RNU : Cameron brise les mythes de Stormont

Les faits : le 6 octobre, à la conférence du part conservateur, où le renégat Martin McGuinness était invité, David Cameron a expliqué sa politique concernant « l’Irlande du Nord » : il s’est engagé à combattre la menace croissante des républicains dissidents, en employant tous les moyens à sa disposition. Il a ajouté que l’Angleterre, l’Ecosse, le Pays de Galles et l’Irlande du Nord étaient fragiles si elles restaient à part, mais trouvaient leur force d’être ensemble. « Ce qui fait qu’ensemble elles doivent à jamais rester » a dit le premier ministre.

Ceci représente une assomption retentissante de la position unioniste et un démenti flagrant des fausses promesses des provisoires selon lesquelles le parlement reconstitué et « mixte » de Stormont allait être la clé vers la réunification de l’Irlande. Voici les commentaires à ce sujet de l’organisation Republican Network for Unity.

Martin Óg Meehan, membre du Republican Nework for Unity, a commenté le discours récent du premier ministre britannique David Cameron en affirmant ce qui suit : « En quelques phrases, le leader Tory [conservateur] a confirmé ce que tant d’entre nous pensions depuis le début. Le chemin de l’unité irlandaise ne se trouve pas dans les pages de l’Accord du Vendredi saint, en réalité cette interprétation est une invention pleine de mythes et d’illusions imposées aux républicains depuis 12 ans. Ceux qui ont soutenu cette interprétation ont été ceux là-même qui se sont portés aux premières loges pour lancer des campagnes de diffamation, d’intimidation et de flicage politique.

Pendant des années, on répondait à RNU et aux autres républicains qui soutenaient que le deal de Stormont était une déclaration à peine voilée de l’intention britannique de se maintenir dans le Nord, que la Couronne n’avait plus d’intérêts égoïstes politiques, économiques ou stratégiques à faire valoir dans les 6 comtés. Lors de chaque commémoration de Pâques, devant la tombe des patriotes, on nous disait : « Les Britanniques vont se faire les avocats de l’unité irlandaise », « la stratégie bien pensée de la présence ministérielle à Stormont et le partenariat avec le DUP [Democratic Unionist Party] est destinée à aboutir à l’unification de l’Irlande en 2014 ou 2016 ».

Les paroles de David Cameron ont non seulement brisé ces mythes, mais aussi confirmé ce que tant de gens considéraient comme vrai. Quand il parle de l’Irlande et de l’unification, il se réfère clairement à l’unification des Six comtés aux côtés de l’Angleterre, de l’Ecosse et du Pays de Galles. Cameron parle dans son interview d’un projet de vingt-cinq ans de remise en état de notre économie sous sa supervision et celle de ses successeurs britanniques, ce qui signifie qu’il veut que nous devenions une possession plus profitable et moins turbulente de la couronne britannique, et non pas une partie viable et intégrante d’une nation irlandaise réunifiée.

Ceux qui se demandent encore pourquoi il y a de plus en plus de républicains désillusionnés par Stormont et qui sympathisent avec une alternative républicaine n’ont qu’à écouter ce que dit David Cameron ou ce que disent ceux qui sont invités à la conférence de son parti pour voir la différence entre la réalité d’aujourd’hui et les mensonges à peine voilés au sujet de Stormont tels qui nous ont été inculqués.

Quelle ironie de voir que la vérité la plus crue a été exposée par les plus haut placés des officiels britanniques, comme Tony Blair qui a récemment avoué que l’Accord du Vendredi Saint avait été construit sur une toile de mensonges.

Les républicains et les nationalistes qui refusent de passer outre les déclarations de Cameron reconnaîtront que celui-ci considère Stormont purement et simplement comme une arme dans la configuration qui impose la domination et la loi britannique pour les intérêts britanniques.

RNU ne peut pas en rester là et accepter l’idée que l’Accord de Belfast peut d’une façon ou d’une autre ouvrir une voie vers l’unité de l’Irlande. S’il en était besoin, les seules récentes déclarations de l’ancien et de l’actuel premier ministre britannique ont donné plus de crédit aux républicains dissidents qui désormais sont confirmés dans leur diagnostic. En réalité, nous ne pouvons continuer à être qualifiés de « dissidents », mais de « républicains ».

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