Présentation – Statements

grivealouette

Bienvenue sur le site de Libération Irlande!

Nous sommes un groupe dédié à la solidarité avec les révolutionnaires de toute l’Irlande, nous sommes liés au mouvement antifasciste de France. Notre but est de faire connaître aux francophones la situation de l’Irlande divisée et en partie occupée par l’impérialisme anglais, et nous soutenons par principe les initiatives du mouvement de libération national en Irlande.

Le conflit historique en Irlande a un contenu social et démocratique : notre camp est celui du peuple qui lutte pour se débarrasser des oppresseurs et de leurs valets, afin de vivre entre égaux, libres et en paix. Il ne s’agit ni d’une guerre de religion, ni d’une guerre de races.

Nous voyons que la lutte continue, que la révolution poursuit sa route au milieu des vicissitudes et creuse comme une taupe, vers la lumière. Libération Irlande se veut un modeste relais et écho de ce combat historique pour l’indépendance et le socialisme dans toute l’Irlande des 32 comtés.

Notre solidarité va aux républicains authentiques,  ainsi qu’aux groupes antifascistes, communistes, anarchistes, écologistes.  Nous mettrons en avant les réalités historiques, sociales et culturelles de l’Irlande du sud (26 comtés) comme du nord occupé (6 comtés), qui forment le sous-sol de la lutte. Nous voulons aussi faire connaître aux francophones la vie et l’oeuvre des révolutionnaires marquants de l’Irlande, de James Connolly à Bobby Sands, de Dan Keating à Patsy O’Hara, Bernadette Devlin McAliskey et Maura Harrington.

Nous sommes un groupe nouveau, nous n’avons aucun lien avec les structures antérieures comme Solidarité Irlande, qui ont sombré avec la capitulation du Sinn Fein de Gerry Adams.  Nous appartenons à une époque différente.

Nous sommes contre la social-démocratie, contre l’impérialisme, pour l’amitié entre les peuples et pour le communisme.

Notre ambition est d’apporter notre contribution à un mouvement de soutien à la révolution en Irlande et d’impulser des initiatives pratiques de solidarité dans cette direction.

Welcome to the website of Libération Irlande!

We are a group commited to the solidarity with the revolutionaries of the whole Ireland, we are part of the antifascist movement in France. Our goal is to highlight to the french-speaking people the situation of the partitionned Ireland, occupied in part by english imperialism, and we bring our unconditional support to the initiatives of the national liberation movement in Ireland.

The historic conflict in Ireland has indeed a social and democratic content : we stand alongside the people who strive to get rid of the oppressors and their henchmen, in order to live between equals, free and in peace. This is neither a religious war, nor a race war.

We see that the struggle continues, that the revolution goes on facing the twists and turns, and like a mole diggs its way to the light. Libération Irlande aims to be a modest herald and echo of this historical struggle for sovereignty and socialism in the whole Ireland of the 32 counties.

We pledge our solidarity to the true republicans and to the antifascist, communist, anarchist and ecologist groups. We will highlight the social, historical and cultural realities of the south of Ireland (26 counties) and the north of Ireland (6 counties), for these realities are the background and substratum of the struggle.

We also want to introduce to french-speaking people the life and work of prominent revolutionaries of Ireland such as James Connolly, Bobby Sands, Patsy O’Hara, Dan Keating, Bernadette Devlin McAliskey, Maura Harrington.

We are a new group, we haven’t got any ties with former structures like Solidarité Irlande, which have sunk embracing the fate of the Gerry Adams’ Sinn Fein surrender. We belong to another epoch.

We stand against social-democracy, against imperialism, we stand for the friendship amongst peoples and for communism.

Our wish is to give our part in a support movement for the revolution in Ireland, and to bring on practical initiatives of solidarity in this direction.

• Interview de Georges à la Cause du Peuple

Tu veux bien nous présenter le groupe dont tu fais partie, Libération Irlande?

Nous sommes un comité de soutien francophone à la révolution en Irlande, nous avons commencé il y a un peu plus d’un an en faisant un site internet, puis la sauce a bien pris et nous avons développé des contacts là-bas.

Maintenant, tu peux nous considérer comme un groupe activiste. Nous nous revendiquons principalement du communisme et de l’autonomie prolétarienne. Nous sommes très intéressés par toutes les expériences révolutionnaires, des mouvements de libération nationale en particulier. Notre philosophie peut se résumer à : on apprend en faisant.

Pourquoi l’Irlande, vous aviez une attirance spéciale?

Je te vois venir… Non, on ne cherche pas les leprechauns sous les arcs-en-ciel, on ne picole pas à la Saint Patrick, on n’est pas fans de ces trucs folkloriques commerciaux qu’on voit en France. Personnellement, j’aime beaucoup la musique et la littérature irlandaise, mais ce n’est pas le plus essentiel. Ce qui nous a intéressé, c’est de mieux connaître un mouvement révolutionnaire qui nous semblait vraiment ancré dans les masses populaires. La vérité, c’est que le petit groupe de camarades qui est à l’origine du groupe ont vu là-bas ce qu’ils ne voyaient pas encore ici, des révolutionnaires qui sont aussi des prolétaires, un peu l’antithèse de la gauche radicale purement intellectuelle de France, avec sa tendance à fuir le contact avec les masses et dans le pire des cas à se payer de mots.

Est-ce qu’il y a d’autres raisons qui vous ont poussé à monter votre groupe?

Oui, il y a le fait que nous voulons apprendre auprès des camarades irlandais tout un tas de choses qui concernent le processus révolutionnaire en général, et qui sont transposables en France. Par exemple la solidarité avec les prisonniers politiques, c’est quelque chose d’important là-bas. Avoir comme référence politique des camarades qui sont allés très loin dans l’affrontement avec l’Etat, c’est quelque chose qui permet d’élever le niveau de conscience et de lutte.

Il y a beaucoup de camarades en taule?

Oui, une bonne centaine, des deux côtés de la frontière. Il y en a un qui est emprisonné en Lituanie, un autre en France, à la Santé. Il s’appelle Kieron Doran, nous menons une campagne pour faire connaître sa situation.

Une question basique : qui sont les républicains irlandais? Qu’est-ce que ça veut dire être républicain en Irlande?

Alors pour résumer, je te dirai que c’est le contraire d’être républicain en France. Ici, ceux qui mettent en avant la république, ce sont les flics et les profs, c’est l’idéologie de l’Etat bourgeois. En Irlande, c’est une idéologie révolutionnaire anti-coloniale, un truc qui vient du peuple, qui cherche la confrontation avec l’Etat et les institutions. Les républicains sont ceux qui se revendiquent de Wolfe Tone, un protestant de l’époque de la révolution bourgeoise en France, qui a voulu faire pareil en Irlande et chasser le colonialisme anglais, les nobles propriétaire terriens et bien sûr la monarchie. La base de l’idéologie, c’est la démocratie, le pouvoir pour tout le monde, protestant et catholique et autres.
Rien que ça, c’est révolutionnaire là-bas, il y a des aspects très médiévaux en Irlande. Avec le développement de la classe ouvrière au 20è siècle, le républicanisme a évolué, en incorporant les besoins et les exigences de la classe ouvrière. D’ailleurs, l’IRA vient de l’insurrection de 1916 à Dublin, où il y a eu la fusion d’une milice ouvrière et des détachements armés patriotes qui avaient une idéologie nationaliste petite-bourgeoise. Donc les républicains aujourd’hui se disent socialistes, ils se définissent comme un mouvement de libération national.

Je pensais que l’IRA avait arrêté, tu peux nous en dire plus?

Oui, il y a eu des accords de paix il y a douze ans. Le groupe principal, l’IRA provisoire a capitulé, sans avoir obtenu quoi que ce soit : ni le retrait britannique, ni évidemment le socialisme. Aujourd’hui ils se sont entièrement vendus. Par exemple ce sont eux, les provos comme on dit, qui tiennent une grande partie des postes au Nord, en accord et collaboration avec l’Etat britannique. Ils sont devenus les sous-traitants de la domination britannique, qui a réussi un coup très fort en gagnant la paix sociale en achetant une partie des républicains.
Et aussi, en prévoyant les changements démographiques en faveur des catholiques dans le Nord, l’impérialisme anglais a bien voulu changer son fusil d’épaule et s’appuyer sur la nouvelle bourgeoisie catholique qu’il a contribué à fabriquer, alors qu’avant, tout l’Etat du Nord était tenu par la bourgeoisie protestante. Il y a aussi un autre énorme reproche que les révolutionnaires font aux réformistes, c’est qu’ils ont accepté et officialisé le principe de l’apartheid entre catholiques et protestants, ils ont cimenté la paix avec des murs qui séparent les quartiers et les esprits des gens. Donc c’est une fausse paix et une vraie trahison des principes de leur idéologie.

Je vois mieux, mais il y en a d’autres qui continuent la lutte armée?

Oui, ils sont petits mais décidés, disons que c’est la fin d’un cycle et le début d’un autre. Les groupes politiques républicains authentiques sont très progressistes, je pense que l’expérience de la normalisation, de l’embourgeoisement et de la capitulation des provisoires a été une leçon gigantesque pour eux, un grand exemple négatif de ce que donne la capitulation avec l’impérialisme et la social-démocratie. La capitulation avec le sectarisme aussi, je veux dire la division du peuple sur une base confessionnelle. Je suis sûr que cette défaite n’est qu’un détour qu’ils vont dépasser.

Très bien, mais je voudrais savoir quelles sont les perspectives de cette lutte armée? Le combat ne concerne que le Nord occupé? Le but c’est seulement de foutre l’Etat anglais dehors? Regarde la crise de l’Etat au sud, qu’en disent les républicains?

Tu poses la question la plus importante, la crise de l’Etat du Sud est terrible, l’Etat est en faillite, il ne va jamais pouvoir rembourser la dette et les intérêts, le FMI va imposer des plans de rigueur monstrueux pour le prolétariat et les masses en général, avec tous les sous-produits qui vont avec : l’émigration, l’endettement, le chômage, la dope, les anti-dépresseurs : bref la crise générale dans toute sa splendeur. La seule porte de sortie, c’est la révolution sociale. Les organisations républicaines ont un certain retard là-dessus, elles doivent voir plus loin que le pur et simple slogan « brits out! », le slogan de la réunification. Elles doivent assumer la révolution sociale dans le sud aussi, c’est vital, sinon elles sont cuites. Les derniers congrès des deux organisations principales, Republican Sinn Féin et 32 County Sovereignty Movement vont dans ce sens à mon avis. Je ne pense pas exagérer en disant qu’en Irlande, les seules forces révolutionnaires sont les républicains, les autres font de l’économisme et ne mettent pas l’Etat en question. En ce qui concerne les action armées, elles ne frappent que des cibles militaires et policières, des banques aussi, dans le Nord occupé.

Photos et déclaration des actions de solidarité du 21 mai 2011

Le 21 mai 1981 tombaient en martyrs les volontaires Raymond McCreesh et Patsy O’Hara, morts en grève de la faim, en prison, pour un statut de prisonniers politiques. Ces camarades ne sont pas seulement des icônes cache-misère et apolitiques à l’usage des capitulards de Sinn Féin provisoire, mais ils sont des exemples pour la lutte révolutionnaire contre la partition et la domination britannique, lutte qui ne s’est jamais arrêtée.

Les dix républicains tombés en grève de la faim en 1981 ne sont pas oubliés, l’esprit révolutionnaire qu’ils incarnaient n’est pas mort, il vit dans la lutte de libération nationale en Irlande, chez ceux qui osent lutter et qui osent vaincre.

Aujourd’hui, en mai 2011, trente ans après, de nombreux républicains sont emprisonnés et subissent tous types de vexations et de torture. Dans la prison britannique de Maghaberry au Nord-Est de l’Irlande, les prisonniers républicains se sont unis pour se battre pour que cessent ces traitements fascistes. Ils mènent une lutte très dure pour le rétablissement d’un statut spécial qui les préserverait de la torture et affirmerait leur identité de combattants politiques anti-impérialistes, c’est-à-dire exactement ce pour quoi les Dix de 1981 combattirent et tombèrent.

Or les faux républicains de Sinn Féin provisoire emmenés par Gerry Adams qui prétendent incarner cet héritage de lutte sont ceux qui ont accepté l’abolition de ce statut spécial.

D’autres camarades ont été emprisonnés sur l’ordre colonial de l’Etat anglais, sans procès et sans autre raison que leur dangerosité politique : il s’agit notamment de Martin Corey et Marian Price.

Là encore, les faux républicains valets de l’impérialisme ne pipent mot.

Nous, internationalistes de France solidaires du combat des républicains irlandais, avons mené des actions d’agitation-propagande le samedi 21 mai à Paris intra muros pour soutenir nos frères et nos soeurs opprimés et combattants et pour que la cause de la république d’Irlande libérée, démocratique et socialiste avance toujours sur le chemin de la victoire.

Solidarité avec la lutte des prisonniers de Maghaberry.

Solidarité avec Marian Price.

Solidarité avec Martin Corey.

On 21th May 1981, volonteers Raymond McCreesh and Patsy O’Hara died in prison a martyr to the cause of a status of political prisoners, on hunger strike. Theses comrades are not only apolitical icons fit to cover up Provisional Sinn Féin’s sell-out, because they set examples for the revolutionary struggle against partition and British rule, a struggle which indeed has never stopped.

The ten Republicans who died on hunger strike in 1981 are not forgotten, the revolutionary spirit they embodied is not dead, but lives on in the Irish national liberation movement, among those who dare to struggle and dare to win.

Today, in May 2011, thirty years later, numbers of Republicans are jailed and suffer all kinds of vexations and torture. In the British jail of Maghaberry in the North-Eastern part of Ireland, Republican prisoners united are fighting to put an end to these fascist maltreatments. They wage a very harsh struggle in order to re-establish a special status which would protect them from torture and would uphold their anti-imperialist fighters’ political identity, i.e. exactly the same reason why the Ten fought and died in 1981.

The fake republicans of Provisional Sinn Féin led by Gerry Adams may well pretend they embody this legacy, they in fact are the ones who accepted to destroy this special status.

Other comrades have been jailed on the colonial will of the English State, without any trial and without any reason except the political threat they represent : among those are Martin Corey and Marian Price.

About this internment, once again the fake republicans and real lackeys of imperialism, don’t say a word.

As for us, internationalists from France standing by the Irish Republican struggle, we have waged agitation-propaganda actions on Saturday 21st May in inner-city Paris, to show support to our oppressed and fighting brothers and sisters, and for the cause of the of the All-Ireland’s Republic, free, democratic and socialist, to go ahead on its way to victory.

Solidarity with the struggle of the Republican prisoners in Maghaberry.

Solidarity with Marian Price.

Solidarity with Martin Corey.

Libération Irlande ou Irlande Libre? – déclaration du 10 juin 2011

Il y a un site nommé Irlande Librehttp://irlandelibre.wordpress.com. Malgré la ressemblance, Libération Irlande et Irlande Libre ne sont pas comme Coca Cola et Pepsi Cola. Mis à part le nom, les deux sites n’ont rien en commun. Irlande Libre annonce d’entrée : « ce blog est là pour que l’Irlande républicaine existe encore un tout petit plus sur la toile, avec un regard général sur tous les sujets, dans un esprit condamnant toute violence et favorisant le dialogue. …Mon soutien va clairement aux catholiques irlandais et plus particulièrement au parti du Sinn Fein. «

L’auteur ajoute ailleurs : « On peut se sentir aussi très proche d’un parti comme je le suis de celui du Sinn Fein, mais cela ne m’empêche de garder sa propre opinion et d’avoir les idées claires. On peut admirer Gerry Adams, le considérer comme son politicien préféré comme je le fais, mais ne pas pour autant être d’accord avec toutes ses positions. La liberté de penser et le refus de l’endoctrinement à tout crin! «

Il indique également : « Pour moi, les véritables ennemis de l’Irlande en cette période actuelle sont les dissidents car ils refusent tout dialogue et leur seul moyen de communication est la violence. »

Contrairement à Libération Irlande, Irlande Libre n’est pas un groupe. C’est le site personnel d’un individu, rien de plus. Ce qui frappera le lecteur, c’est l’aspect « sentimentaliste » de ce site: il exprime avant tout un attachement émotionnel et personnel plutôt qu’un véritable engagement idéologique et politique. C’est le site d’un « voyageur » plutôt que celui d’un militant. Quand il parle de « l’Irlande républicaine » on sent beaucoup plus un « fan » de Gerry Adams et un « admirateur » des Provos qu’un pro-républicanisme idéologique.

Irlande Libre n’expose pas et ne défend pas de manière systématique les positions du parti dont il est « très proche » ou de son « politicien préféré », mais le fond idéologique du site est du nationalisme constitutionnel déguisé en en républicanisme. A l’opposé, Libération Irlande cherche à défendre le républicanisme authentique. Libération Irlande a exposé ailleurs ce que nous entendons par républicanisme véritable : http://liberationirlande.wordpress.com/2010/05/17/quest-ce-que-le-republicanisme-irlandais/

Il est clair que sur le rapport aux institutions étatiques, la définition du droit à l’autodétermination, l’attitude face au ‘principe de consentement’, le monopole de la violence, les véritables « dissidents » du républicanisme sont les partisans de la ligne du parti de Gerry Adams. Sur ces questions de principe, la ligne de démarcation entre Libération Irlande et Irlande Libre est claire et nette.

Ce qui distingue Libération Irlande de Irlande Libre, c’est que nous proposons un site basé sur des principes idéologiques et politiques clairs, pas la passion pour un pays, un attachement à un parti ou un « politicien préféré » (même s’il s’agit de Ruairi O Bradaigh!). Il s’agit de faire du travail de clarification politique, théorique et idéologique – pas de s’extasier sur la beauté du paysage ou la chaleur des habitants.

C’est pour cela que Libération Irlande essaye de produire une série de textes basés sur une étude sérieuse, des arguments rigoureux et une documentation solide. Irlande Libre dit soutenir les « Catholiques Irlandais ». Cette expression est très révélatrice du vide politique et idéologique du site. Les fondateurs du républicanisme en Irlande n’étaient-ils pas protestants?…Libération Irlande a une autre orientation. Notre soutien ne va pas aux « catholiques irlandais » – ce qui occulte les différences de classes au sein de ces mêmes « catholiques irlandais »- mais au prolétariat d’Irlande en lutte, ce qui comprend aussi les immigrés non-irlandais, les protestants progressistes etc.

En « condamnant toute violence » Irlande Libre se met dans la position de ce que Hegel appelait la « belle âme ». Le choix n’est pas entre avoir les « mains sales » et les « mains propres », mais entre avoir des mains ou pas de mains du tout!  Pour Libération Irlande, entre la violence des oppresseurs et l’utilisation de la force par les opprimés, il est impossible de se mettre dans la position de la belle âme et condamner « toute violence ».

A propos d’un certain manque de classe – déclaration du 2 septembre 2011

http://www.classecontreclasse.org/viewtopic.php?f=12&t=11836

Si vous allez à cette adresse, celle d’un forum apparemment anarchiste nommé « classe contre classe » vous y trouverez un dénommé Barcelone 36 qui reprend notre traduction de l’article du WSM sur les émeutes de Grande Bretagne. Nous n’avons rien contre cette pratique, et ce très bon texte a été largement repris sur les Indymedias et autres sites contestataires, à notre grande joie.

Le problème est que Barcelone 36 se propose de sortir ce texte sous forme de brochure (et peut-être la vendre) sans avoir averti les traducteurs de ce texte. Nous n’avons reçu aucune demande, pas d’annonce non plus, pas un mot.

En outre, aucun participant au forum classe contre classe ne s’étonne que le groupe à l’origine de la traduction n’ait pas été mentionné dans le thread de discussion, sauf un posteur qui ose dire « merci » et que nous remercions en retour.

http://punxrezo.net/pg/file/read/26984/brochure-meutes-wsm

Voici sa mise en page pour quelque chose qui existe déjà semble-t-il sous forme de brochure, avec les deux liens de LI et du WSM qui apparaissent en petit à la dernière page, ce qui est quelque chose de correct, mais qui est fait uniquement dans l’intention de se couvrir, pour la forme, comme des bourgeois qui redoutent les procès, pas comme des prolétaires qui veulent la rencontre et l’union pour la révolution.

Qui sait? peut-être que Punxrezo.net cherche à gonfler le plumage de son catalogue avec des emprunts pour ressembler au goéland…

Si punxrezo.net nous avait demandé la permission avant de publier, nous l’aurions donnée. Mais ces diffuseurs-marchands n’ont pas de respect pour la production, ni pour le débat politique. Ils auraient pu par exemple faire une introduction, mais non, ils consomment et refourguent, sans plus. Le travail du WSM a été monumental, rapide et herculéen. Le travail de traduction a duré en tout 24h. Ne pas nous demander la permission avant de publier la brochure et prétexter « l’urgence » pour ne pas faire la démarche, ce n’est pas sérieux, c’est moche, c’est minable.

D’autant que si les choses avaient été faites en commun entre eux et nous, nous aurions pu nous aussi participer à la confection et à la diffusion de cette brochure, en faire quelque chose de présentable et augmenter l’efficacité. Mais le choix a été fait de nous court-circuiter en mode pique-assiette.

Pour nous, cet acte est symptomatique d’une certaine culture individualiste, brouillonne et opportuniste d’une partie des anarchistes en France, qui se résume sous la formule : « à l’arrache ».  De même que le vol et le détournement sont prisés, la production est méprisée. D’ailleurs, sous prétexte de faire du partage voire du communisme, ces individus pillent des bribes qui les arrangent chez les autres, les marxistes notamment, sans jamais assumer la confrontation sérieuse avec le contenu et l’idéologie des groupes qu’ils pillent.

Non aux pratiques lumpen-petites-bourgeoises.

Photos et déclaration de l’action de solidarité du 8 octobre 2011


Déclaration commune du 8 octobre 2011

Un statut politique pour les prisonniers républicains irlandais! Non à l’internement : libérez Martin Corey et Marian Price!

Le 8 octobre, dans plusieurs pays, a lieu une journée d’action pour les prisonniers républicains irlandais. En posant des banderoles, des affiches, en distribuant des tracts et en peignant sur les murs, nous internationalistes de l’extérieur souhaitons exprimer notre solidarité avec nos camarades en Irlande et notre hostilité à l’égard de l’impérialisme anglais.

Peu de choses sont dites à ce sujet, mais dans l’Irlande de 2011, il y a toujours une résistance révolutionnaire démocratique contre la partition du pays et la domination britannique. Le combat républicain continue, envers et contre tout. Dans l’entité coloniale des six comtés occupés du Nord de l’Irlande, l’occupation britannique est affrontée et la fausse paix est défiée, tout comme l’ordre établi conservateur dans l’entité néo-coloniale de l’Etat Libre irlandais au Sud. La seule réponse de la machine d’Etat britannique à cette résistance, c’est un accroissement de la répression.

Des prisonniers politiques sont détenus indéfiniment sans aucune raison. Martin Corey et Marian Price, qui étaient des militants républicains dans les années 1970 et qui furent libérés de prison, sont de nouveau emprisonnés par l’Etat britannique parce qu’ils n’ont pas trahi leurs idées politiques. Cette vengeance de l’Etat colonial est une épée de Damoclès qui menace les centaines d’anciens prisonniers de guerre qui oseraient relever la tête politiquement. Martin Corey et Marian Price sont gardés en otage pour impressionner et terrifier les militants politiques. Cela n’est pas autre chose que la ré-introduction de l’internement.

Nous exigeons la libération immédiate de Martin Corey et de Marian Price! Nous exigeons la fin de l’internement sélectif!

Des prisonniers de guerre irlandais sont eux aussi victimes de mauvais traitement de la part des autorités pénitentiaires et des matons de la prison de Maghaberry, sous la supervision des cercles dirigeants de l’Etat britannique et de leurs marionnettes à Stormont. Dans des conditions très difficiles, les prisonniers luttent pour obtenir à nouveau un statut politique, qui avait été gagné par leurs prédécesseurs en 1981, mais qui fut abrogé par leurs anciens camarades dans le cadre des accords de paix de 1998.

Les prisonniers viennent de se faire rouler par le régime pénitentiaire, à la suite d’une révolte, mais ils n’ont pas perdu pied, et avec le soutien des républicains hors des murs, ils continuent leur juste lutte. Comme leurs prédécesseurs les républicains des Blocs H, ils résistent à la criminalisation et à la brutalité avec le seul bouclier qui leur reste, leur volonté et leur corps.

Les républicains irlandais ne sont pas des criminels, mais des combattants de la liberté, des révolutionnaires! Nous exigeons l’application pleine et entière de l’accord d’août 2010 et la restauration d’un statut politique pour les prisonniers de guerre irlandais! 

Le combat pour la liberté de l’Irlande et contre l’impérialisme et la réaction est juste. Il devrait être soutenu par toutes les honnêtes gens et tous les progressistes partout dans le monde.

Nous saluons la lutte des prisonniers républicains détenus à Maghaberry, à Portlaoise, en Lithuanie, et nous faisons le serment de leur apporter notre soutien complet.

Victoire à la lutte républicaine irlandaise, dans les prisons et en dehors!

Libération Irlande (France)
Republican Sinn Féin International Department (Autriche, Allemagne, Italie)
Sympathisants de Republican Sinn Féin aux Pays-Bas et en Suède
Irish Republican Solidarity Darmstadt (Allemagne)

Political Status for Irish Republican Prisoners!

End Internment – Free Martin Corey and Marian Price!

On October 8th 2011, in different countries, a day of action for Irish Political Prisoners is being held. By picketing, leafleting, postering and painting, we Internationalists from abroad, wish to express our solidarity with our Republican comrades in Ireland and our hostility towards English imperialism.

Little is known about it, but in Ireland in 2011, there is still revolutionary democratic resistance against partition of the country and British rule. The Irish Republican struggle continues, against all odds. In the colonial entity of the six occupied counties in the North of Ireland, the British occupation is fought and the false peace is challenged, as well as the conservative status quo in the neo-colonial entity of the Irish Free State in the South.

The only answer of the British state machine to this resistance is an increase of repression.

Political Prisoners are jailed indefinitely without any reason. Martin Corey and Marian Price, who are Republican activists arrested in the 1970′s and later released, are once again being held by the British state because they didn’t betray their political beliefs. This vengeance of the colonial power is used as a Sword of Damocles threatening the hundreds of former prisoners of war who would dare to keep their politics upfront. Martin Corey and Marian Price are kept as hostages to impress and frighten political activists. This is nothing else than the reintroduction of internment.

We demand the immediate release of Martin Corey and Marian Price! We demand the end of selective internment!

Irish Prisoners of War are also victims of maltreatments by the prison authorities and wardens in the jail of Maghaberry, under the supervision of the ruling circles of the British State and their puppets in Stormont. In very harsh conditions, they struggle to demand political status won by the man of 1981 and signed away by their former comrades with the 1998-agreement. They were cheated by the prison regime after a previous protest, but they are not disheartened, and with the support of republicans outside the jail, they continue their just struggle. Like previous generations of Republicans in the H-Blocks they resist criminalisation and brutality with the only shield they have, their will and their body.

Irish Republicans are not criminals, but freedom fighters and revolutionaries!

We demand the full implementation of the agreement of August 2010 and the restoration of a Political Status for Irish Prisoners of War!

The fight for Irish freedom and against imperialism and reaction is just and should be supported by all honest and progressive people worlwide.

We salute the struggle of the Republican Prisoners held in Maghaberry, Portlaoise and Lithuania and pledge our full support.

Victory to the Irish Republican struggle, inside and outside the jails!

Libération Irlande (France)
Republican Sinn Féin International Department (Austria, Germany, Italy)
Republican Sinn Féin supporters in the Netherlands and Sweden
Irish Republican Solidarity Darmstadt (Germany)

Les chiens aboient, la caravane passe – déclaration du 26 octobre 2011

Avec nos associés du Forum des Peuples en Lutte, nous avons été qualifiés ‘d’identitaires de gauche aspirés dans la spirale fasciste’ par un certain groupe, que nous appellerons l’équipe zombie, et qui mène une petite guerre internet contre les mouvements de libération nationale à partir d’une argumentation de type ultra-gauche. L’autre face du problème est que nous voyons des militants d’extrême-droite fantasmer de façon croissante sur l’Irlande, afin d’exploiter pour leurs propres objectifs l’imagerie républicaine irlandaise. Comme souvent dans l’histoire, la calomnie gauchiste dogmato-délirante rejoint la proposition fasciste mytho-conquérante, au bénéfice de cette dernière. C’est donc l’occasion de soumettre à nos lecteurs quelques considérations.

Derrière ses charabias démagogiques et sous ses masques variés, on peut isoler des traits constants du fascisme, formant un tout : il s’agit de la réaction sous le masque de la révolution, la mobilisation des masses contre elles-mêmes, la mythologie contre les lumières. Le fascisme est difficile à cerner avant d’arriver au pouvoir, mais après c’est trop tard, alors il faut exercer son regard. D’autant plus que le fascisme est un mouvement qui surgit et qui profite de la dépolitisation, du relativisme et de l’indifférentisme généré par la société de consommation et la social-démocratie, poussant comme un champignon sur la crise de ce système. Il est impossible de combattre le fascisme sans combattre la social-démocratie qui a pour rôle historique de faire naître les espoirs et les trahir, de gérer le capitalisme par la conciliation de l’inconciliable, tout en endormant, en réprimant et en frustrant essentiellement les masses.

Le terrain étant préparé par la social-démocratie, le fascisme cherche à se faire passer pour une transcendance historique au delà de la vie capitaliste. Une de ses armes est l’imitation et le vol pur et simple des symboles de la révolte révolutionnaire, sa cible est une frange de la jeunesse radicalisée, blanche la plupart du temps.

Il est facile de voir que les symboles irlandais sont plus facilement phagocytables que d’autres pour les fascistes : la figure énergique et sacrificielle de Bobby Sands, les images des colonnes volantes de l’IRA historique, des Fenians, sur fond de croix celtiques en vieille pierre, sont régulièrement mises en avant par les fascistes, pour la galerie. Ils voient par exemple en Bobby Sands un guerrier blanc, catholique, européen, et en Margaret Thatcher une incarnation de la Perfide Albion. A nos yeux au contraire, pour le dire en gros, Bobby Sands incarne le prolétariat international et Thatcher la bourgeoisie impérialiste.

Une autre raison qui pousse les fascistes à recycler cette imagerie, c’est leur anglophobie séculaire et leur haine invétérée des protestants, choses communes dans les familles de la vieille France privilégiée. Cet opportunisme fasciste fondamental fait que si les tentatives fascistes de récupération sont assez foisonnantes sur internet, elles sont tape-à-l’oeil et peu profondes. Car il y a un mur face à eux, qui est la réalité historique elle-même, et il y a aussi la présence idéologique de Libération Irlande.

Précisons donc nos conceptions : nous n’avons rien contre le peuple anglais, ni étatsunien d’ailleurs, nous respectons les sentiments religieux des fidèles protestants comme catholiques, des juifs comme des musulmans. Ce sont pour nous des évidences. De même, nous rejetons les idées impérialistes et barbares de guerre des civilisations, de guerre de religions ou de guerre des races. Notre républicanophilie vient du fait que nous voyons nos camarades d’Irlande comme des démocrates conséquents et-ou des francs-tireurs de la guerre de classe.

Si on en dressait un portrait-robot, on trouverait le type de l’internationaliste convaincu, pas celui du fasciste ‘identitaire de gauche’ comme le prétend l’équipe zombie. Qu’ils et elles soient d’Irlande, du Pays Basque, de Corse ou d’Occitanie, les camarades et amis que nous avons eu le bonheur de rencontrer et qui nous soutiennent nous ont montré un même visage, le visage des humanistes déterminés, des antifascistes honnêtes et intraitables.

Le fait que Libération Irlande, groupe antifasciste de petite taille, soit le seul groupe de l’état français à être reconnu par des républicains irlandais authentiques organisés est une indication claire qu’il ne s’agit pas d’une relation opportuniste mais d’une communauté de vues assez profonde. Les républicains irlandais authentiques ne sont pas des identitaires de gauche tendant inexorablement vers le fascisme, comme le croient peut-être les stratèges fascistes et comme le disent assurément leurs associés objectifs de l’équipe zombie.

Les déclarations antifascistes des organisations Republican Sinn Féin et 32 County Sovereignty Movement, qui n’ont pas été faites dans le vent, mais en réponse à un antagonisme réel avec les tendances fascistes dans leur société en crise aggravée, sont claires comme de l’eau de roche.

A ceux des lecteurs honnêtes qui fréquentent notre site parce qu’ils se sentent des atomes crochus avec les républicains irlandais authentiques, mais qui n’apprécient pas notre idéologie (personnes attirées par l’extrême-droite y compris), nous disons : faites votre opinion par vous-mêmes, confrontez les discours et la réalité, voyez où est le sérieux de l’engagement. La vérité est dans les faits, pas dans la bouche des usurpateurs ou des calomniateurs.

Nous sommes les témoins d’une période de décantation entre la révolution et la contre-révolution, entre l’authentique et la contrefaçon. Dans ce type de période, le meilleur côtoie le pire, mais les pôles se constituent malgré tout à travers l’observation, la critique, la proposition, et surtout l’engagement.

Non aux récupérations fascistes et aux venins complices, non à la capitulation social-démocrate.

Libération Irlande publie L’Histoire de l’IRA provisoire, par Liam O’Ruairc – 31 décembre 2011

Comme nous sommes un peu cachotiers, nous n’avons pas dit sur le net que nous avions publié sous forme de livre L’HISTOIRE DE L’IRA PROVISIOIRE par LIAM O’RUAIRC, qui figurait déjà sur notre site, en trois parties. Le livre a jolie allure, tout le monde le dit. Il fait 108 pages, est pourvu d’illustrations aussi pertinentes que jolies à regarder. Quant au contenu, les aficionados de Libération Irlande le connaissent déjà. Voici les endroits où vous pouvez le trouver :

- Le Point du Jour, 58, rue Gay-Lussac, Paris 5è.

-Le Tiers-Mythe, 21 rue Cujas, Paris 5è.

- La Brèche, 27, rue Taine, Paris 12è

- Parallèles, 47, rue St Honoré, Paris, 1er

-Teach Dáithí Ó Conaill, 223, Parnell Street, Dublin

Si vous connaissez un endroit où vendre le livre, nous sommes preneurs, envoyez-nous un mail à libirl arobase riseup.net.

Intervention d’un représentant de Libération Irlande à  la Journée internationale des prisonniers politiques, à Paris, le 17 avril 2012

La journée internationale des prisonniers politiques s’est tenue mardi dernier à Paris, à l’académie des arts et de la culture du Kurdistan. L’origine de ce 17 avril en tant que journée des prisonniers politiques est palestinienne. Ce jour, le 17 avril 2012, 1.200 prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim pour protester contre leurs conditions de détention.

Un représentant de Libération Irlande était invité à la tribune pour présenter le combat des républicains irlandais emprisonnés. Un hommage à Bobby Sands et à ses neuf camarades morts en grève de la faim en 1981, a été rendu. La dureté de ce combat jusqu’à la mort et sa résonance internationale ont été évoquées. Mais l’orateur a voulu parler du présent car le meilleur hommage qui puisse être rendu à Bobby Sands est de faire connaître et de soutenir le combat actuel des révolutionnaires emprisonnés dans le Nord-Est de l’Irlande occupé. Ces prisonniers républicains irlandais d’aujourd’hui mènent une lutte extrêmement dure dans la prison de Maghaberry pour que soit reconnu leur statut politique, c’est-à-dire qu’ils combattent exactement pour les mêmes raisons que les grévistes de la faim de 1980 et 1981. D’autre part, ils mènent leur combat de la même façon que leurs prédécesseurs des Blocs-H dans la première phase de leur révolte, par la grève de l’hygiène.

En outre, il a été souligné que leur mouvement de révolte dans les prisons était d’autant plus héroïque qu’isolé puisque le combat est mené contre l’oppression de l’Etat mais aussi en-dehors du mouvement “républicain” provisoire et sans son assentiment. Le représentant de Libération Irlande a affirmé que les républicains incarcérés aujourd’hui n’étaient pas les dissidents du républicanisme irlandais, comme les nomment l’Etat et ses laquais, mais au contraire ses continuateurs. L’orateur a alors lu la déclaration du bureau international de Republican Sinn Féin, rédigée pour l’occasion. Des applaudissements ont salué, à travers cette déclaration et à travers les frontières, tous les prisonniers de guerre républicains!

En accord avec le camarade ayant présenté la soirée, qui rappelait que la question des prisonniers politiques ne pouvait pas être dissociée de leur engagement politique et social, quelques remarques concernant l’Irlande d’aujourd’hui d’après le “processus de paix” ont été faites.

L’orateur a souligné l’importance historique de la résistance irlandaise, au moins depuis 1916, à laquelle les mouvements de libération ont toujours été attentif, ce qui est vrai en particulier du mouvement provisoire qui représentait autrefois le détachement politico-militaire le plus avancé des mouvements de libération nationale en Europe de l’ouest. “Et aujourd’hui le plus avancé en matière de capitulation”, a ajouté l’orateur.

Il a été expliqué en effet que dans les Six Comtés, tout avait changé pour que rien ne change : aucun des objectifs historiques du mouvement n’avaient été gagnés par les accords de Stormont en 1998, ni la souveraineté de l’Irlande, ni à plus forte raison le socialisme. Si les miradors et les patrouilles militaires visibles ont disparu, l’Etat britannique, le MI5 et les unités militaires qui font de l’espionnage undercover sont là pour rester. De même dans les prisons, les matons loyalistes qui s’acharnent sur les républicains n’ont jamais disparu. Les accords de Stormont en 1998, signés par Sinn Féin Provisoire (PSF), ont précisément aboli ce statut spécial dont jouissaient les prisonniers républicains auparavant. Le combat actuel des prisonniers montre qu’en un sens Bobby Sands est mort pour rien, et l’histoire a parcouru un cercle, “ou plutôt une spirale” a précisé le représentant de Libération Irlande.

L’orateur a poursuivi en soulignant que la domination de l’impérialisme britannique en Irlande s’était maintenue et même consolidée, puisqu’elle s’appuie dorénavant sur la nouvelle bourgeoisie catholique et ses représentants du parti Sinn Féin Provisoire qui ont trouvé une place au soleil dans le système de l’adversaire, qui se trouve en échange légitimé par cette participation. Cette fausse paix a été achetée. C’est pourquoi il est capital que les mouvement politiques qui souhaitent à l’exemple de PSF pactiser avec l’adversaire, comme c’est le cas au Pays Basque, soient au courant de ces faits.

Pour reprendre les mots de la camarade représentant les étudiants palestiniens (GUPS), les prisonniers crient, mais dans le silence. C’est pourquoi nous autres à l’extérieur devons être la voix des prisonniers, à qui on ferme la bouche, et ouvrir les oreilles du peuple, qu’on tient fermées.

Libération Irlande – Statement 17.04

The political prisoners’ international day was celebrated tuesday 17th of April in Paris, in the premises of the Academy of arts and culture of Kurdisan. This day of action for political prisoners’ comes from Palestine, and on this day, 17th of April 2012, 1.200 palestinian political prisoners have launched a hunger strike to protest against their conditions in Israeli jails.

One representative was invited at the tribune on behalf of Liberation Irlande, to speak about the irish republican prisoners’ ongoing struggle. A tribute to Bobby Sands and his nine comrades who died on hunger strike has been paid. The harshness of this battle to the death and its international echo have been reminded. But the speaker wanted to speak more specifically of the present times, because the best tribute that could be paid to Bobby Sands was to highlight and support the ongoing struggle of the revolutionaries jailed in the North-Eastern part of Occupied Ireland. These irish republican prisoners wage an extremely hard struggle in the Maghaberry jail to recover their political status, which means that they fight exactly for the same reasons as the hunger strikers of 1980-1981. Besides, they wage their struggle like the men in the H-Blocks during the first stage of their revolt, using dirty protest.

Moreover, the speaker stressed the fact that this revolt in the jails is as much heroïc as isolated, because the protest is directed not only against State oppression but also from outside of the provisional « republican » movement and without its consent. The representative of Libération Irlande said these jailed republicans didn’t dissent at all from irish republicanism – « dissident » being the word the State and its lakeys use to portray them – but continued it. The speaker went on reading a French translation of the statement by the international bureau of Republican Sinn Féin, written for this special purpose. A frank wave of applause did salute, trough this statement and through the frontiers, all the irish republican prisoners of war!

In accordance with the comrade who chaired the meeting and reminded everyone that the issue of the political prisoners couldn’t be separated from their political and social commitment, the speaker made some comments about the post-peace process Six Counties’ situation (in order to deal with some die-hard prejudices and to fight this heavy tradition of provo cheerleading we have in France)

The speaker stressed the historical significance of the Irish resistance, at least from 1916 on, to which the liberation movements have always paid great attention. The truth is that the provisional movement which once represented the most advanced section of the national liberation movements in western Europe, has now become the « most advanced in surrender » he added.

He went on explaining that in the Six occupied counties, everything had changed in order that nothing changes. None of the historical aims of the movement have been won through the Stormont agreement in 1998, neither Irish sovereignty, nor socialism of course. He explained that if the watchtowers and the visible military patrols had disappeared, the British State, MI5 and undercover spying units were there to stay. And that the same could be said regarding the british prison system, where the loyalist wardens who set the pack on the Republicans had never stopped their dirty work.

The Stormont Agreement of 1998, signed by Provisional Sinn Féin (PSF) have suppressed this special category status that once protected the republican prisoners. The ongoing struggle of the prisoners shows that in a way Bobby Sands died for nothing, history making a circle, « or rather a spiral », he said.

The speaker finally said that the british imperialist rule in Ireland was maintained and strengthened because it was now backed by the new Catholic bourgeoisie and its PSF representatives, who found for themselves a place in the sun in the enemy’s system, which in turn receives a new legitimacy thanks to their participation. This false peace has been purchased. This is why it is crucial that the political movements whishing to come to terms with the enemy, like in the Basque Country, be well aware of those facts.

To quote the comrade speaking on behalf of the Palestinian Students (GUPS), the prisoners scream, but in silence. That’s why we on the outside must become the voice of the prisoners, whose mouths they shut, and open the ears of the people, which they shut too.

Libération Irlande – Declaración con motivo del Día internacional de los prisioneros políticos – 17 de abril 2012

Libération Irlande – Declaración con motivo del Día internacional de los
prisioneros político – 17 de abril 2012

Una conferencia celebrada el día internacional de los presos políticos tuvo lugar el  martés a 17 de abril en Paris, en la Academia de las Artes y de la Cultura del Kurdistan. El origen de este día internacional es palestino. Ese día, el 17 de abril de 2012, 1.200 presos políticos palestinos empezaron una huelga de hambre para protestar contra sus condiciones de detención.

Un militante de Libération Irlande fue invitado a la tribuna para presentar la lucha de los republicanos irlandeses encarcelados. Un homenaje a Bobby Sands y a sus nueve camaradas que murieron en huelga de hambre en 1981 fue realizado. La fiereza de este combate a muerte y su resonancia internacional fueron ostensibles. Pero el orador quiso hablar del presente, porque el homenaje más apropiado que se puede rendir a Bobby Sands consiste en aclarar y apoyar la lucha presente de los revolucionarios encarcelados en el Norte-Este de la Irlanda ocupada.

Estos prisioneros republicanos irlandeses de hoy día protagonizan una lucha sumamente dura en la carcel de Maghaberry contra los abusos y para que sea reconocido su estatuto político, esto significa que luchan por las mismísimas razones que los huelgistas de hambre del 1980 y del 1981. Por otro lado, utilizan las mismas tácticas que sus predecesores en la primera fase de la revuelta de los H-Blocks: la huelga de la higiene (“dirty protest”).

Ademas, el orador señalo que la revuelta de los prisioneros era tanto heroica cuanto aislada, ya que el combate se desarolla contra la opresión del Estado y tambien fuera del movimiento “republicano” provisional y sin su consentimiento. El orador afirmó que los republicanos encarcelados de hoy día no eran en absoluto los “disidentes” del republicanismo irlandés, como los llaman el Estado y sus lacayos, sino sus continuadores. El representante de Libération Irlande leyó la declaracion de la oficina internacional de Republican Sinn Féin, escrita con motivo del día del prisionero. ¡Aplausos saludaron, a través de esta declaracion y a través de las fronteras, a los prisioneros de guerra republicanos!

De acuerdo con el compañero que presentó la charla, insistiendo en que la cuestión de los presos politicos no podía desligarse de su militancia política y social, ciertos hechos en torno a la situacion de los Seis Condados (“Irlanda del Norte”) fueron puestos de relieve por el representante de Libération Irlande.

El orador señalo la importancia histórica de la resistencia irlandesa, que los movimientos de liberación han siempre observado con máxima atención. Por ejemplo, el movimiento provisional que fue ayer el destacamiento politico-militar más avanzado de los movimientos de liberación nacional en Europa del Oeste, pero que “hoy se ha convertido en el más avanzado en el camino de la capitulación” a añadido.

A continuación el camarada explicó que, en los Seis Condados, todo había cambiado para que nada cambie : ninguno de los objetivos históricos del movimiento habían sido conseguidos por los acuerdos de Stormont en el 1998, ni la independencia, ni por supuesto el socialismo. Aunque las torres de observacion y las patrullas visibles han desaparecido, el Estado británico, el MI5 (servicios secretos) y las tropas secretas recorren el territorio. Asimismo, los carceleros lealistas quienes se ensañan con los republicanos nunca han desaparecido. En efecto, los acuerdos de Stormont en 1998, firmados por el  Provisional Sinn Féin (PSF) de Gerry Adams han abolido aquel estatuto especial que antes protegía a los presos republicanos.

Entonces, la lucha actual muestra que, de une cierto modo, Bobby Sands ha muerto para nada, y la Historia a recorrido un circulo, “o mejor dicho una espiral” ha dicho el representante de Libération Irlande. El orador ha machacado esa verdad : el dominio del imperialismo en Irlanda se mantuvo y se consolidó, puesto que se apoya ahora en la nueva burguesía católica y sus portavoces del partido PSF de G.Adams, que lograron una posición privilegiada dentro del sistema del enemigo, que así logra legitimarse por esta participacion. Aquella paz es falsa, ha sido comprada. En este sentido, es crucial que los movimientos políticos que quieren, a imagen y semejanza de PSF, pactar con el enemigo, como lo vemos en Euskal Herria, se enteren de aquellos hechos.

Para concluír, citamos las palabras de la camarada que representaba a los estudiantes palestinenses (GUPS) : “los prisioneros gritan, pero en el silencio. Entonces nosotros en el exterior tenemos que ser la voz de los presos, cuyas bocas estan cerradas, y abrir los oídos del pueblo, que logran tapar también.”


3 réponses à Présentation – Statements

  1. Je tiens à apporter mon appui à la cause des républicains irlandais qui, comme nous au Québec, ont été et sommes victimes de la royauté britannique. J’espère que des liens solides se tisseront entre nos luttes.
    Vive la république d’Irlande
    Vive la République du Québec.

    ps: Comme nombre de mes compatriotes, j’ai des racines irlandaises.

  2. Seán dit :

    Pathetic attack on Sinn Féin and the IRA on this website.

    The dissidents are a joke and are hated by the overwhelming majority of the Irish Population and Republicans alike. They have no strategy, no political support and are incapable of achieving anything.

    It’s also quite funny that you support RSF and the 32CSM, both of which reject socialism. The 32CSM have admitted they have no political leaning (an most of them haven’t a brain in their heads) while RSF have brought forward racist motions at their Ard Fheiseanna.

    You lot would be better off getting your own house in order in terms of Corsica, Brittany and the treatment of Muslims in France before shouting your mouths off about a situation you clealry have no understanding.

    Viva Sinn Féin
    Viva l’IRA
    Viva FLNC

    Fuck the dissidents.

  3. peadar dit :

    “qui se sent morveux, qu’il se mouche” Molière

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