, de ce que sont les nouveaux alliés de la direction de la gauche abertzale. En juillet 2009, après l’exécution de deux guardia civil par ETA, Nafarroa Bai, coalition formée par EA, Batzarre, le PNV et Aralar, de même qu’ERC et BNG (également nouveaux amis des liquis) signaient la déclaration suivante au Congrès espagnol :

« Nous voulons manifester à tous les membres de la Garde Civile notre reconnaissance pour leur travail et leur sacrifice permanent en défense de l’Etat de Droit, de notre liberté et de nos droits. De la même façon, nous soutenons et remercions le travail que réalisent toutes les Forces et Corps de Sécurité de l’Etat, qui obtiendront, comme tant d’autres fois, que les assassins soient livrés à la justice et payent pour leur crime. » (7)

Alors certes, EA a subi une scission en 2009, où ses éléments les plus grands-bourgeois et réactionnaires, les plus proches du PNV, quittèrent le parti (et encore, pas tous (8) !) pour former « Hamaikabat », mais il n’empêche que ceux qui restent sont ceux qui n’ont vu aucun problème pendant des années, 23 ANS, à être les zélés serviteurs de la grande bourgeoisie espagnoliste et de son Etat fascisant. A ce titre, il est intéressant et amusant de voir ce que déclarait le président de Hamaikabat en juillet 2010 : « Ce qui retient notre attention est qu’il semble maintenant  que, après 30 ans, la seule chose qui séparait EA de ce monde était ETA et le positionnement de la gauche abertzale par rapport à la violence, alors que nous avions toujours pensé que ce qui le séparait était beaucoup plus que cela, que c’était un projet de société. » (9)

Principes et objectifs sont indissolublement liés. On ne renie les principes que lorsqu’on renie les objectifs, et les traîtres sociaux-démocrates ont tombé le masque en avouant sans complexe leur volonté de création d’un Etat basque au sein de l’Union Européenne impérialiste (10) ! D’un Etat, ils ont encore osé le dire (enfin, plus trop maintenant…), « socialiste » !!! (L’UE, c’est bien ce « truc » dont font partie les Etats français et espagnol ?)

Même si on avait déjà entendu par le passé des appels en direction des institutions impérialistes, ils en sont à présent arrivés à considérer l’UE et l’ONU comme pouvant et devant « aider à la résolution du conflit ». Leur but proclamé dès le début était de faire de la « communauté internationale », c’est-à-dire une partie des impérialistes européens et nord-américains, leur « alliée » dans la « résolution du dernier conflit armé en Europe » (L’Irlande, la Corse… ça n’existe pas ! Tous des maffieux et des terroristes !), et à présent, surtout depuis la Conférence de Donostia, ils considèrent cela comme acquis.

Ainsi, une grande nouveauté fut qu’en novembre 2009 les dirigeants de la gauche abertzale acceptèrent que les pseudo- « négociations de paix » devraient suivre les « Principes » établis par le sénateur US Mitchell, qui ont servi à la (très relative) pacification impérialiste en Irlande et à tenter de couvrir le régime fasciste sioniste en Palestine, encore récemment.

Dans la droite ligne de cette capitulation idéologique, la référence au socialisme a été quasiment liquidée par la direction réformiste. Déjà depuis quelques années, on parlait beaucoup de « socialisme du XXIe siècle » ou de « socialisme identitaire » (11).

Le « socialisme du XXIe siècle » semblait être devenu la référence idéologique indépassable de la direction de la gauche abertzale. Si les bourgeoisies nationales d’Amérique latine qui s’en réclament, ont joué un rôle progressiste ces dernières années, aujourd’hui leur dérive réactionnaire est très claire : en Equateur depuis un certain temps déjà, au Venezuela où la bourgeoisie chaviste collabore à présent activement avec l’Etat fasciste colombien, et a de plus livré plusieurs militants basques à l’Etat espagnol. Et Otegi, dans sa dernière interview à Gara (12), exprimait entre autres choses sa joie pour la victoire du valet de l’impérialisme et ex-militaire génocidaire Ollanta Humala à la présidentielle du Pérou !

Mais aujourd’hui même le « socialisme du XXIe siècle » semble être abandonné, au profit d’un  « modèle social alternatif », d’ »un Etat au sein de l’Europe, construit depuis la gauche ». A présent, les liquis semblent ne définir leur mouvement que comme « progressiste ».

A son procès, Otegi disait clairement que pour la « lutte politique » (c’est-à-dire électorale et parlementaire en langage réformiste), son but était de former un « bloc » avec des forces « progressistes » et « indépendantistes », c’est-à-dire bourgeoises et petite-bourgeoises, et que pour cet objectif la lutte armée était un obstacle absolu, et que des trêves temporaires d’ETA ne le permettaient pas non plus (13). Pour ces alliances, les réformistes se voient donc dans l’obligation de répudier et liquider les formes de lutte véritablement révolutionnaires et conséquentes. La subordination du mouvement populaire aux intérêts de la bourgeoisie va toujours accompagnée du renoncement aux formes révolutionnaires de lutte : les moyens deviennent en accord avec les buts.

Clairement, cette « nouvelle stratégie » de la gauche abertzale n’est rien de plus que l’éternelle stratégie réformiste, et tout simplement impossible, de pseudo-conquête du « pouvoir » par les urnes. Comme l’avait si bien dit Otegi, répondant à la question « Croyez-vous que vous reviendrez à la vie démocratique, siéger au Parlement basque un jour ? » : « Sans aucun doute, et permettez-moi de vous faire une prédiction: je vais m’asseoir sur le banc du groupe majoritaire au Parlement, celui des indépendantistes de gauche. Cela arrivera probablement plus tard que nous ne le souhaiterions, mais beaucoup plus tôt que ce que souhaiteraient nos adversaires. » (14)

Malgré tout cela, le propre d’un processus de capitulation social-démocrate, est qu’on tente toujours de le couvrir d’un vernis pseudo-« révolutionnaire », aussi mince soit-il. En Euskal Herria, on a pu compter sur un habillage théorique « révolutionnaire » par le « marxiste » (comme il s’est défini à l’occasion…) Arnaldo Otegi. Par exemple, dans sa fameuse interview, il déclarait (ce qu’il a par ailleurs répété à son procès en juin 2011 (15), ce qui montre au moins la cohérence de son discours social-démocrate !) :

« Dans le domaine politique, cependant, et c’est un phénomène qui se produit au niveau international, on observe clairement le passage de la grande majorité des organisations de caractère politico-militaires avec des identités et natures socialistes et transformatrices, de position insurgées à des positions de caractère et de stratégies démocratico-populaires. La Bolivie, El Salvador, le Nicaragua, l’Uruguay sont un bon exemple de ce que je dis. En définitive, je crois qu’une stratégie efficace pour l’obtention de nos objectifs doit reposer sur notre seule capacité de séduction démocratique. Par conséquent, la gauche abertzale, en tenant compte de variables géopolitiques, économiques et sociales et, fondamentalement, en analysant la situation spécifique du processus politique basque, l’a intériorisé ainsi, et l’a écrit noir sur blanc dans son document de conclusions. »

Ainsi, comme tout social-traître digne de ce nom, il veut faire passer les défaites et les redditions des organisations révolutionnaires armées du siècle dernier, notamment d’Amérique latine, pour des victoires, et tente la même chose avec le mouvement de libération basque : lui et sa clique vendent (le plus souvent plutôt en privé), l’arrivée au « processus démocratique » comme une victoire permise par toutes les années de lutte, notamment de lutte armée ! Avec des jongleries dialectiques comme « La gauche abertzale n’est pas née pour résister, elle est née pour gagner » (Otegi), ou d’autres lamentables escroqueries : « Sur le terrain militaire, l’Etat est plus fort que nous, mais sur le terrain politique il est faible et n’a aucun argument, donc la victoire viendra par le terrain politique »… (16)

Mais ce qui est véritablement triste, est que d’autres, notamment ETA, vendent également officiellement cette version pour essayer de « justifier » la capitulation.

Malgré tout, peu nombreux sont ceux qui y croient vraiment, tout le monde étant plus ou moins conscient que c’est exactement l’inverse : la répression et les insuffisances et les erreurs du mouvement de libération, ont mené à cette situation. En effet, car la contradiction de ce discours saute très vite aux yeux : d’un coté les réformistes affirment que le « changement stratégique » était une nécessité car la gauche abertzale était très affaiblie, c’est-à-dire pour eux, sans représentation institutionnelle, tandis que beaucoup de militants honnêtes en sont venus à penser que ce processus était la seule alternative à l’affaiblissement militaire d’ETA et de la kale borroka. Mais de l’autre côté, ils affirment que « la lutte armée a créé les conditions pour le processus démocratique »… C’est-à-dire qu’elle aurait apparemment changé quelque chose à la situation, qui permette un développement de la lutte de libération dans la légalité et le pacifisme !!

Une autre tentative absolument ridicule a été la récente interview de Rufi Etxeberria, où il osait parler de « révolution démocratique nationale » (17). Alors que depuis deux ans celui-ci s’était borné à faire des déclarations parmi les plus honteuses…

Le vernis pseudo-« révolutionnaire » ne pouvait évidemment pas cacher grand chose. Si pendant longtemps, beaucoup ont nié avec force l’évidence de la trahison, cela est devenu chaque fois plus difficile, au fur et à mesure que l’on a assisté à des déclarations et des initiatives, avec une multiplication ces derniers mois, de plus en plus abjectes.

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2 commentaires pour À propos du tournant de la gauche abertzale – première partie

  1. NOTES
    1. http://www.ezkerabertzalea.info/altsasu.php

    2. http://www.ezkerabertzalea.info/zutikeuskalherria.php

    3. http://www.gara.net/agiriak/20100925_acuerdogernika.pdf

    4. http://www.lejpb.com/paperezkoa/20111021/298421/fr/ETA–arret-definitif-des-activites-armees

    5. D’ailleurs ex-polimili qui fit partie d’un groupe qui s’autocritiqua et intégra ETA (m) : http://www.elcorreo.com/vizcaya/prensa/20070609/politica/diez-anos-arnaldo-otegi_20070609.html

    6. http://www.ezkerabertzalea.info/irakurri.php?id=5656

    7. http://www.congreso.es/portal/page/portal/Congreso/Congreso/SalaPrensa/NotPre?_piref73_7706063_73_1337373_1337373.next_page=/wc/detalleNotaSalaPrensa&idNotaSalaPrensa=1006&anyo=2009&mes=7&pagina=1&mostrarvolver=S&movil=null

    8. Un bon échantillon des bourgeois d’EA : http://euskalherriasozialista.blogspot.com/2011/05/nuestros-camaradas-de-bildu.html

    9. http://www.diariovasco.com/v/20100725/politica/necesario-acuerdo-para-contrarrestar-20100725.html

    10. http://www.gara.net/azkenak/02/247398/es/Sortu-es-nombre-nueva-formacion-que-marca-antes-despues

    11. Analyse du « socialisme identitaire » dans la dernière partie de ce document : http://servirlepeuple.over-blog.com/pages/Un_apport_au_debat_politique_et_ideologique_Democratie_et_socialisme_pour_Euskal_Herria-2785191.html

    12. http://www.gara.net/paperezkoa/20110619/273532/es/El-tiempo-corre-nuestro-favor-seguir-acumulando-fuerzas-es-importante

    13. http://euskalherriasozialista.blogspot.com/2011/09/declaracion-de-arnaldo-otegi-en-el.html

    14. http://www.ezkerabertzalea.info/irakurri.php?id=5656

    15. http://euskalherriasozialista.blogspot.com/2011/09/declaracion-de-arnaldo-otegi-en-el.html

    16. Une analyse de cette escroquerie : http://www.gara.net/paperezkoa/20100701/207788/es/Fuerza-ideologica-debilidad-militar

    17. http://euskalherriasozialista.blogspot.com/2011/10/rufi-saca-su-teoria-revolucionaria-en.html

  2. Liam dit :

    Excellent! Je vais etudier cela

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